Rookie Rankings

NBA ROY Ranking 2021-22 : Evan Mobley toujours devant, mais bon sang, que cette cuvée est fantastique

Avengers

Les 4 fantastiques (t’sais le mec qui comprend rien t’sais).

Source image : montage TrashTalk via Avengers

C’est reparti pour un tour. Qui dit saison NBA dit récompenses individuelles, et la course au Rookie of the Year est l’une des plus suivies par le grand public. Comme un vent de fraîcheur sur une Ligue qui au terme d’une saison complète, manquait alors cruellement de nouveauté, les premières années se livrent une bataille sans merci pour décrocher le graal. Qui sont aujourd’hui les leaders de la ROY race ? C’est parti pour le checkpoint !

(Stats arrêtées au 5 mars)

# Mentions individuelles

Les mois passent et les mentions ne bougent pas. On retrouve toujours Aaron Wiggins (Thunder), Jeremiah Robinson-Earl (Thunder), Jalen Suggs (Magic), Josh Christopher (Houston), Nah’Shon Hyland (Denver), Davion Mitchell (Sacramento), Cam Thomas (Brooklyn), Alperen Sengun (Rockets) et Kessler Edwards (Brooklyn). On en tope une grosse pour Tre Mann qui craque presque les portes du Top 10, avec de récentes performances XXL (30 points face aux Knicks le 15 février dernier, 24 contre les Spurs le surlendemain). Il y a beau avoir beaucoup de talent parmi tous ces momichons, c’est un peu le coin de la loose hein. Bien sûr, poser le nom d’Alperen Sengun à côté de celui de Josh Christopher n’a pas beaucoup de sens, mais on a un peu la flemme de monter un Top 20, surtout lorsqu’il faudra analyser les statistiques de Germain Delahaye, rookie imaginaire des Spurs qui a joué 2 minutes dans le garbage time face aux Pelicans.

#10 Jonathan Kuminga

Ce monsieur aurait pu/dû grimper au classement, avec un mois de février à 14,8 points, 4,7 rebonds et 1,6 assist à 58% au tir dont 33% à 3-points. Sauf qu’en face – le terme « au-dessus » est plus juste – chacun carbure et Herbert Jones mérite de garder sa place. Mais chez les Dubs, le 7ème choix de la dernière draft est en train de taper une chouette remontée dans les esprits. Sa propreté, à seulement 19 ans, est rarissime. Puis ce corps de teigne, cet athlétisme qui apporte un caractère nouveau à cette équipe des Warriors. On aime tout.

Stats 2021-22 : 8,3 points, 2,9 rebonds, 0,7 assist et 0,4 interception en 15 minutes de jeu, à 50% au tir dont 33% du parking

#9 Herbert Jones

Le blaze d’un enquêteur qui « ne croit pas à la piste de l’accident. » Pour Herbert Jones, bien moins populaire que ses compères de Top 10, le futur, bonnes auspices, ça brille, toussa toussa. Il défend comme un acharné à qui l’on a fait croire qu’il peut devenir All-Star, sauf que l’affaire ne prend pas un tournant déconnant. Il est à des kilomètres de la sélection étoilée hein, mais sa maturité balle en main est tiptop, et sa marge de progression véritable. La mention très honorable de cette cuvée 2021, pour un candidat facile à la All-NBA Defensive second team. Le dernier a avoir réussi ce genre de perf’ sur sa saison rookie ? Tim Duncan, lors de l’exercice 1997-98. Allez Herb, comme en 98.

Stats 2021-22 : 9,5 points, 3,8 rebond, 2 assists, 1,5 interception et 0,9 block en 29,8 minutes de jeu, à 49% au tir dont 37% du parking

#8 Jalen Green

Ne pas parler du Dunk Contest. Ne pas parler du Dunk Contest. Ne pas parler du Dunk Contest. On aurait adoré tirer sur l’ambulance, encore une fois, mais cette dernière a trouvé le moyen de redémarrer. Sur le mois de février, Jalen Green pose 16,5 points, 2,5 rebonds, 2,7 assists, 1,4 interception et seulement 1,5 ballon perdu, à 44% au tir dont 39% du parking. Bien sûr qu’il est jeune, bien sûr qu’il a le temps, bien sûr que tout n’est pas réglé. Mais quand il y a du mieux, force est de le constater. L’arrière de Houston est libéré en tout point et a lui même confié son bien-être : « J’ai l’impression d’être beaucoup plus confiant. Je sens que personne ne peut m’arrêter ou me retenir et que mes coéquipiers me donnent le ballon ». C’est bieng.

Stats 2021-22 : 14,3 points, 3,3 rebonds et 2,2 assists en 30 minutes de jeu, à 37% au tir dont 29% du parking

#7 Ayo Dosunmu

On l’a découvert courant janvier, il est en train de prendre une toute autre dimension. Non, on s’emballe un peu, c’est juste qu’Ayo Dosunmu commence à faire parler de lui pour… sa défense. Il mordille le nombril de ses vis-à-vis et se débrouille plutôt bien contre de grands noms. Petite stat à la volée, Ayo est le joueur qui a passé le plus de temps à défendre Trae Young cette saison avec 17 minutes. Sur ce laps de temps, le meneur d’Atlanta a balancé 5/19 au tir et s’est fait scotcher 4 fois par le Yo. C’est criant. De l’autre côté du parquet, les chiffres sont aussi bons avec 10,8 points de moyenne en février, au beau milieu d’une équipe qui ne manque pas de déglingos. Keep going son.

Stats 2021-22 : 8,4 points, 2,8 rebonds et 3,2 assists en 26,5 minutes de jeu, à 53% au tir dont 40% du parking

#6 Chris Duarte

Oh le serpent de mer. Pour les novices, l’expression serpent de mer désigne un sujet de conversation qui revient parfois, mais auquel personne n’a jamais assisté. Ça n’a donc aucun rapport avec Chris Duarte effectivement. Mais que voulez-vous, cela fait deux, trois mois que le jeune sniper des Pacers perd des places en jouant un basket-ball plus que convenable. Désormais associé à Tyrese Haliburton, Mister Duarte n’a pas déposé ses responsabilités à la benne quand la pépite des Kings est arrivée dans l’Indiana. A contrario, il tire à 48% à 3-points sur le mois de février. Un pourcentage qui, entre le 17 juillet 1942 et le 2 février 1943 à Stalingrad, aurait fait de lui un All-Star indiscutable. On le préfère dans ce rôle.

Stats 2021-22 : 13,3 points, 4,1 rebonds, 2,2 assists et 1,1 interception en 28,3 minutes de jeu, à 43% au tir dont 37% du parking

#5 Franz Wagner

Il ne méritait pas de laisser son pied de podium, mais Josh Giddey a ses raisons que la raison ignore. Sur le mois de février, le frère de Maurice tourne à 41% du parking. Quand il faut aller au cercle, le job est également bien fait. Ce n’est vraiment pas simple de justifier cette 5ème place, mais si l’on veut jouer les optimistes dans le paragraphe d’un rétrogradé – et surtout parce que c’est vrai – il faut se dire que cette cuvée 2021 est tout bonnement géniale. Le blondinet ferme le Top 5 avec des stats d’un bon joueur d’effectif, potentiel All-Star en devenir. Même si le succès collectif est encore loin, Franz Wagner n’a que 20 ans et largement le potentiel pour porter son Magic, dans une ou plusieurs saisons (plusieurs).

Stats 2021-22 : 15,7 points, 4,7 rebonds, 3 assists et 0,9 interception en 32,3 minutes de jeu, à 47% au tir dont 37% du parking

#4 Josh Giddey

Le John B. de l’Oklahoma continue son ascension avec des performances de plus en plus matheuses. Il est bien possible que ce gamin lâche une saison en triple-double de moyenne sur sa carrière, il en est déjà à quatre, dont trois consécutifs face aux Bulls, aux Knicks et aux Spurs. Eh oui, d’abord 11 points, 12 rebonds et 10 assists, puis 28 points, 11 rebonds et 12 assists, et enfin 17 points, 10 rebonds et 10 assists. À seulement 19 ans, c’est presque arrogant. Autant vous dire que l’avenir du Thunder est placé entre de bonnes mains, et que l’avenir de Théo Maledon l’est moins.


Stats 2021-22 : 11,6 points, 7,5 rebonds, 6,1 assists et 1 interception en 31 minutes de jeu, à 41% au tir dont 26% du parking

#3 Cade Cunningham

Là ça devient cool. Depuis 7 matchs, Cade Cunningham a véritablement haussé le ton : 25 points sur les Celtics, 22 points et 12 rebonds contre Toronto, 20 points, 9 rebonds et 5 assists face à Washington. Sur le mois de février, ses pourcentages sont encore timides avec 39% au tir et 23% du parking, mais les prises de risques sont là. Certains diront que « les prises de risques sont là » est typiquement l’expression des journaleux qui ne savent pas trop quoi raconter. C’est un peu vrai. Ça fait clairement 3 mois que Cade occupe le bas de podium dans notre classement et se renouveler n’est pas une mince affaire. C’est pourquoi on vous laisse avec une monstrueuse reprise de Bella Ciao. L’accordéoniste prend beaucoup trop de plaisir.

 

Stats 2021-22 : 16,3 points, 5,8 rebonds, 5,1 assists et 1,2 interception en 31,9 minutes de jeu, à 40% au tir dont 32% du parking

#2 Scottie Barnes

Les semaines passent et Scottie Barnes a toujours un blaze super joli. Il a toujours sa place de dauphin, aussi. Plus proche du bas de podium que de la médaille d’or, l’ailier-fort des Raptors continue de se faire plaisir – nommé rookie du mois de février à l’Est – sans pour autant rattraper Evan Mobley. Cette cuvée est quand même étonnamment régulière : tous performent constamment, sans vagues. Mais la routine n’est pas le fléau de tous, surtout quand son standing est aussi élevé. À seulement 20 ans, Scottie Barnes affiche une grande maturité dans le jeu et incarne le profil de l’ailier-fort moderne. La 7ème place des Raptors (34-28) n’est pas sécurisée mais les hommes de Nick Nurse font bon cap vers le play-in. Eh, une première expérience de postseason en année rookie, on a connu pire.

Stats 2021-22 : 14,8 points, 7,5 rebonds, 3,3 assists, 1,1 interception et 0,8 block en 35 minutes de jeu, à 49% au tir dont 31% du parking

#1 Evan Mobley

Le Bayern en Allemagne, un beauf chez Thierry Ardisson, Vitaa et Slimane à chaque cérémonie des Victoires de la musique, Evan Mobley dans la course au trophée de Rookie of the Year. On a tous un endroit où l’on se sent si bien, que personne ne peut nous y concurrencer.  Seul devant tous, visière baissée sur sa Mobleytte, Evan met les gaz. Il a le bilan, un excellent bilan. Les Cavaliers sont 5èmes de la Conférence Est et malgré les cinq défaites en six rencontres, en ont déjà trop fait pour qu’on oublie. Mentionné dans la course au trophée de DPOY, à 20 ans, la Mob épate de ce côté du parquet avec une lecture de l’espace déjà élite. Reste à polir cette chouette palette offensive. Mais à l’image de ce vilain 1/11 à 3-points sur le mois de février, l’ailier-fort fatigue. Pas encore de Floria Gueï en vue hein, mais attention à ne pas manger le fossé dans la dernière ligne droite.

Stats 2021-22 : 14,8 points, 8,2 rebonds, 2,6 assists, 1,7 block et 0,8 interception en 34,1 minutes de jeu, à 50% au tir dont 26% du parking

Sources : basketreference et ESPN

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