Blazers

Les Celtics craquent face à la clutchitude d’Aminu : phrase bizarre, défaite à Portland, road-trip cauchemardesque

Aminu

« Quand je suis content, je vomis ».

Source image : NBA League Pass

Grosse affiche cette nuit entre deux gros calibres des deux conférences, les Blazers recevaient les Celtics qui venaient clôturer un road-trip de cinq rencontres avant de rentrer au bercail dans l’espoir de finir sur une bonne note. Trop maladroits, les bonhommes en vert ont été crucifiés dans le money time par un héros inattendu : Al-Farouq Aminu.

Le voyage des Boston Celtics sera donc un échec cuisant puisque les hommes de Brad Stevens se sont inclinés à Indianapolis, Denver, Salt Lake City et à Portland, ne ramenant qu’une victoire à l’arrachée de Phoenix. Un succès chez les Blazers aurait été une belle performance tant les coéquipiers de Damian Lillard se présentent encore une fois comme un groupe solide et performant en ce début de saison, mais dans un Moda Center survolté, les C’s ont passé la soirée à courir après le score. Cueillis d’entrée de jeu par un Dame en mode gestionnaire et un Jusuf Nurkic survolté, les coéquipiers de Kyrie Irving étaient en grande galère et rentraient aux vestiaires avec 17 points de retard. Heureusement pour eux, la pause a été plus longue que prévue grâce à l’intervention de Gégé de la régie, escabeau sous le bras, qui a dû bricoler un panier apparemment défectueux. Les prouesses du sauveur furent telles que Uncle Drew et compagnie commençaient à grappiller des points dans le sillage d’un Jayson Tatum ultra efficace : 27 points et 8 rebonds, à 50% au tir. Mais il a toujours été compliqué de gagner dans l’Oregon et si Portland a été habitué à voir son meneur de jeu régler sa montre dans les moments chauds, c’est bien Al-Farouq Aminu qui s’est approprié ce moment de gloire en plantant deux banderilles du parking bien salaces. « I got it « .

Si la victoire a été verrouillée par le héros du soir, elle a été dessinée par un duo Lillard-Nurkic absolument impeccable et qui a vraiment fait mal aux Celtics. Le meneur finit avec 19 points et 12 passes, le pivot avec 18 points et 17 rebonds, pourtant opposés à la défense de Boston qui avait été tellement performante la saison passée. Mais pendant que les Blazers continuent à impressionner et à huiler leur collectif, ainsi que leur banc ô combien efficace, les C’s eux prouvent définitivement que la machine a du mal à se lancer. Revenir à la maison avec quatre défaites n’a rien d’anodin et Boston ne doit ses victoires qu’à des performances isolées de son sophomore ou de son meneur qui se met en mode MVP à peu près une fois sur deux. Sinon, on sent que le collectif a du mal à retrouver ce qui faisait sa force la saison passée : sa cohésion. Les rôles ne semblent pas aussi clairs et il y a évidemment un problème d’adresse mais on a peut-être été trop exigeants avec Brad Stevens qui doit gérer un groupe qui a enregistré le retour de blessure de deux stars, dont une qui devrait mettre beaucoup de temps pour retrouver le niveau qui était le sien dans l’Utah. Le retour devant le public devrait faire du bien, pendant que Portland n’en finit plus d’entamer sa course vers les sommets de la Conférence Ouest, en enregistrant sa dixième victoire de la saison. Le groupe est complet et tourne bien, il faut désormais maintenir ce niveau toute la saison et continuer d’aller accrocher des grosses écuries et ça tombe bien, les Blazers se déplacent chez le King. Mais avec un Aminu aussi clutch, rien ne peut leur arriver.

Même sans un Damian Lillard focus sur le scoring, Portland a prouvé qu’il pouvait taper un gros de la Ligue avec l’ensemble de son collectif et c’est Boston qui en a fait les frais. Les Celtics doivent avoir hâte de retourner chez eux pour pleurer un peu avant de se reprendre contre les Bulls. Home sweet home

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