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Jalen Suggs doit prendre son envol : le dragster du Magic est attendu au tournant après une saison rookie délicate

Jalen Suggs

Le petit Jalen Suggs est attendu à l’accueil de Disney World.

Source image : YouTube

Après une March Madness de folie avec Gonzaga, le Magic d’Orlando se faisait un plaisir de sélectionner Jalen Suggs, miraculeusement toujours disponible avec le 5ème choix (les Raptors lui ayant préféré Scottie Barnes, futur ROY). Toutefois, si la hype et les attentes étaient au rendez-vous, le meneur n’a pas encore pleinement montré son potentiel. Explications.

Il faisait partie des prospects phares de la Draft 2021 après une vraie belle saison NCAA, au cours de laquelle il tourne à 14,4 points à 50% aux tirs dont 33% à 3 points, 5,3 rebonds et 4,5 passes décisives avec Gonzaga. Mais surtout une March Madness de folie ! Le point culminant de sa compétition ? Son shoot de zinzin inscrit avec la planche en demi-finale du Final Four contre UCLA qui permet à sa fac d’accéder à la finale, malheureusement perdue face à Baylor malgré un bon match de Suggs. Le natif de Saint-Paul, dans le Minnesota, arrive dans la ligue avec l’étiquette d’un joueur polyvalent, NBA-ready et avec une mentalité irréprochable. Annoncé chez les Raptors en quatrième position de la Draft 2021, voire plus haut par les plus présomptueux, il voit finalement Cade Cunningham, Jalen Green, Evan Mobley et Scottie Barnes être appelés avant lui respectivement par les Pistons, les Rockets, les Cavaliers et les Raptors. Le Magic, en mal de meneurs avec les pépins physiques de Markelle Fultz et l’irrégularité de Cole Anthony, ne laisse pas passer l’offrande et ne se fait pas prier pour sélectionner le jeune crack promis à une place de titulaire chez Mickey. Toutefois, les déboires commencent dès l’entame de la Summer League pour le numéro 4 d’Orlando.

La Summer League commence, et Jalen Suggs entend bien éclabousser tout le monde de son talent, malheureusement, son physique va déjà lui dire « merde » une première fois. Après trois matchs à 15,3 points à 41% aux tirs dont 35% à 3 points, 6,3 rebonds et 2,3 passes de moyenne, il subit une entorse du pouce gauche. Rien de bien grave en soit, mais suffisamment pour mettre un terme à sa Summer League et freiner le meneur dans son ascension, alors qu’il prouvait de très belles choses. L’ancienne star de Gonzaga est tout de même bien présente pour le début de la saison mais éprouve ses premières difficultés. Probablement pas totalement remis de cette première blessure, Suggs envoie de belles statistiques mais à des pourcentages bien crades (36,1% sur la saison et un vomissant 21,4% depuis Disney World), on dirait plutôt des pourcentages de matière grasse de crèmes fraîches que des pourcentages aux shoots d’un top prospect NBA. Malheureusement, l’infirmerie de l’Amway Center n’a pas fini de révéler ses secrets à son nouveau meneur. Suggs va également se fracturer le pouce droit, histoire que ce soit symétrique, cependant, cela reste peu pratique pour jouer à la PS5, au bras de fer chinois ou même pour se mettre en Y sur un T-Max. Le clou du spectacle ? Une opération de la cheville gauche suite à une fracture de stress, et vous obtenez quasiment la moitié des matchs manqués (48 matchs joués sur 82 possibles).

Toutefois, tout n’est pas à jeter pour la première saison de Jalen Suggs, ses stats sont à hauteur de 11,6 points, 3,6 rebonds, 4,4 passes, 1,2 interception mais aussi 3 balles perdues par match. Son geste de tir est plutôt propre, sa défense est très solide, son explosivité est redoutable et il a tout de même offert de sacrés coups d’éclat, comme ce tomar sur le museau de DeMar DeRozan par exemple. De plus, pendant son absence, Suggs a pu observer le jeu aux côtés de son coach Jamahl Mosley et du staff d’Orlando. Le fait d’avoir un oeil plus extérieur et observateur va assurément l’aider à prendre de meilleures décisions. Ce qui va être essentiel en tant que meneur de jeu, même si le dernier venu Paolo Banchero est destiné à délester les meneurs de la distribution sur certaines actions avec son rôle de point-forward. L’ancien de Gonzaga peut potentiellement avoir plus de situations en catch and shoot avec ce type de joueur à ses côtés. De plus, comme nous l’expliquions, sa mentalité irréprochable fera un bien fou à ce jeune squad d’Orlando, lui qui voulait absolument jouer la Summer League 2022 mais n’a pas pu à cause de sa rééducation. Nul doute que l’ancien Bulldog a tout ce qu’il faut en magasin pour repartir du bon pied afin d’aborder au mieux cette nouvelle saison, avec potentiellement un rôle plus « en retrait » avec la draft de Banchero mais aussi l’éclosion de Franz Wagner, qui va assurément prendre de l’importance au sein de la franchise. Suggs est si polyvalent et intelligent qu’il pourrait déjà savoir comment s’adapter à un rôle qui pourrait bien changer. Peu importe quel sera-t-il, y’a des boîtes à camembert à fermer.

Certes, Jalen Suggs n’a pas du tout commencé sa carrière comme on l’attendait, mais à seulement 21 ans, il a tout le temps devant lui pour poser des masterclass. Nombreux sont les joueurs qui ont une progression fulgurante sur leur saison sophomore, et le numéro 4 du Magic pourrait bien faire partie de ces joueurs. Alors prenez votre ticket et compostez-le. Le train va bientôt quitter la gare.

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