L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S02 Épisode 19 : on a réfléchi pour Kevin Durant, c’est pas possible de faire pire

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Plus on se rapproche de la fin de saison, plus les patients du Psy semblent à deux doigts de craquer. C’est le moment de redoubler de vigilance.

Du Kevin Durant et du DeMarcus Cousins en pagaille cette semaine au cabinet. Car si sur le terrain la posteason se prépare, le Psy aussi va passer en mode Playoffs et est chaud pour recevoir ceux qui ne seront pas en short au printemps.

Place Patient Le compte-rendu de la visite

10°

  Terry Stotts Terry Stotts Il existe sur Terre des personnes pour qui la guigne sera toujours présente, ce genre de mecs qui pourrait glisser sur une peau de banane en haut d’un pont ou faire tomber ses clefs tous les jours dans une bouche d’égout. Terry Stotts fait partie de ces gens. C’est d’ailleurs la ville entière de Portland qui porte la poisse. Depuis l’élément déclencheur Sam Bowie, la franchise de l’Oregon multiplie les désillusions (Greg Oden, Brandoy Roy) et cette année encore les blessures vont venir mettre un terme prématuré à la saison de Damian, LaMarcus and co. Wesley Matthews déjà out et ayant emmené avec lui une grande partie de la force de frappe des Blazés, c’est maintenant Dorell Wright qui se flingue la main. En plus de « LMA » aka le cyborg, ce dernier jouant cette saison avec à peu près neuf doigts en moins histoire de se faire bien voir avant de signer un gros chèquosse cet été. Grosse crise de nerfs donc pour Terry qui a bien compris que cette année encore il pourra passer la fête des mères dans la maison familiale, quand d’autres s’écharpent encore sur les parquets NBA. Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles blessures aventures ?

Jason Smith   Jason Smith La fusion entre Cole Alridch et Travis Wear a encore frappé, démontrant une nouvelle fois sa thug attitude et son sens de la punchline. Au cœur d’une saison marquée aussi bien par le parcours sans-faute des Knicks que par la production journalière du « Jean Dupont ricain », ce dernier avait annoncé la couleur mercredi soir avant le « merdico » face aux Nets. « Notre saison est foutue ? Et bah on va foutre en l’air la leur… » Premièrement Jazoune, quand on présente un bilan de 0-70 ou presque, on évite ce genre de sorties. Deuxièmement, on t’entend beaucoup moins depuis la défaite (ô la surprise). Peut-être est-ce le dernier système du match dessiné par Derek Poissonnier qui t’es resté en travers de la gorge ? Bref, passons. Tu me copieras cent fois qu’on ne fait pas de trashtalking quand on est une buse. Et puis non tiens, va plutôt faire des lay-ups, ça servira un peu plus.

  Lance StephensonLance Stephenson Lance a donc officialisé cette semaine son nouveau blaze. Bye bye « Lancelot », place à « PIM », autrement dit le MIP inversé… Passé de révélation à déception voire carrément gros bide (rien à voir ici avec Raymond Felton), le souffleur le plus connu de la Ligue pourrait même pousser le bouchon encore plus loin puisque malgré des ambitions revues à la hausse, sa franchise pourrait tout simplement réussir l’exploit de rater le wagon des Playoffs à l’Est, pourtant pas le plus compliqué à choper. Du coup, on se demande bien de quoi l’avenir de Lance sera fait et si, oui ou non, les Hornets oseront continuer à faire confiance à ce loup venu mettre la bergerie à sac. Et surtout on commence ici à s’inquiéter terriblement de ne pas voir Lance plus que ça, lui qui avait squatté la clinique pratiquement chaque semaine la saison dernière… En espérant tout simplement qu’il ne nous prépare pas un coup fourré. En même temps pour un « PIM »…

Evan Turner  Evan Turner Plusieurs dangers guettent cette semaine Evan Turner et son entourage. Tout d’abord la fameuse « alerte boulard », que le Psy s’est donc évertué à stopper avant même qu’elle n’apparaisse. Car avec 3 triple-doubles en un mois, il est évident qu’il est facile de se prendre pour un autre. Russell Westbrook du pauvre à Boston, Evan doit donc se souvenir avant tout de la deuxième partie de la phrase et surtout continuer à taffer sans se prendre pour un autre. Alerte également pour les franchises susceptibles de lui proposer quelque chose dans un an, n’oubliez pas qu’Evan Turnover est avant tout ce genre de gars qui fout une franchise en l’air de par sa simple présence. Et si la magie opère encore à Boston, les fans des C’s pourraient malheureusement découvrir bientôt la supercherie. Le Psy ne voudrait pas faire l’oiseau de mauvaise augure mais ça sent bien fort la neuvième place pour les Celtics. Une neuvième place qu’ils valideront évidemment au dernier soir de la saison, sur un shoot raté au buzzer d’Evan. Loser un jour, loser toujours.

  Kelly Olynik Kelly Olynyk Encore un que le Psy a dû recadrer ce matin du côté de Boston. Déjà choqué à plusieurs reprises par la dégaine du Bjorn Borg du Massachusetts, il a recraché ses Miel Pops hier lorsqu’il a aperçu Kelly l’œil boursouflé, étonné qu’il fût de réaliser que la re-sta des C’s pouvait donc être encore plus moche qu’il ne l’était déjà. Et puisque le Psy a préféré y voir une tentative du chevelu pour se rendre intéressant, ce dernier a tenu à signifier à Kelly que ce n’était assurément pas la bonne technique à adopter. Les cheveux longs et le bandeau à peine digérés par les blogueuses mode, il est bien sûr encore trop tôt pour infliger un attentat visuel aussi intense à nos petits yeux mi-clos du matin. La sentence est tombée, à la prochaine incartade, le Psy obligera le hippie à porter une cagoule pour ne pas faire peur aux enfants du TD Garden, ces derniers étant déjà obligés de subir les choix offensifs douteux d’Evan Turner. Du positif dans tout ça ? La création d’une carte de fidélité spéciale Celtics. Au dixième patient, une pizza offerte à Jared Sullinger.

  Boris Diaw   Boris Diaw N’oublions pas que le Psy est avant tout un Français de souche et c’est pour cette raison qu’il a convoqué d’urgence Boris Babacar Diaw au cabinet. Non pas pour une quelconque thérapie mais uniquement pour lui demander de lever un peu le pied. En effet, la forme actuelle de Babac (il tourne à 14 points de moyenne depuis 5 matches) a peut-être tout pour plaire à Gregg Popovich mais il ne faudrait pas non plus oublier que l’échéance la plus importante de l’année pour Boris se trouve en septembre, quand on lui demandera d’aller botter l’arrière-train des frères Gasol à Lille. Et si Pop peut également compter dans son roster sur une multitude d’atouts, Boris sera tout simplement notre chef de file à la rentrée, d’où la nécessité absolue de le reposer un peu et d’envoyer le Baynes Monster chercher des minutes supplémentaires et le back-to-back avec les Texans. Bon on vous avoue, ce ne sera pas facile de convaincre Pop, le coach des Spurs ayant déjà annoncé au Psy être capable de couper un doigt à Boris si ce dernier continuait son lobbying patriotique. On aura essayé.

Glen Davis     Glen Davis Après élargissement des portes d’entrée et achat d’un nouveau divan quatre places, le Psy a pu recevoir Glen Davis pour lui mettre une brasse légendaire. En effet, notre chef de clinique n’a que très peu goûté au cinoche fait par la bête des Clippers face à Portland. Le souci étant surtout que ce genre de comportement a tendance à se répéter ces derniers temps. Est-ce la nouvelle relation qu’il vit avec Chris Paul qui l’oblige à faire les mêmes choix que son coéquipier ? Toujours est-il que si ça passe encore de temps en temps avec « CiPiFruit », les kilos superflus de Big Baby le trahissent évidemment et l’on voit bien que c’est uniquement un très mauvais talent d’acteur qui le pousse à tomber si souvent en ce moment. Car on est bien d’accord, le jour où vous verrez de vos yeux un mec de 150 kilos exploser au premier contact vous viendrez m’en parler hein… Grosse fessée donc pour Glen qui a plutôt intérêt à calmer son petit jeu s’il ne veut pas revenir bientôt prendre le deuxième effet Kiss-Cool au cabinet.

Paul George   Paul George Le pauvre Paulo est venu se confier au Psy car il a l’impression, et à juste titre, d’avoir été pris pour un jambon. Toutes ces semaines passées à accélérer le rythme de sa rééducation pour pouvoir être prêt pour les Playoffs, toutes ces concessions… Sauf que là où le front office des Pacers n’a pas été réglo, c’est que Paul George n’était malheureusement pas au courant que si par miracle il arrivait prêt pour la postseason, ce serait pour la mater à la télé chez Larry Bird… Une ligne du contrat écrite en tout petit que PG13 n’avait pas lu et le pauvre le regrette de plus en plus. Un manque de franchise très mal perçu de sa part et qui aurait pu mettre à mal la relation entre le franchise player et son président si le Psy n’était pas intervenu. Comme quoi on sert à quelque chose dans cette clinique non de non.

DeMarcus Cousins DeMarcus Cousins Difficile de faire pire que la situation actuelle de DeMarcus Cousins (même si l’on verra juste après que tout est possible). Première chose, DMC ne comprend pas qu’après une saison aboutie individuellement il ne soit toujours pas considéré comme le meilleur pivot de la Ligue, parfois devancé dans les rankings par des mecs comme Marc Gasol ou même DeAndre Jordan selon Doc Rivers. Un manque de reconnaissance qui commence à gonfler sévèrement le pivot des Kings. Les Kings parlons-en, puisque pour tenter de calmer sa star, la franchise vient de lui offrir un nouveau meilleur ami en la personne de Sim Bhullar, qui l’aidera également à travailler ses fondamentaux en défense. Pas sûr que tout ça soit du goût de DeMarcus, qui commence à apprécier de moins en moins le cirque ambiant à Sacto. Obligé de tout faire sur le terrain, voilà qu’on lui met dans les pattes un Mimi-Siku 2.0, en un peu plus costaud quand même. Décidément, le troll est un sport national cette année en Californie…

Kevin Durant Kevin Durant On tient notre poissard puissance 1000. Puissance MVP de la poisse même. Déjà obligé de vivre une saison à 27 matches et contraint de voir Russell Westbrook exploser au point de remettre en cause sa place de franchise player (alors qu’il est MVP bon sang de bonsoir !), Kevinou voit son Thunder être à deux doigts de sauter en route du wagon pour les Playoffs… Alors même si cette dernière supposition n’aura sans doute pas lieu, le Thunder n’est tout de même pas à l’abri et ce genre de déconvenue viendrait donc mettre un terme à la saison pétée de Kevin. Pas sûr du coup qu’il aura le goût de partir en vacances, lui qui voulait éventuellement en profiter pour prospecter du côté de la Capitale pour sa future maison… pas de doute, si maman est la « Real MVP », Kevin est bien le « Real Unlucky »…

Une fois de plus, le Psy TrashTalk aura donc réussi à calmer les ardeurs de certains mais en cette période propice aux craquages en tous genres, mieux vaut rester vigilant à toute forme de rechute. Si vous croisez un fou sur les terrains NBA, vous savez maintenant où l’envoyer.

image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk

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