Dossiers NBA

Evan Turner brille pour partir

Dans une équipe des Sixers qui étonne, Evan Turner justifie enfin son statut de #2 de la draft 2010 en assumant le rôle de franchise player. Pourtant, Philly ne l’a pas prolongé avant la saison et il sera donc free agent en 2014. Le front office de Philadelphie peut-il se permettre de le laisser partir sans contrepartie? 

23,4 points, 6,7 rebonds et 3,3 passes avec une adresse de 52% aux tirs. Voilà le début de saison d’Evan Turner, qui a marqué 20 points ou plus lors de 6 des 7 matchs disputés par les Sixers. Aucune discussion possible, c’est lui le leader de la jeunesse de Philadelphie, même si Carter-Williams a attiré la lumière sur lui grâce à son titre de joueur de la semaine pour débuter sa carrière NBA.

Malheureusement, une telle réussite de la part de Turner, à l’instar de celle de son équipe, n’était pas prévue et surtout n’entre pas dans les plans de ses dirigeants. Sam Hinkie veut un des premiers choix de la draft 2014, et il fera tout pour l’avoir. Si son coach et ses joueurs continuent sur ce rythme, il effectuera des trades pour l’affaiblir, tout en gardant les jeunes à potentiel (Noel et Carter-Williams en particulier). Dans l’effectif, les jours de Young et Turner sont donc clairement comptés. Mais que se passerait-il si les Sixers s’écroule (ce qui va se produire, désolé pour les fans)?

La même chose. Turner fait monter sa valeur sur le marché avec de telles performances. Et c’est d’ailleurs sûrement le mieux qu’il puisse arriver pour les Sixers. Mieux il joue, plus les autres franchises vont s’intéresser à lui et plus Philly pourra récupérer une bonne contrepartie, c’est à dire probablement un tour de draft bien placé. Hinkie le sait très bien, Turner aussi. En étant aussi performant, il pourra ensuite négocier un meilleur salaire.

Quoiqu’il en soit, il est dans l’intérêt des deux parties de ne pas attendre la free agency. Pour les Sixers afin de récupérer un joueur ou un tour de draft. Et Turner a besoin de bouger pour ne plus avoir à porter autant d’attentes que celles suscitées par son statut de second pick, qui semble lui peser à Philly. Il n’est pas un sauveur, mais il sera un lieutenant et une très bonne addition pour une équipe souhaitant réussir un coup en playoffs.

En tout cas, il ne semble pas se préoccuper de cette situation et s’attendait même à enfin montrer son potentiel.

« Je joue, un point c’est tout, » déclare Turner. « Je joue dur. j’ai travaillé sur mon jeu, et je suis heureux que cela se traduise sur le terrain et je joue avec confiance. »

Il n’hésite d’ailleurs pas à remettre à leurs places les personnes qui n’ont pas cru en lui. Un tacle caché pour son GM qu’il n’apprécie guère?

« Je savais bien évidemment que j’allais continuer à progresser. Beaucoup de personnes ont douté de moi, mais je sais ce que j’ai en moi. »

Probablement peu d’envie de rester à Philly. Ce qui confirme que son départ en cours de saison reste la meilleure solution pour les deux parties. Qu’en penses Turner?

« Peu importe, » répond il quand on lui parle de l’éventualité d’un trade. « Je vais continuer à m’améliorer. Quelqu’un va obtenir un joyau. Vous savez ce que je veux dire? »

En tout cas, il ne manque pas de confiance en lui. Et s’il continue sur sa lancée, d’autres seront prêts à lui faire eux aussi confiance. Mais sûrement pas les Sixers, qui veulent juste le mettre en avant. C’est aussi pour ça qu’il brille.

Au final, il y a très peu de chances de voir Turner encore de long mois à Philadelphie. Il ne souhaite pas particulièrement rester, et son GM aimerait bien l’échanger pour continuer sa reconstruction. Reste à savoir quand et où. L’opération tanking pourra alors reprendre ses droits chez les Sixers.

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