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Danny Ainge veut rester patient malgré le départ mitigé des Celtics : attention à ne pas trop le chauffer quand même

Danny Ainge - Celtics

« Ah au fait, personne veut le contrat de Terry Rozier ? »

Source image : YouTube

Avec le début de saison compliqué des Boston Celtics, on y a tous pensé avec un léger sourire. Un bilan de 11 victoires pour 10 défaites alors que les C’s étaient présents parmi les favoris avant octobre, des joueurs à gros contrats et d’autres qui aspirent à une augmentation cet été : c’est quasiment une prophétie, Danny Ainge va bouger et quand il le fait, ce n’est généralement pas pour une petite opération. Pourtant, Danny l’assure : rien ne presse, on va attendre un peu. 

La nuit dernière, les Celtics se sont imposés 107-124 au Smoothie King Center de New Orleans. Mais vu leur bilan moyen, la véritable difficulté pour Boston cette saison, c’est d’enchaîner. Ça, et leur jeu offensif aussi dramatique qu’inefficace, bien sûr. Sans désigner de coupables, il existe plutôt un problème d’état d’esprit selon Brad Stevens, et une véritable défaillance collective. Pour une équipe qui a basé son succès de l’année dernière sur ces valeurs, c’est con. On pensait que les retours de Kyrie Irving et Gordon Hayward, ajoutés à la progression des jeunes comme Jayson Tatum ou Terry Rozier, allaient pouvoir dévoiler le potentiel des Celtics cette année. Beaucoup auraient parié leurs économies là-dessus : eh bien on espère que ce n’est pas votre cas. Un équilibre semble en train de s’écrouler, et il faut en reconstruire un nouveau. Et dans le genre rasage complet du terrain sans états d’âme pour mieux repartir, Danny Ainge n’est généralement pas le dernier : prêt à la première heure, masse à la main et casque de chantier sur la tête, louchant sur les meilleurs matériaux des voisins. Déjà que Danny nous sort des trades bien sentis quand personne ne s’y attend (quelqu’un a des news d’Isaiah Thomas ?), alors on osait à peine imaginer ce qu’il pouvait tramer à l’heure où les rumeurs d’échange se multipliaient. Pourtant, même avant la victoire de cette nuit, le GM de Boston temporisait, appelait au calme et à la patience dans des propos relayés par Michael Kaskey-Blomain de 247 Sports.

« Je suis là depuis bien longtemps et je ne suis pas impatient. Bien sûr, je connais les frustrations qu’ont ressenti nos joueurs ainsi que le hauts et les bas que nous avons traversé cette saison. Mais je pense que nous savons tous que nous devrions faire plus et mieux, que nous en sommes capables. […] Vous me connaissez. Je suis toujours ouvert à faire quelque chose. Mais ça ne signifie pas que je pense que nous sommes obligés de faire quelque chose tout de suite, et ce n’est pas si simple. La patience est plus souvent payante que la panique. Je sais que paniquer est une mauvaise façon de réagir, donc je continuerai d’être patient et de laisser nos joueurs trouver leur forme. »

Oui Danny, on te connait. Et on est un peu comme Jamel : c’est trop calme, on aime pas trop beaucoup ça, on préfère quand c’est un peu trop plus moins calme. Alors pourquoi une telle prudence de la part de Danny Ainge ? D’abord, c’est vrai, il est encore un peu tôt dans la saison pour envisager de chambouler tout un roster, d’autant plus que chaque poste a déjà sa dose de talent. Laisser du temps, voilà le projet qui semble se dessiner. Du temps à Hayward pour s’intégrer, à Jaylen Brown pour se sortir de cette période compliquée (11 points, 4 rebonds et 1,3 passes à 25,3 % de loin !) et du temps à Jayson Tatum pour passer la difficile étape de la confirmation. Mais Danny Ainge n’est pas seulement un papa poule, c’est aussi maître du business qui sait reconnaître les bons moments pour monter un deal. La piste Anthony Davis, qui a sali la raquette des C’s cette nuit avec 27 points et 16 rebonds, semble s’être éteinte, du moins pour cette saison. Surtout, pas de bol pour Danny, tout le monde est au taquet pour accrocher les Playoffs dans la Conférence Ouest. Sauf les Suns, faut pas déconner non plus. Mais sinon les quatre équipes juste au-dessus ne sont qu’à quelques victoires de la huitième place et se nomment le Jazz, les Rockets, les Pelicans et les Timberwolves  : autant dire que ça ne va pas durer, que les autres vont tout faire pour essayer de poursuivre leur bon départ et que personne n’a la tête aux affaires. Pas le top pour le business de Danny…

Pour l’instant, Danny Ainge reste compréhensif et accorde du temps à ses joueurs pour se réveiller avant faire chauffer la trade machine. On dirait un peu ce pote qui te promet de ne pas boire à 18h et se retrouve à danser sur le bar à 3h… Mais on le croit ! Amis joueurs des Celtics, il faudrait veiller à ne pas laisser filer trop de match, sous peine de voir le GM de Boston changer de discours : et quand il se met en mode trade, personne n’est à l’abri…

Sources texte : NBC Sports, 247Sports

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