Suns

Josh Jackson était dans les gradins lors du « Malice at the Palace » : l’ailier raconte sa version du fight du siècle

Josh Jackson

Sous ses airs de gendre parfait se cache un petit ultra.

SOURCE IMAGE : YOUTUBE

C’est une info insolite qui nous vient de Phoenix où Josh Jackson, l’ailier des Suns a raconté aux médias qu’il était présent au Palace d’Auburn Hills lors de la bagarre face à Indiana en novembre 2004. Un souvenir collector.

Pour les plus jeunes d’entre nous qui n’ont connu qu’une NBA polissée, dans laquelle un joueur peut prendre quatre matchs de suspension pour un coup de poing, sachez que tout n’a pas toujours été si calme. La soirée la plus désastreuse de l’histoire de la Ligue s’est déroulée le 19 novembre 2004 à Detroit. On vous dresse le décor : les Pistons de Detroit, champions en titre, reçoivent les Pacers dans leur salle de l’époque, le Palace d’Auburn Hills. La rencontre se passe et Indiana est largement devant à la fin du quatrième quart. Avec une cinquantaine de seconde au chrono, on se dit que c’est plié et que tout le monde allait pouvoir rentrer chez lui tranquillement. C’est mal connaître les mèches courtes de l’époque au sein des deux équipes : entre Rasheed et Ben Wallace à Detroit et Ron Artest (aujourd’hui Metta World Peace) et Jermaine O’Neal côté Indiana, il y avait du joli bœuf ce soir là dans le Michigan. L’ami des Panda fait une faute musclée sur Big Ben qui monte au double-pas et la réaction de Wallace ne se fait pas attendre, gros coup de pression à deux mains sur le Pacer : boom, le plus gros bordel de l’histoire de la NBA est lancé. Qui de mieux que Josh Jackson, l’ailier de Phoenix, présent au Palace à l’époque pour raconter ce qui a suivi ? Le numéro 20 a donné sa version des faits à Marc Spears de The Undefeated.

« J’y étais. J’avais 8 ans. J’étais assis vers le milieu du terrain, à une vingtaine de rangs au-dessus. Je me souviens avoir vu tellement de gens se battre de tous les côtés. Je me rappelle de Jermaine O’Neal frappé avec une chaise. C’était un de mes souvenirs les plus marquants. Je me souviens de Ron Artest allongé sur la table de marque se faisant jeter une boisson dessus par quelqu’un. Je regardais autour de moi et tout le monde jetait des trucs sur le terrain. Je ne vais pas mentir. J’ai jeté une bouteille d’eau. Pourquoi ? C’est mon équipe. Je suis un fan des Pistons. Quoi ? Les Pacers sont venus ici mettre des pancartes à mes joueurs préférés. Je ne pouvais pas laisser passer ça. Mais ce n’est pas important. Je ne savais pas quoi penser ou quoi faire. Mes parents me protégeaient en se tenant devant moi. Il n’y a rien qu’on pouvait vraiment faire. Je n’avais pas peur. Je n’avais pas l’impression que quelqu’un allait m’attaquer. »

On apprend donc que Jackson, quatrième choix de la Draft 2017 a lui même jeté une bouteille, comme la grande majorité des fans présents sur place, à l’équipe d’Indiana. Outre le fait qu’une sanction aurait pu être attendue à l’encontre du perturbateur s’il n’y avait pas prescription, on apprend également que JJ est un fan des Pistons (on comprend mieux la coupe de veuch’ de l’an dernier). Il est toujours fun de pouvoir découvrir des anecdotes comme celle-ci, surtout quand elles concernent des événements aussi majeurs de l’histoire de la Grande Ligue. Peut-être que d’ici une dizaine d’années, on aura même le droit à un rookie nous racontant qu’il a reçu le protège-dent de Steph’ Curry en pleine poire en 2016. Puisqu’on est bon prince et que c’est toujours bon de revoir du barfight en replay (même si là c’est chaud), on vous glisse la vidéo de la bagarre du siècle ci-dessous.

Ce qui est certainement la pire soirée dans l’histoire de la Ligue aura donné naissance à des suspensions pharaoniques puisque ce sont neuf joueurs qui ont  été suspendus pour un total de 146 matchs (86 matchs pour Artest, 30 pour Stephen Jackson et 15 pour Jermaine O’Neal) ainsi qu’à une perte de salaires d’environ 11 millions de dollars.

Source texte : The Undefeated

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top