Sixers

Joel Embiid s’est encore offert un intérieur au dîner : 35 points et 18 rebonds sur le Heat de Whiteside

Joel Embiid
Source image : NBA League Pass

Après avoir mis pas mal d’intérieurs dans la sauce sur ce début de saison, Joel Embiid et ses Sixers se déplaçaient à Miami pour un match très attendu contre le Heat : le pivot camerounais a mangé la raquette d’Erik Spoelstra.

C’est que ça commence à devenir violent pour pas mal de monde, mine de rien. On a vu du gros baobab se faire dresser par Embiid en un petit mois de compétition, il semblerait que personne n’est vraiment à l’abris quand on voit le carnage réalisé par Joel soir après soir en NBA. Enfin, soir après soir, disons que tout n’est pas rose pour le Process et il n’y a pas de mixtapes à volonté au buffet. Il suffit de prendre la défaite à Memphis ou celle à Brooklyn, récemment, pour se rappeler qu’Embiid est humain. Qu’il a encore une bonne marge de progression, et qu’il devrait continuer à évoluer dans la bonne direction. Mais après avoir justement perdu face aux Grizzlies, le pivot de Philly devait se reprendre avec ses coéquipiers. Mieux, les hommes de Brett Brown devaient montrer tout leur enthousiasme suite aux grandes nouvelles de ce weekend, sans exposer de faiblesses. Le rendez-vous idéal ? Un match en Floride, sans Dario Saric ni Robert Covington évidemment, et pas de Jimmy Butler non plus. Ce genre de test qui va titiller vos capacités collectives, en demandant aux stars de faire le job. Et si Markelle Fultz a été affreux aux lancers francs en envoyant de nouvelles perles visuelles, et si Ben Simmons a été agressif dans ses choix offensifs tout en assurant en défense, et si J.J Redick a planté un wagon de shoots dont certains sans chaussure au pied tellement c’était easy pour lui, et si Furkan Korkmaz et Mike Muscala ont montré qu’ils pouvaient obtenir davantage de responsabilités, c’est bien Embiid qui est reparti avec le cadavre du Heat sur le dos.

Dès le début de match, Hassan Whiteside tenait bien le regard avec son confrère de la Conférence Est. Concentré ces derniers temps et permettant à Miami de réaliser quelques belles performances, le pivot de Spoelstra imposait ses longues lianes en attaque et gérait ses fautes autant que possible, en donnant le relais à Kelly Olynyk et Bam Adebayo. Mais pour un gars aussi chaud qu’Embiid en ce moment ? Ce genre de trio est plus ou moins l’équivalent d’un salade – tomates – oignons, avec boisson. Des lancers provoqués à la pelle, un corps trop imposant à tenir au poste, du shoot à distance, les célébrations qui vont avec, Joel était comme on aime Joel cette nuit. C’est-à-dire ? Borderline indéfendable, capable de bien aider en défense, véritable casse-tête pour les arbitres comme pour le staff du Heat, et terminant la soirée en tant que clair meilleur joueur sur le parquet. Le run de la seconde période, bien géré par les Sixers, permettait à la franchise de Pennsylvanie de remplir sa mission mentionnée initialement. Deux joueurs du cinq majeur en moins, un déplacement dans une arène hostile, démerdons-nous pour gagner et montrer à notre nouveau copain qu’ici on est pas venus pour traîner des godasses. T’es là, t’es pas là, on va jouer comme de vrais soldats. C’est donc une sérieuse victoire que Philly est allé chercher du côté de Sud-Plage, en attendant confirmation dans les jours à venir, avec un nouvel ailier All-Star dans le cinq.

Ah, et Joel au fait ? Boarf, juste 35 points et 18 rebonds, en mettant Olynyl et Whiteside dans la merde avec leurs fautes, et en portant son équipe jusqu’à la victoire. Il parle, il irrite, mais alors qu’est-ce qu’il est dominant et spectaculaire quand il le veut ce bon Embiid…

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