Pistons

Rasheed Wallace raconte le titre des Pistons en 2004 : “On a passé la nuit au Palace à picoler, je n’ai même pas enlevé mon maillot”

Rasheed Wallace

On imagine parfaitement la scène.

Source image : YouTube

En 2004, les Pistons choquaient le monde du basket en humiliant les Lakers de Shaq, Kobe, Payton et Malone en Finales NBA. Une soirée mémorable du côté du Palace d’Auburn Hills, que Rasheed Wallace n’est pas près d’oublier. L’ancienne grande gueule de Detroit raconte. 

Habituellement, le programme d’une équipe championne NBA est le suivant. Après l’ultime succès, on soulève le trophée Larry O’Brien, on débouche le champagne dans les vestiaires, on met les lunettes de ski pour éviter que les yeux piquent, et après la douche on passe la nuit dans une boîte branchée en mode VIP, avec alcool qui coule à flots et belles serveuses. Mais à Detroit, on a toujours aimé faire les choses différemment. En 2004, année où les Pistons ont fait exploser la dynastie Lakers en remportant les Finales NBA 4-1 après notamment trois succès consécutifs à la maison, Rasheed Wallace et ses copains n’ont jamais quitté le Palace d’Auburn Hills. Story (via le podcast All The Smoke).

“On a fêté le titre au Palace. On y est restés toute la nuit, jusqu’à 9h ou 10h le lendemain. Je vivais à moins de deux kilomètres du Palace, on est passés vite fait chez moi et puis on est revenus au Palace pour picoler et se mettre bien toute la nuit. Je n’ai jamais enlevé mon maillot. J’ai juste enlevé mes straps et changé de chaussures. J’ai gardé mon short, y’avait des traces de sang sur mon maillot, et j’avais mon bandeau sur la tête.”

Imaginez la scène. Rasheed avec sa tenue des Pistons, bandeau blanc sur le front, une bouteille de Jack à la main et un cigare en bouche, tout ça en criant non stop “Ball Don’t Lie !” dans les couloirs de la salle. En l’espace d’une nuit, le Palace d’Auburn Hills se transforme en véritable boîte improvisée et tout le monde se lâche bien comme il faut. Tout le monde, sauf le MVP des Finales Chauncey Billups.

“J’ai promis à Rasheed que j’allais fumer avec lui en cas de victoire. J’ai promis à Ben [Wallace, ndlr.] que j’allais boire avec lui. On a gagné, mais j’ai quand même évité l’alcool. J’ai dit non, parce que je ne voulais absolument rien oublier de cette soirée.”

Ok, raison validée. Par contre, contrairement à Chauncey, on imagine que Rasheed n’a plus le film complet de cette folle nuit. Car à l’époque, impossible pour lui de ne pas tout lâcher après ses débuts turbulents en NBA et les nombreuses déceptions qu’il a connues sous les couleurs des Portland Trail Blazers. “Tout ce que j’avais traversé lors de mes premières années en NBA, mes embrouilles avec les arbitres et la ligue, ça ne comptait plus. J’étais devenu champion NBA, on était au sommet du monde.” La revanche du Sheed en quelque sorte. Le roi de la faute technique – passé à un choke face aux… Lakers d’une première participation en Finales en 2000 – venait de remporter sa première bague et rien ni personne ne pouvait lui enlever ça.

Le titre des Pistons de 2004 reste l’un des titres les plus marquants des vingt dernières années. Pour la surprise, pour la force du collectif de Detroit, et surtout pour la personnalité des mecs formant cette équipe clairement pas comme les autres, Rasheed Wallace en tête.  

Source texte : All The Smoke

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