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Russell Westbrook… Patrick Beverley… Dennis Schroder : comment faire cohabiter la nouvelle “triplette” de meneurs des Lakers ?

Westbrook + Beverley + Schroder

“Qui a touché à ma Playstation ???”

Source image : Youtube

Dans une intersaison bien drama, bien showtime donc bien Lakers, Rob Pelinka et son équipe ont fait venir deux meneurs supplémentaires : Patrick Beverley et Dennis Schroder. Russell Westbrook étant toujours dans l’effectif – pour le moment – on se pose la question de savoir comment ces trois zigottos vont cohabiter et se partager les minutes cette saison, et dans quel rôle. Focus sur un dossier bien brûlant qui va beaucoup faire parler cette année.

Par où commencer ? Le retour de Dennis Schroder dans la ville des Anges après un passage cata ? La soi-disant meilleure amitié qui s’est créée comme par miracle entre Russell Westbrook et Patrick Beverley ? La calvitie de LeBron James qu’il ne veut décidément pas accepter ? Non, là on s’égare et bien que ce soit un sujet préoccupant… concentrons nous sur le monstre à trois têtes – au propre comme au figuré – des Lakers : l’association entre le meneur allemand, le MVP 2017 et le mec le plus fou de toute la Ligue. Comment Darvin Ham va-t-il faire cohabiter ces trois zinzins dans une équipe qui veut se refaire une santé après une (voir deux ?) dernière saison bien cata ? Les questions sont nombreuses et les options de Darvin Ham aussi, si on rajoute à l’équation du backcourt Kendrick Nunn, Austin Reaves ou encore Lonnie Walker IV, des arrières sur qui il faudra compter cette saison.

TU NE DÉFENDS PAS, TU NE JOUES PAS

Le nouvel entraineur des Lakers a tenu, lors du Media Day de l’équipe, à faire le point sur un aspect qui aiguillera ses choix en terme de “toi tu joues et toi tu restes sur le banc” pour toute la saison : la défense. Que vous vous appeliez Westbrook, Schroder, Terry Tarpey ou Jean-Yves Dutronc, votre place sera au même endroit que les coachs si vous ne défendez pas, à savoir les fesses au chaud sur le banc. C’est la réponse qu’il a donné quand on lui a demandé quels étaient ses plans pour Russell cette année :

“On y est pas encore. On a plusieurs options. On a signé Dennis Schroder et Pat Bev, Kendrick Nunn est apte à jouer… On a une grand variété de possibilités pour construire notre backcourt. Mais comme je l’ai dit, on doit avoir un mindset défensif. Ce sont les gars qui feront les stops qui vont prendre les minutes. Russ m’a dit personnellement qu’il allait se donner de ce côté du terrain, c’est à ça que sert le training camp, on verra. On a beaucoup d’options différentes qui nous conviennent. “

La promesse de mériter ses minutes en fonction de l’engagement défensif fait plaisir à entendre, quand on sait que c’est ce qui leur a permis – entre autres – de soulever le trophée Larry O’Brien en 2020 : des soldats qui connaissent tous leurs rôles, une défense collective et individuelle très en place, et de la protection de cercle avec Anthony Davis – qui tenait debout – et la paire Javale McGee / Dwight Howard. Les Angelinos sont passés de la quatrième défense de toute la Ligue l’année du titre à la deuxième l’année suivante, puis à la… 28ème en 2021-22. Un effondrement tout bonnement digne de Ben Simmons face aux Hawks en Playoffs 2021, qui peut s’expliquer par les départs de KCP et Alex Caruso notamment. Les Lakers ont beau carburer au showtime et aux highlights offensifs, ils ne pourront rien espérer en restant l’une des pires défenses de la NBA. Le training camp donnera donc déjà des premières réponses quant aux starters et aux remplaçants.

Si l’on part de ce postulat, Patrick Beverley a clairement un train d’avance sur Westbrook et Schroder. Réputé comme l’un des meilleurs défenseurs sur les meneurs adverses, en tout cas le plus chiant à attaquer ça c’est CERTAIN, il débloquera pas mal de situations de jeu rapide avec ses interceptions et ses provocations de perte de balle sur les meneurs adverses. Chose que Westbrook ne faisait absolument pas cette année. Schroder, comme on a pu le voir à l’EuroBasket, est maintenant le même genre d’emmerdeur de luxe que Pat Beverley, qui vient dans le short de son opposant, provoquer, chercher et empêcher le joueur de mettre en place quoi que ce soit en attaque. Le genre de gars qu’on ne veut surtout pas affronter mais qu’on adore voir porter le maillot de son équipe.

WESTBROOK EN SORTIE DE BANC ?

Dans ce cas là, Westbrook commencerait les rencontres assis – aussi fou que cela puisse paraitre – et Beverley et/ou Schroder pourraient débuter les matchs sur le backcourt. S’ils ne sont pas alignés tous les deux, Kendrick Nunn, Austin Reaves, qui est un très bon défenseur et Lonnie Walker IV pourraient être les arrières constituant le backcourt des Lakers. De plus, on a bien vu cette année que l’association LeBron/Westbrook était loin d’être parfaite et cela permettrait au King de souffler pour laisser la place à un playmaker ++ en sortie de banc, qui ne lui marcherait pas sur les pieds dès le début du match. Reste à savoir si à 50 millions la saison, Westbrook accepterait d’être placé en sortie de banc, mais apparemment, le coach n’a pas de salaires en tête au moment d’assembler son cinq de départ. Mais comme l’a dit Ham, Russ lui a assuré qu’il allait se focus sur ce côté là du terrain et rien n’est donc écrit à l’avance.

Autant Dennis Schroder n’a pas forcément la carrure d’un starter, autant Pat Bev DOIT commencer les matchs afin d’imprégner dès l’entre-deux une énergie et une hargne que les Lakers ont oublié aux vestiaires tout l’exercice 2021-22. Bon tireur du parking, Pat Bev n’est pas un plot en attaque, il sait mettre la balle là ou il faut, à savoir dans les mains de LeBron et Anthony Davis et il la perd beaucoup moins que son nouveau meilleur pote. Dans ce cas on pourrait également partir sur un cinq de départ avec Beverley et Westbrook alignés ensemble, afin que Russ se concentre davantage sur son rôle de slasher et Pat Bev de meneur gestionnaire. Dennis Schroder serait alors sixième homme, un rôle qui lui va très bien, lui qui est passé à deux doigts de l’award du meilleur remplaçant il y a quelques années au relais de… Westbrook, tiens tiens.

Si Russ est toujours dans l’équipe à la rentrée, ce qui serait une belle surprise après une période estivale bien secouée par des rumeurs l’envoyant aux quatre coins du pays, il faudra donc que Darvin Ham arrive à pianoter entre ses trois meneurs de jeu aux styles si différents. L’avantage pour les Lakers est justement qu’avec l’arrivée des deux nouveaux, la défense extérieure prend une toute autre dimension et que l’attaque peut être abordée de plusieurs manière différentes. Cette polyvalence du poste 1 combinée au talent du King et d’Anthony Davis, entourés de bons joueurs autours fraîchement arrivés et dans des rôles de soldats (Juan Toscano Anderson, Damian Jones, Lonnie Walker IV, Thomas Bryant…) a de quoi donner de l’espoir aux fans des Purple and Gold. Les trois point guards en question arriveront-ils à jouer ensemble et accepter, si c’est le cas, des rôles amoindris au service du collectif ? C’est tout le mystère, et la saison des Lakers dépendra en grande partie de cette entente et de cet équilibre que le coach devra mettre en place.

Westbrook, Schroder et Beverley sont tous trois de très bons basketteurs, avec leurs qualités et leurs défauts. Si le premier est indiscutablement le (potentiel) meilleur des trois, les deux autres sont de meilleurs défenseurs. Or le niveau intrinsèque d’un joueur n’a pas toujours le dernier mot dans la décision d’un coach. Leurs rôles, leur abnégation défensive et leur compatibilité avec les deux superstars seront les clés du succès des Lakers et il FAUDRA que l’équipe arrive à les faire cohabiter afin de faire ressortir le soleil des nuages qui plombent les Lakers depuis deux ans.

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