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Shoutout aux New Orleans Pelicans : série incroyable des hommes de Willie Green, ça part s’acheter direct un jersey de Jose Alvarado

Jose Alvarado 29 avril 2022

Fai une dent caffée.

Source image : NBA League Pass

Qui l’eut cru, à part le Père Lustucru bien sûr. Doit-on arrêter cet article après ce genre d’introduction ? C’est un oui. Mais doit-on également et surtout rendre hommage à cette incroyable équipe des Pelicans ? C’est un immense oui. Alors envoyez la grosse dose d’amour, car ces drôle de volatiles l’ont plus que mérité.

Ils l’ont presque fait. Les Pelicans de la Nouvelle Orleans étaient donc à deux shoots ratés de Chris Paul de s’offrir un Game 7 face aux finalistes NBA en titre, des Suns de surcroit parmi les grandissimes favoris à la bague cette saison. Le tout en sortant du play-in tournament, mais ça les gosses de Willie Green n’en avaient cure, une phrase qui prend un autre sens si l’on vient du Québec mais ça n’a rien à voir avec nos affaires. Car nos affaires sont plutôt à hurler un énorme big up à ces Pels pour cette magnifique série, entre deux recherches “tatouage prénom José” sur Google.

Brandon Ingram

Dire que sa production et son importance dans cette équipe nous ont surpris serait un mensonge, mais disons qu’on ne s’attendait pas forcément à voir le longiligne ailier à pareille fête, aussi focus qu’une Ford, aussi saignant qu’un steak. La présence des féroces défenseurs des Suns ne l’a point déconcentré bien au contraire, les matchs 2, 3 et 4 furent autant de festivals, et plus encore qu’un scoreur compulsif et indéfendable de style KD tatoué, Brandon Ingram a surtout montré des skills très solides de playmaker et de défenseur intraitable. En deux mots ? Pas, et tronc. En un mot t’as compris, et en une série Brandon a prouvé s’il le fallait qu’il était le franchise player dont les Pels avaient besoin. Le tout avec les yeux fermés aux trois-quarts, c’est très, très, très fort.

C.J. McCollum

Il a déclaré pas plus tard qu’hier qu’il se voyait bien finir sa carrière à New Orleans, et très franchement les Pels peuvent d’ores et déjà travailler sur une offre. Le footwork est un poème de Baudelaire, le handle est une symphonie de Mozart, et le fit avec Brandon Ingram est du niveau Olive et Tom. Globalement maladroit sur cette série mais éternel catalyseur de l’attaque et auteur d’un bon paquets de tirs “qui comptent”, substitut parfait donc de son ailier titulaire, l’homme au nez crochu a validé en une série de Playoffs le choix du front office de l’avoir fait venir en février dernier à l’approche de la trade deadline. Ayez tous un McCollum dans la vie, point.

Jonas Valanciunas

Le troisième membre du “Big Three” n’est pas forcément celui dont on parle le plus, mais bon sang qu’il est efficace, bon sang qu’il est puissant. Ses pump fake sont les plus lents de l’histoire mais ils font quand même sauter la défense, les bras sont des arbres à force de labourer la terre à main nue sur ses temps libres, et si personne n’a osé dire à Jonas qu’une tonne de gel ça ne se faisait plus en 2022, c’est peut-être simplement par peur de prendre une grosse mandale de forain. Un Game 3 de maboule, 14 points et 14 rebonds sur la série et un Deandre Ayton salement challengé, le tout à même pas 15 briques la saison ? Les Pels peuvent clairement se féliciter d’avoir récupéré l’ostéopathe lituanien et feraient bien de le verrouiller, lui aussi, histoire de se garder sous le coude tant de puissance et tant de talent en cumulé dans la raquette.

Herb Jones

Peut-être LA révélation de cette superbe série de Playoffs. On l’avait évidemment déjà repéré en saison régulière, mais rééditer de grosses perfs en Playoffs et de surcroit face à la meilleure équipe de la Ligue il fallait encore le faire. Herb l’a fait et l’a bien fait, il l’a très bien fait, allant même – parfois – à pousser la comparaison avec l’une de ses match-ups directes Mikal Bridges. Les bras sont immensément longs, la défense est déjà elite, les yeux à moitié ouverts seulement mais le talent indéniable. Tout au long des six matchs de ce premier tour le cousin de Fabien Pelous a défendu le fer mais il a également démontré son talent offensif et nous a même offert quelques séances de trashtalking, de quoi parfaire la définition du chouchou et/ou du futur crack maison.

Larry Nance Jr.

Dans la famille des petits ajouts discrets on demande Larry Nance Jr. Débarqué en Louisiane en février en tant que paquet de clopes additionnel au trade de C.J. McCollum, Larry n’aura pas traîné pour rappeler à tout le monde pourquoi il était là, pour rappeler à tout le monde quel genre de joueur il était. On parle d’un incroyable couteau suisse dont le gabarit permet de défendre sur les postes 3 à 5, d’un athlète qui change des ampoules au plafond et qui en profite évidemment pour nettoyer le cercle à chaque passage dans le tieks, le tout en fermant sa gueule et en étant payé avec des Chocapic. Role player par quoi ? Role player par excellence messieurs dames.

Jaxson Hayes

Encore un gamin qui mérite des louanges, bien que sa versatilité émotionnelle (on est très poli) gâche parfois la vie de son équipe. Quand ça ne va pas là-haut ? Jaxson pète des plombs à cause de ce foutu S en trop dans son prénom et il se fait éjecter comme un boubourse et contribue à faire perdre le match à son équipe. Quand les fils sont connectés ? On a affaire à un grand malade de 2m15 qui court comme Bolt et qui saute comme Lavillenie mais sans la perche. Un phénomène athlétique comme il en existe peut-être… pas d’autre en NBA, et un choix qui s’offrira très vite à lui. Soit Jaxson Hayes se décide à devenir un professionnel tous les soirs de l’année et il devient l’une des attractions de la Ligue, soit il continue à se gaver de replays sur W9 et son apport ne grandira pas, pour faire de lui un what if bien décevant. Allez le Jax, faut faire le bon choix.

Trey Murphy III

On l’avait vu à son avantage en Summer League et lors de la pré-saison, puis il a très peu joué en régulière et c’est un regret. Réinstallé dans la rotation sur cette série en bouffant des minutes (alleluia) à Devonte’ Graham, TMIII a prouvé que la Draft 2021 de sa franchise était de la bête de bombe. Sniper compulsif et, belle trouvaille, défenseur plus que solide, il a bien souvent été l’un des facteurs X de la série, notamment sur les Games 2 et 6 quand les tirs ouverts rentraient. Cote à 1,05 pour la saison prochaine ? Un Trey qui entre à plein dans la rotation de Willie Green et qui va chercher les 12 pions de moyenne les yeux fermés.

Jose Alvarado

La mascotte, mais en même temps… bien plus que ça. Révélé à la planète basket grâce à ses interceptions de coquin et un jeu à des années lumières de la bienpensance, Jose Alvarado nous a fait profier face aux Suns d’une fabuleuse danse avec Chris Paul, patrons parmi les patrons à son poste. Un CP3 qui a finalement eu le dernier mot, comme souvent dans sa carrière, mais jamais le dernier arrivé de la bande n’aura lâché le morceau, réussissant même à faire sortir le Point God de ses gonds à plusieurs reprises tout en apportant ses pions en attaque. Jose Alvarado a terminé sa série avec une chicot en moins, c’est peut-être la meilleure façon de raconter son mois d’avril, et le contrat signé il y a quelques semaines nous garantit donc de le revoir à la rentrée. Est-ce une bonne nouvelle ? Non, c’est une EXCELLENTE nouvelle, sauf pour les adversaires des Pels.

Garrett Temple

Deux minutes jouées dans cette série mais le rôle du vétéran parfait puisqu’on l’a entendu hurler jusque dans le 01. Garrett a même offert des costards à tous ses petits potes, alors un ami comme ça… ça se garde.

Naji Marshall

Peu de temps de jeu pour Naji mais au final il n’a fait que du bien à son équipe. Dans la lignée de ses compères Jones ou Murphy il a apporté à chacune de ses entrées en jeu, notamment lors du Game 1 et surtout du Game 4 avec des séquences utiles en deuxième mi-temps. Pas le plus brillant des bijoux aujourd’hui mais potentiellement dans le projet, d’autant plus que lui a déjà prouvé de belles choses, principalement l’année passée lors de sa saison rookie lors de laquelle il jouait tout de même plus de 20 minutes par match. Attention tout de même à ne pas se faire doubler par les copains, faute de quoi Willie Green pourra lui fredonner sa plus belle version jazzy de Marshall Ombre.

Devonte’ Graham

Le fail de ce roster. Il n’a absolument pas pesé lors de ces Playoffs, belle dédicace à son poids plume puisqu’il ne pèse pas non plus grand chose sur la balance. Monstrueux en année sophomore avec les Hornets et même à deux doigts de gratter le trophée MIP, Devonte’ avait un poil déçu la saison passée et son arrivée à New Orleans n’a pas suivi à le relancer. Oh il y a bien eu quelques fulgurances mais le projet est devenu rapidement trop sérieux à NOLA pour faire de l’apostrophe plus qu’une simple rotation de bout de banc. 38 millions tomberont dans son larfeuille dans les trois prochaines années et le mec s’est mis bien au bon moment, on peut donc toujours arguer qu’il gère mieux ses finances que sa progression sur le terrain.

Willie Green

Trop mims le Willou, en larmes à la fin du Game 6 et consolé / félicité par l’ensemble des protagonistes de cette série, dans un camp comme dans l’autre. WG est de l’école Suns et ça se voit, à tel point qu’il ne lui a finalement pas manqué grand chose pour claquer l’un des plus gros upsets de l’histoire sur ces Playoffs, alors même que son équipe était en lambeaux trois mois auparavant. En dix jours le père Green a gagné ses galons il possède une base solide sur laquelle taffer, bref on vient peut-être d’assister à la naissance d’un homme de banc qui pourrait compter dans les années futures. Trop mim’s, ce Willou.

Zion Williamson

On pourrait débattre pendant des heures en imaginant à quel point un cinq C.J. McCollum / Herb Jones / Brandon Ingram / Zion Williamson / Jonas Valanciunas pourrait casser le game à court-terme, mais après une nuit de Playoffs peu de place pour l’analyse et on préfèrera juste vous signaler qu’on a aperçu Zion jouer de la gratte à la mi-temps. Gratuit ouais, comme ça.

Zion Williamson 29 avril 2022

Allez hop, nouvelle équipe League Pass pour 2022-23, et plus si affinités et si ça tope de belles soldes sur NBA.store. Une belle bande de cracks qui nous a fait vibrer et qui ne demande qu’à exploser, alors à très vite et, si possible revenez tous, enfin presque tous.

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