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Jimmy Butler fait du bien aux Sixers : mode grosses baloches activé, la mayonnaise prend vite !

Jimmy Butler Sixers

Ca sent le mariage réussi là, un beau ménage à trois qui fonctionne.

Source Image : Trashtalk

Cette nuit, Jimmy Butler a de nouveau justifié son trade avec un énorme game-winner sur les visages ébahis des Nets. Depuis qu’il est arrivé aux Sixers, ces derniers ont un bilan de six victoires pour deux défaites. La sauce commence à bien prendre à Philadelphie, grâce à une nette évolution dans le jeu. Ça peut commencer gentiment à claquer des dents chez les contenders de l’Est. 

Il leur a fait sa spéciale. Dans un copié collé de son game winner contre les Hornets, Jimmy Butler a de nouveau prouvé qu’il était l’un des joueurs les plus clutchs de la ligue avec un énorme 3-points à 0,4 secondes du terme. Il y a un marchand de glace qui bosse dans ses veines en fait ? Buckets apporte ce dont les Sixers manquaient le plus, une paire de couilles énorme et de l’expérience pour les porter dans les moments chauds. On a pu le voir l’année dernière dans la série contre les Celtics, la jeune équipe de Philly a du mal dans les fins de matchs tendues. Mais c’est pour cela que la franchise a monté ce trade, quitte à chambouler un peu l’ordre établi. En regardant les matchs, on peut constater deux points sur lesquels ils ont néanmoins cruellement besoin d’amélioration. Premièrement, le secteur intérieur. Alors certes, cela peut sembler étonnant étant donné la saison de MVP qu’est en train de nous pondre Joel Embiid, mais cette équipe n’est vraiment pas fourni en viande dans la raquette. Derrière le Camerounais, il n’y a en fait que Mike Muscala et Amir Johnson. Si le premier apporte du scoring et du shoot en sortie de banc, son registre est loin d’être la mailloche. Pareil pour le second qui, accusant le poids des années, a de plus en plus de mal à contenir les intérieurs super athlétiques de la NBA.

Le poste 4 est notamment presque entièrement déserté depuis le départ de Dario Saric. Avec l’arrivée de Jimmy Butler, c’est Wilson Chandler qui démarre aux côtés de Jojo, mais il n’est pas un intérieur de métier et n’est sûrement pas encore au top de sa forme, après la blessure qui l’a tenu éloigné des terrains en début de saison. Dario Saric apportait beaucoup en défense, aux rebonds et dans le shoot extérieur. Son début de saison était aussi dégueulasse que sa moustache certes, mais il nous a prouvé par le passé qu’il pouvait filocher du parking sans problème. Car là est l’autre gros point faible des Sixers, le shoot extérieur. Si la franchise est cinquième de la Ligue aux nombre de 3 points tentés, elle est en revanche 18ème au pourcentage. En gros, ça envoie de la briquette à foison. Le jeu de l’équipe est basé sur des systèmes et un mouvement de balle permettant de libérer des shoots extérieurs, mais il manque malheureusement les snipers pour les mettre : J.J. Redick est cette année un peu en deçà de ses standards habituels, 35% de réussite à 3-points alors qu’il tourne à 41% en carrière. Joel Embiid en prend beaucoup (trop), plus de quatre tentatives par match à seulement 31% de réussite. Et Ben Simmons n’en a toujours pas tenté un seul, parfait pour le spacing donc et parfait pour les arceaux.

Ce point faible a le mérite de permettre à des joueurs du banc d’obtenir plus de temps de jeu. Le rookie Landry Shamet est ainsi la bonne surprise de ce début de saison. Il tourne à 40% à 3-points et son alignement avec J.J. Redick offre bien plus de liberté à Ben Simmons. Même chose pour Mike Muscala qui permet, en attirant son défenseur, à Joel Embiid de marcher sur les raquettes adverses encore plus tranquillement. T.J. McConnell est également en train de se relancer grâce à sa capacité à sanctionner de loin. En même temps pas besoin d’être un sniper de métier pour être meilleur que Markelle Fultz l’hypocondriaque dans ce domaine. En plus de rentrer ses tirs il reste le leader vocal de l’équipe sur le banc et sur le terrain. Sa présence est capitale, on l’a bien vu d’ailleurs contre Boston l’année dernière en Playoffs. Mais hormis ces joueurs, il n’y a plus grand monde sur le banc et la profondeur d’effectif des Sixers n’est pas du tout optimale. Hier soir contre les Nets, il n’y a par exemple que huit joueurs qui ont significativement joué, ce qui est très peu pour un match de saison régulière. Jojo est le joueur qui joue le plus de minutes en NBA et c’est une tendance risquée compte tenu de ses antécédents. Néanmoins Philadelphie possède un très bon noyau de joueurs, et il ne reste plus que quelques pièce à ajouter pour fignoler l’effectif. Un joueur comme Ilyasova serait l’idéal, accompagné d’un sniper de type Wayne Ellington ou Kyle Korver et les Sixers pourraient faire – vraiment – trembler toute la Ligue.

Ça préchauffe gentiment à Philadelphie. Même pas encore acclimaté, encore à l’heure du Minnesota, Jimmy Butler commence déjà à fermer des bouches. Joel Embiid prouve qu’il peut être MVP dès cette année et Ben Simmons a une marge énorme pour devenir encore meilleur. Faudra pas bégayer quand les Sixers commenceront à taper tout le monde en mode amour très fraternel. 

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