Dossiers NBA

[Draft] Kelly «Dirk» Olynyk

Décidément, la Team Canada va vraiment finir par avoir une équipe de basket dans les prochaines années. Avec Steve Nash dans un rôle de directeur technique et les jeunes prometteurs qui arrivent de tous les côtés, le voisin nord-américain peut croire en l’avenir.

Alors que le jeune prodige, Andrew Wiggins, est prévu pour la draft 2014 et qu’on a déjà Anthony Bennett pour cette année, un autre représentant canadien va intégrer la NBA lors de la prochaine draft : Kelly Olynyk. L’ailier-fort/pivot de Gonzaga a 22 ans, mesure 2m13 et pèse environ 108kg. Il vient de faire trois saisons en université et a conclu la dernière avec un peu plus de 18 points à 66% au shoot dont 35% à 3 points accompagnés de 7 rebonds et 1 contre par match.
En attaque, Olynyk fait beaucoup penser à Dirk Nowitzki à ses débuts en NBA. Il est grand, mobile et possède de bons fondamentaux au niveau de ses appuis. Comme en plus il a de bonnes mains… Il peut finir de près avec les deux mains et est capable de shooter dans le périmètre ou de partir en dribble, faire un spin move et finir en «finger roll» ! A l’intérieur en NBA, que ce soit au poste 4 ou 5, un tel joueur va pouvoir apporter immédiatement en terme de scoring.
Il va peser sur les défenses, il va se régaler en pick n’roll et en contre attaque car sa mobilité lui permet d’être régulièrement à la finition des phases de transition. Un intérieur grand, technique et qui court : un profil que bons nombres de franchise NBA pourraient avoir envie de le faire venir pour compléter leurs rosters.

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Tout va bien donc pour Kelly Olynyk mais il y tout de même un «mais». Car si Olynyk ressemble à Nowitzki en attaque, il lui ressemble également en défense et même si le grand Dirk a progressé et fait des efforts tout au long de sa carrière, il n’en reste pas moins un défenseur à peine moyen au poste bas notamment. Kelly Oynyk est dans cette lignée. Déjà, il n’est pas très athlétique, il reste un joueur qu’on pourrait qualifier de «terrien» par opposition à ces futurs adversaires qui seront souvent des joueurs plutôt «aériens». En attaque, ce n’est pas un gros problème étant donné la finesse et la qualité technique du garçon mais en défense… Honnêtement, à le voir évoluer, on a parfois l’impression que le mot «défense» ne fait tout simplement pas partie de son vocabulaire. Sa protection du poste bas est inexistante, le moindre appel en «back door» et c’est 2 points pour l’adversaire, voire un alley-oop. Olynyk est un joueur trop soft en défense, un joueur qui ne va pas au contact car il n’en a visiblement pas le goût.
En NBA, il rencontrera tous les soirs des adversaires directs régulièrement plus petits, certainement moins techniques mais il va se faire bouger, il va se faire agresser en défense par tous les pivots ou ailiers forts qui vont passer dans le coin et flairer la belle aubaine de mettre un panier facile. Le Canadien va devoir se faire violence et faire les efforts pour se hisser au niveau requis défensivement car, à moins qu’il ne devienne aussi fort que Dirk Nowitzki offensivement, sa place va très vite se trouver avec les remplaçants où son scoring sera apprécié en sortie de banc pour booster la «second unit». Il pourrait alors devenir une sorte d’Andrea Bargnani en version américaine.

Aussi soyeux offensivement que soft défensivement, Kelly Olynyk est donc un prospect intéressant pour des franchises qui recherchent un intérieur de 7 pieds et capable de scorer. Avec son 12ème choix, le Thunder pourrait être tenté de l’associer à Serge Ibaka. S’il est encore disponible, Milwaukee, avec le choix n°15, pourrait également se laisser tenter par une association Olynyk – Sanders…

Pour les amateurs de video détaillée, ci-dessous le scouting report fait par la NBA :
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