Sixers

Les Sixers sont intouchables à la maison : encore une victoire, la 20ème de suite sur deux saisons !

Joel Embiid
NBA League Pass

Est-ce qu’on peut taper les Sixers ? Oui. Mais à domicile ? Non. Le Wells Fargo Center est imprenable, la nouvelle victime se nomme New Orleans et c’est la tête la première dans le mur que les Pelicans se sont viandés.

Décidément, ça n’arrête pas. Dès qu’une équipe se ramène en Pennsylvanie et espère l’emporter, il faut qu’un copain sorte la performance de sa life pour que le public explose puis reparte avec une victoire bien méritée. Sur l’espace de deux petites saisons, l’invincibilité montée par Ben Simmons et ses boys a atteint un sacré level, puisqu’on est désormais sur la barre des 20 matchs sans s’incliner devant ses fans. La dernière fois que les Sixers ont perdu à domicile ? C’était la mi-mars dernier, il y a donc une éternité. Et depuis, aucune autre franchise NBA peut affirmer avoir un meilleur avantage du terrain. Bien évidemment, on ne parle ici que de saison régulière, puisque dans le cadre des Playoffs le revers contre Boston et un contre Miami avait fait son petit effet. Cependant, aujourd’hui, Ben Simmons et sa bande sont au top de leur forme, l’intégration de Jimmy Butler semble se dérouler à merveille, chacun trouve ses responsabilités dans l’effectif de Brett Brown, et ce malgré des histoires assez troublantes autour de Markelle Fultz et sa remise en forme au fil des mois. Il suffisait de le voir ce mercredi, avec les apports précieux de Landry Shamet et Wilson Chandler, pour comprendre à quel point chaque joueur a l’air de trouver son spot et donc sa façon de contribuer à la victoire de tous. Muscala, McConnell, Redick, tout le monde passe par le même protocole et on se retrouve aujourd’hui avec une équipe de Philadelphie très dynamique.

Au centre de toute cette attention médiatique ? Joel Embiid, évidemment, qui se frotte les mains chaque fois qu’il voit un nouvel intérieur se pointer chez lui. Si on devait caricaturer l’intérieur des Sixers, on sortirait probablement le coup du chien et du marchand de glace dans chaque quartier des States. Qu’il vente, qu’il neige ou qu’il fasse une chaleur caniculaire, Embiid devient tout fou dès qu’il voit un grand intérieur se ramener dans sa casa. Du coup, forcément, un Anthony Davis dans le camp adverse ça motive, et Joel a tenu à profiter de sa matchup pour réduire l’écart dans la course à l’intérieur le plus dominant de la planète basket. Très tôt dans le match, le pivot prend ses marques et met sa franchise sur son dos, suivez-moi on va aller bien loin. En face ? Davis est à côté de ses pompes, malgré une contribution qui est globalement… historique. Mais s’il rejoint des gros clients du jeu avec ce qu’il fait, un 5 by 5 (12 points, 16 rebonds, 6 passes, 5 contres, 5 interceptions, 6 balles perdues), Davis a manqué de discipline, de dureté, par rapport à sa finesse habituelle, même sur le tout dernier lancer de la rencontre qui ricoche sur l’arceau sans remord. Heureusement, ça passe pour lui la majeure partie du temps donc on l’accepte avec le sourire, mais ce mercredi face à la puissance physique de Joel, impossible. Embiid était à 20 pions à la pause, il montera jusqu’à 31 points avec ses 19 rebonds de mammouth et du trashtalking habituel. Plus on avance, plus la fameuse phrase de Jojo a du sens : il veut être le meilleur intérieur de la Ligue puis le meilleur joueur, beh c’est assez bien parti on va pas se mentir.

Hassan Whiteside, Andre Drummond, maintenant Anthony Davis, qui l’arrête vraiment en fait en NBA ? Et quel grand ne peut-il pas défendre ? Attention, il va falloir bientôt penser à changer quelques règles pour équilibrer les forces au sein de la Ligue…

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