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La démo de Giannis Antetokounmpo sur les Kings : triple-double et posters à gogo pour le Freak

Giannis Antetokounmpo

Un double-grec stp chef.

Source image : NBA League pass

Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de regarder les Bucks et Giannis Antetokounmpo jouer tôt en Europe. Ce dimanche, le Freak s’est occupé de Sacramento, et avec la manière s’il-vous-plaît.

Imposez-lui une défaite, et vous aurez probablement droit à une réaction d’ego dans la foulée. C’est, quelque part, ce que font les meilleurs leaders. Et Giannis bosse sur son leadership depuis des années, voulant rejoindre les LeBron et compagnie dans la stratosphère du basket mondial. Le monstre du Wisconsin avait forcément des comptes à régler, non pas avec les Kings d’un point de vue personnel mais avec les observateurs de la Ligue. En déplacement à Boston lors du dernier match joué par les Bucks, le All-Star avait dû rendre les armes au finish et les Celtics s’étaient permis de rappeler qu’ils étaient encore et toujours la référence de la Conférence Est. Alors forcément, quand vous provoquez la première défaite de Milwaukee cette saison, vous allez avoir droit à un retour de flamme le surlendemain. Ce que les Kings ont pris en pleine gueule, assez logiquement, eux qui étaient sur une belle petite série de victoires mais se jetaient dans un sacré piège. En effet, sur une dynamique offensive qui a été pas mal mise en avant sur ce début de saison (en gros, vous en mettez 115, on en mettra 130), les poulains de Dave Joerger butaient malheureusement sur une toute nouvelle attaque, celle de Mike Budenholzer. Shoots ouverts dans tous les coins, pénétrations agressives, partage efficace de la balle et tempo augmenté, à son propre jeu Sacramento s’est fait avoir et c’est donc un carnage offensif qui a été opéré par Eric Bledsoe et compagnie. Quand t’as 72 points à la pause, généralement, c’est que t’es bien parti pour repartir avec la victoire.

Et en ayant 20 points d’avance, qui plus est, il ne fallait qu’ajouter la manière pour les Bucks. Tout le monde contribuait à la victoire du soir, mais un homme était davantage applaudi pour ses exploits physiques comme techniques. Giannis, le Freak, la merveille d’Athènes, le demi-dieu du Wisconsin. Inarrêtable ? Oui, Willie Cauley-Stein peut l’affirmer aujourd’hui. Et surtout Kosta Koufos, qui s’est pris un poster monstrueux par son frère du même pays, de quoi faire culpabiliser un Antetokounmpo fier de sa nation. Il en rigolait forcément, après la victoire, conscient que les deux hommes se recroiseraient au bled un de ces quatre. Giannis connaît la mère de Kosta, ses proches, son cercle intime. Ce n’est donc pas facile de mettre une claque à un tel frère, mais comme le Freak l’a dit, faut faire ce qui doit être fait. Et lorsqu’il s’agit d’attaquer le panier pour aller chercher deux points, une faute, deux lancers, une passe pour un tir ouvert et une place dans un Top 10, personne n’arrête la bête. En trois petits quart-temps, Antetokounmpo a validé son triple-double et pu regarder la fin de rencontre sur son banc, les tentacules posées sur ses cuisses. Une soirée de plus au boulot, une nuit de plus à nous émerveiller, lui qui ne soufflera que ses… 24 bougies dans un mois. Flippant.

26 points; 15 rebonds, 11 passes et 1 grec complet sauce Koufos, fallait pas énerver Giannis avec une première défaite cette saison. Merci aux Kings d’avoir joué le sale rôle.

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