Warriors

Stephen Curry a pas mal dégusté cette nuit : ciblé des deux côtés du terrain, Steph a quitté la rencontre sur les rotules

Stephen Curry

Ça va tirer au réveil.

Source image : NBA League Pass

Les Warriors ont pu une nouvelle fois compter sur un grand Stephen Curry cette nuit, mais cela n’a pas permis d’arracher la victoire à la fin de la foire. Constamment mis au défi physiquement par les Celtics, le Chef n’a pas pu être aussi décisif qu’espéré en fin de match, épuisé après 37 minutes passées à batailler contre les grosses qualités athlétiques de Boston. 

Il en aura fait du boulot, ce soir. Maintenir les Warriors en vie lors de la première mi-temps ? Check. Prendre feu complet et envoyer des pralines tout droit venues de 2016 dans le troisième quart pour permettre à Golden State de prendre brièvement le lead ? Check. Malheureusement Stephen Curry reste humain, même si l’on en doute parfois à la vue des performances ahurissantes du garçon. La prime pour arrêter Steph était quasiment aussi chère que celle de Luffy après son passage à Wano, alors vous imaginez bien que les Celtics s’en sont donné à cœur joie pour tenter de le mettre en difficulté. Physiquement, chaque déplacement a été bien évidemment contesté… même si on pense à Marcus Smart qui n’aura pas besoin de passer le prochain casting de Danse avec les Stars. La stratégie d’Ime Udoka a d’ailleurs bien été anticipée par nos deux (h)experts en direct des poufs : provoquer Steph, ne rien lui accorder sans se battre au préalable. Même avec une armée d’armoires à glace sur le dos, Baby Face envoie 31 points (12/22 au tir, 6/11 de loin), quatre rebonds, deux passes et deux interceptions. Un match dans la lignée des précédents et très honorable au vu du contexte, mais pas assez suivi par ses camarades.

Comment jauger le niveau de dureté physique imposé par les Celtics au double MVP ? On a pu également l’analyser dans notre apéro dédié : les arbitres vont globalement laisser jouer sur les contacts des C’s, comme ils l’ont fait avec Draymond Green en Californie. L’idée n’est pas de défendre Curry, mais il faut toutefois se poser la question de savoir si les contacts n’ont pas été à certaines reprises trop rigoureux pour ne pas mériter un coup de sifflet. Ciblé, Steph l’a été en attaque mais aussi en défense, notamment à cause de ses problèmes de fautes. Car qui dit problème de fautes dit défense plus légère, et les stats viennent appuyer ce constat : cette nuit, Boston a tiré à 8/12 lorsque Stéphane Béarnaise était le défenseur principal du shooteur. Malgré sa belle performance, Curry aura donc subi des deux côtés du parquet.

Le bonhomme a logiquement fini le match lavé, essoré, séché, plié. Tout le processus de nettoyage de Boston est passé sur Steph, qui n’avait plus beaucoup d’essence dans le réservoir dans le quatrième quart. Il nous fera même une frayeur au niveau du pied après une grosse mêlée générale pour le ballon, mais heureusement c’est plus de peur que de mal d’après les dernières news.

Si l’on ne remet pas en question le niveau d’intensité d’un match de Finales NBA, il faut quand même savoir jusqu’où on autorise le contact avant qu’il ne devienne illégal. Surtout dans des duels presque asymétriques sur le plan physique entre deux joueurs. L’intéressé a exprimé sa pensée avec philosophie en conférence de presse après la rencontre, quand un journaliste lui a demandé pourquoi il n’avait eu qu’un lancer à tirer durant le match.

“Je ne sais pas pourquoi je n’ai eu qu’un seul lancer. Je pense que certaines actions auraient pu aller dans mon sens et m’envoyer sur la ligne. C’est difficile de réaliser que le jeu a été influencé par certaines fautes de ma part. J’en ai commis quatre et il faut ensuite défendre différemment si vous voulez rester sur le terrain et ne pas laisser ça impacter la partie. Mais vous savez, il est nécessaire de toujours trouver une façon d’être efficace peu importe la façon dont le jeu est arbitré, et c’est une bonne leçon à retenir pour le prochain match.”

– Steph Curry

Stephen Curry n’a pas eu le temps de souffler cette nuit. Il a beaucoup donné dans tous les aspects du jeu pour porter les siens, tout en devant composer avec des contacts parfois bien appuyés et une défense redoutable. Tout ça pour dire qu’il a laissé beaucoup d’énergie sur le parquet, lui en reste-t-il assez pour porter Golden State vers la win lors du Game 4 prévu dès vendredi ?

Source texte : asapsports.com / Twitter @kirkgoldsberry

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