Futures stars

Victor Wembanyama se lance à Gravelines : 23 points et 10 rebonds, c’était un peu (trop) centré sur lui, mais l’audace fait plaisir

Vincent Collet - Victor Wembanyama

L’un des deux sera à Paris en 2024.

Source image : @BCMBasket

Ce vendredi s’est jouée la première journée de Betclic Élite. Trois matchs parmi lesquels l’immense victoire du BCM Gravelines contre… Victor Wembanyama. Pour autant, le prospect s’est bien défendu dans un registre que l’on ne lui connaissait pas encore, à savoir celui du « filez lui la gonfle et laissez-le faire ! ». Fallait pas s’appeler Guardiola pour perdre de 12 à Sportica.

« C’était peut-être pour ça, finalement ». Un feuilleton de plusieurs mois, brossé d’un vent de stupeur, d’incompréhension, de jugement autour du choix de Victor Wembanyama. Comment se fait-ce que le n°1 projeté de la Draft 2023 ait troqué le confort de l’ASVEL, double champion de France en titre engagé en Euroligue, pour le projet des Metropolitans 92 ? Ce vendredi à Sportica, la loi du parquet lui a probablement donné raison. Le groupe de Vincent Collet s’est incliné là où il aurait dû s’imposer, réaffirmant dès le début de saison la hiérarchie de la saison passée. Pour l’échec collectif donc, on repassera. Du point de vue que beaucoup garderont cette saison, centré autour des 2m21 de Victor Wembanyama (sans chaussures), le bilan est tout autre. Le prospect français a pris 23 tirs et scoré 23 points. Ce n’est pas foufou, mais c’est très bien. Notre antithèse se déchire entre la façon française de voir les choses, à savoir que les Metropolitans 92 ne pourront jamais ambitionner la partie haute du tableau en filant tous leurs ballons à Vico. Le championnat de France est bien trop « briscardisé » – et bon – pour ça. Et puis il y a la façon NBA de voir les choses : Victor Wembanyama a claqué 23 points et récupéré 10 rebonds (dont 7 offensifs !) dès le premier match de sa dernière saison sur le sol français. Enfin de l’audace et du culot de la part d’un prospect du terroir.

Si l’on était Vincent Collet – entraîneur des Metropolitans 92 depuis l’été 2021 – de ce revers ne découleraient pas forcément quarante-douze litres d’inquiétude. Pour le premier match de la saison 2021-22, les Franciliens avaient déjà mangé 20 points du Mans. Pour autant, il va lui falloir trouver un juste milieu entre faire « shiner » Victor Wembanyama et tirer 100% du reste de sa rotation, pleine de supers joueurs comme Lahaou Konate, DeVante Jones ou encore Bandja Sy. Sans oublier l’un des piliers du YouTube français, Hugo Besson, auteur de 11 points à 5/12 au tir et 4 assists hier soir. On lui perçoit encore une immense marge de progression dans la structure de ses séquences offensives. En Australie, sous l’étiquette des New Zealand Breakers, Hugo se retrouvait parfaitement dans le jeu américanisé et ses fins de possession en iso. Mais ici c’est les cités d’France narvalo : le jeu européen est plus cadencé, l’espace en sortie de pick-and-roll est réduit et, par conséquent, le temps de réflexion aussi. Sommes pressés qu’entre Vico, Hugo et tous les anciens, la mayonnaise prenne. Sans pour autant l’excuser, ce revers n’est pas cuisant. Une mise en route un peu mollassonne, mais déjà de chouettes perspectives pour le « projet ».

Prochaine date à cocher dans le calendrier, mardi 27 septembre pour la réception de Pau-Lacq Orthez et les 33 points à 12/21 au tir de Victor. Optimistes ? Boarf, il joue moyennement bien et en claque quand même 23 sur une équipe de vieux loups de mer. Certains paieront sans nul doute une addition plus salée.

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