Raptors

Match orgasmique : les Raptors se payent les Celtics (113-101) grâce à un énorme Kawhi Leonard !

Plutôt rapide cette adaptation chez les Raptors.

Source image : NBA League Pass

La NBA vient à peine de reprendre qu’elle nous offre déjà des affiches alléchantes. Au programme de la nuit dernière, on pouvait se frotter les mains devant une opposition entre les Boston Celtics et les Toronto Raptors, deux équipes destinées à squatter le podium de la Conférence Est. Dans ce choc, on avait hâte d’observer les deux formations au style similaire et aux grandes ambitions dans une Scotiabank Arena encore une fois survoltée. Peu dire si on a été rassasiés.

Les deux concurrents avaient tous deux bien entamé leur saison et se retrouvaient très tôt dans la campagne pour entamer un pugilat qui se va se disputer en quatre rencontres tout au long de l’année (peut-être en onze avec les Playoffs). Le premier règlement de comptes se déroule en Ontario, dans une salle qui a l’air d’avoir déjà oublié le départ de l’enfant chéri DeMar et qui s’apprêtait à encourager un nouveau starting five pour ce deuxième match. Nick Nurse décidait ainsi de titulariser Pascal Siakam au poste d’ailier-fort et d’installer Serge Ibaka au poste de pivot, une décision qui a du sens face à des Celtics qui proposent une paire d’intérieurs rapide et plutôt légère. On s’attendait à assister à un match tourné vers l’offensive et la circulation du ballon, et c’est tout l’inverse qui s’est produit puisqu’on a assisté à un premier quart-temps très cadenassé. Aucune des deux équipes ne voulait lâcher le lard et les Canadiens sont retournés sur le banc après les douze premières minutes avec seulement 18 petits points au compteur. Le deuxième quart-temps voyait le jeu se décanter dans le sillage d’un Serge Ibaka rayonnant. Air Congo s’est montré très à l’aise, que ce soit sur les phases offensives ou défensives, et finit avec 21 points et 6 rebonds à 71%. La première moitié du match était close par un énorme buzzer beater de Fred Vanvleet et on avait hâte que les joueurs reviennent du vestiaire.

Le retour des citrons transforme les deux équipes et c’est un tout nouveau match qui commence, illustré par un Kawhi Leonard qui se met à faire chauffer les filets. Tout le monde décide de l’imiter et ça se met à dégainer de partout, on assiste alors à quelques tours de magie grâce à Kyrie Irving ou Jayson Tatum, mais c’est surtout le nouveau chouchou de Toronto qui se fait remarquer. A peine débarqué dans sa nouvelle franchise, Kawaï Smile s’affirme déjà comme le patron que ce soit en défense ou sur les phases offensives en cumulant 31 points et 10 rebonds, à 40% au tir. En deux rencontres, l’ancien des Spurs a rappelé qu’il était un des meilleurs (le meilleur ?) two-way players de la Ligue et on a tendance à oublier que le gars sort d’une saison quasi-blanche… et oui. Le public de la Scotiabank Arena ne s’y trompe pas et encense son nouveau protégé à coups de « MVP ! MVP !« , sans toutefois réussir à lui faire esquisser un sourire (faut pas abuser). Les Celtics et les Raptors se rendent coup sur coup et sont au coude à coude avant que la bande à Kyle Lowry se mette à prendre complètement feu dans le sillage de Danny Green, Leonard, Ibaka et Calorie qui font la totale aux bonhommes en vert. Le quatrième quart-temps est un modèle d’application et de maîtrise, illustré par cette action qui nous a tous fait péter un câble devant notre télévision. Dans le money time, Jayson Tatum fonce pour caler un petit lay up au calme et on assiste soudain à un double chase-down block des deux anciens de San Antonio, Green et Leonard. La performance des Raptors ? All around. La conquête du trône est officiellement lancée, le message est bien passé à Toronto.

Le premier gros choc de la Conférence Est (sans compter l’opening night) aura tenu toutes ses promesses et on en est désormais convaincus : la chasse au podium à l’Est va nous régaler. Les Toronto Raptors pleuraient encore le départ de DeMar DeRozan il y a deux semaines, mais Kawhi Leonard a sorti les kleenex et a annoncé la couleur : il faudra faire avec son équipe cette saison. On laisse le dernier mot à Brad Stevens : « c’est le meilleur basket qu’on puisse avoir un 19 octobre« . Vivement le mois d’avril alors !

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