Knicks

Au coeur de la crise new-yorkaise, James Dolan brise le silence

Officiellement muet depuis plus de sept longues années, le propriétaire des New York Knicks, James Dolan, a récemment pris le temps de d’asseoir et de faire le bilan sur la situation critique des Knicks actuellement. Et si le salut de New York passait par un blason redoré et une image de marqué assainie, retrouvée d’un point de vue communicationnel ?

Ainsi, renouant avec les joies de cet exercice médiatique, Dolan a tenu à calmer le jeu et rassurer son « petit monde » sur les directives en place, un moyen de réaffirmer sa confiance indéfectible aux rouages en action. Premier point brûlant : le cas Mike Woodson.

« J’ai une grande confiance en Mike Woodson, et s’il y a bien une chose que je peux affirmer à son sujet, c’est qu’il possède le respect le plus total de la part de tous ses joueurs. Ils le respectent tous. Et il les traite avec justice et à égalité, voilà d’où le respect provient. Ce sont des valeurs vraiment difficiles à obtenir et préserver de la part d’un entraîneur. Lorsqu’un coach perd cela dans une équipe… c’est là qu’un entraîneur est fini. »

Deuxième point : le dossier délicat « Amar’e Stoudemire ».

« Nous n’en serions pas là aujourd’hui sans Amar’e. L’été de « The Decision » contenait énormément d’agents libres ; les uns se sont réunis à Miami, et Amar’e a choisi de rejoindre les Knicks, en nous offrant une exposition qui a permise de convaincre des gars comme Tyson Chandler et, en toute fin, Carmelo Anthony, de venir joueur sous nos couleurs. Si je crois que Carmelo serait venu si Amar’e n’était pas présent ? Non, je ne le crois pas. Ces agents libres, lorsque vous arrivez à leur niveau de jeu – les Carmelos, les LeBrons, les Durants – la première chose qu’ils convoitent avant l’argent ou toutes les autres choses c’est de faire partie d’une équipe taillée pour gagner. Ils doivent penser qu’ils ont cette chance. »

Quand on lui demande si l’espoir concernant le « Stoud » reste intact, la réponse de Dolan ne semble pas flancher.

« Bien sûr, j’ai toujours de l’espoir. Vous ne pouvez demander d’être plus engagé et plus discipliné à quelqu’un comme peut l’être Amar’e. Il s’est battu dans sa rééducation, il est ponctuel dans ses entraînements, il fait tout comme il faut chaque jour et cela a beaucoup de valeur. S’il y a une justice dans ce monde, son genou va se remettre au point qu’il pourra jouer plus de minutes et mettre en œuvre la contribution qu’il souhaite apporter à l’équipe. »

Bien qu’une sincérité factuelle soit de mise, un status quo inamovible persiste dans les consciences dirigeantes de la « Big Apple ». Si cette opération apparaît comme bénéfique pour la communication et le moral des troupes, elle n’entrevoit aucune aspiration, aucune intention permettant d’envisager une évacuation imminente des abysses dans lesquelles le protégé Woodson et ses compagnons d’infortune sont à présent plongés. Les Knicks se battent, du moins essayent à l’image de la frustrante défaite face aux Pacers d’Indiana en prolongation mercredi dernier, mais sont encore loin de retrouver le sourire, bloqués à ce triste bilan de 3 succès pour 8 revers. Voyons dès lors si cette logique isolationniste, bien enracinée à l’américaine, porte ses fruits et réveille pour de bon des Knicks actuellement inappliqués, sans véritable repère, laminés par le doute et les blessures.

Source texte : NY Post

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