Rookie Rankings

NBA ROY Ranking 2021-22 : Scottie Barnes et Evan Mobley sont prévenus, Franz Wagner a les crocs

Franz Wagner

Lui, il est pas venu pour broder des moufles.

Source image : @OrlandoMagic

C’est reparti pour un tour. Qui dit saison NBA dit récompenses individuelles, et la course au Rookie of the Year est l’une des plus suivies par le grand public. Comme un vent de fraîcheur sur une Ligue qui au terme d’une saison complète, manquait alors cruellement de nouveauté, les premières années se livrent une bataille sans merci pour décrocher le graal. Qui sont les leaders de la ROY race après deux gros mois de saison régulière ? C’est parti pour le checkpoint !

(Stats arrêtées au 2 janvier)

# Mentions individuelles

Il n’est jamais facile de distribuer les mentions honorables dans une course au trophée de ROY, pour la simple et bonne raison qu’il faut que beaucoup de rookies performent. En cette agréable deuxième soirée de 2022, l’on souhaiterait passer la topette à Jeremiah Robinson-Earl et son beau mois de décembre : 8,2 points et 6,1 rebonds à 40% au tir dont 30% du parking. L’intérieur du Thunder a failli craquer les portes du Top 10, mais d’autres lui prennent – à notre sens – logiquement cet honneur. Même topo pour Cam Thomas, auteur de quelques de ses matchs références début décembre, avec notamment 18 points face à Houston. Il s’agirait désormais d’ajuster la mire, réglée seulement à 23% de loin cette saison. C’est plutôt moche pour un tireur. Hop, Jalen Suggs sort de ce classement et apparaît dans les mentions honorables suite à sa blessure en novembre dernier : il n’a toujours pas rejoué depuis. Enfin, Aaron Wiggins fait du sale dans l’Oklahoma et pourrait, dans les semaines qui suivent, s’imposer comme l’un des chouettes rookies de cette cuvée 2021. Place au Top 10 !

#10 Jonathan Kuminga

La dixième place bien discutable bien polémique, mais qui a pour seule et unique fonction de récompenser les efforts. Sur les dernières semaines, Jonathan Kuminga a montré quelques des signes que l’on attendait depuis le début d’exercice : une petite perf’ à 26 pions contre les Raptors, sortie de nulle part, mais venue rassurer la Dub Nation quant au potentiel de son joyau, ainsi qu’un gain de temps de jeu non négligeable (12,4 minutes par match sur le mois de décembre). Pourquoi figure-t-il dans ce Top 10 au détriment d’un Jeremiah Earl-Robinson ? Suivant les derniers matchs et la confiance accordée par Steve Kerr à son rookie, la logique voudrait que Jo Kuminga intègre petit à petit la rotation tout en apprenant aux côtés des meilleurs, jusqu’à devenir l’un d’eux. Petite hype.

Stats 2021-22 : 4,8 points et 1,5 rebond en 22,4 minutes de jeu, à 42% au tir dont 35% du parking

#9 Alperen Sengun

Il n’a pas quitté la salle hier soir, et rien que pour cela, il mérite d’apparaître dans ce classement. Au fur et à mesure des défaites, Alperen Sengun continue de disperser des gouttes d’émotion au sein de ses prestations. Un beau basket-ball qui bat au rythme d’un vinyle de musique classique, Jean-Baptiste Lully semble d’ailleurs avoir puisé dans les highlights du jeune Alperen pour la composition de la Marche pour la cérémonie des Turcs. En espérant que le vaisseau Rockets n’explose pas (totalement), l’avenir paraît doré pour l’intérieur de 19 ans.

Stats 2021-22 : 9 points, 4,8 rebonds, 2,6 assists, 0,9 block et 0,9 interception en 18,4 minutes de jeu, à 50% au tir dont 31% du parking

#8 Herbert Jones

Tout le monde s’en cogne des Pelicans, et par conséquence, personne ne calcule Herb Jones. Le rookie de la Louisiane sort d’un mois de décembre haut en couleurs avec notamment une soirée à 26 points, 7 rebonds, 3 assists et 3 blocks à 56% au tir dont 2/4 du parking face à Cleveland. Il aurait pu apparaître dans la course au trophée de DPOY, mais est encore trop jeune et n’a pas forcément l’équipe pour candidater à ce titre. Si son wagon part à l’aventure, on monte volontiers avec Jones.

Stats 2021-22 : 8,2 points, 3,7 rebond, 1,8 assist, 1,3 interception et 1 block en 28,2 minutes de jeu, à 48% au tir dont 36% du parking

#7 Jalen Green

Petite réhausse statistique, mais seulement 22 matchs au compteur. Tout est dit, maintenant Jalen Green va devoir régulariser ses bonnes performances s’il souhaite trouver le haut de tableau dans cette course au ROY, qu’on lui prédisait à l’orée de cette saison 2021-22. Il n’a cependant pas commis de petit écart de comportement face aux Nuggets, et reste en plus sur une grosse perf’ face à Jokic & Co. avec 29 points à 5/8 à 3-points. C’est bien, il faut désormais que Jalen Green joue relâché et maintienne ses pourcentages de saison dans des zones décentes, ce qu’il est en train de faire actuellement.

Stats 2021-22 : 15,5 points, 2,9 rebonds et 2,3 assists en 30,6 minutes de jeu, à 40% au tir dont 33% du parking

#6 Chris Duarte

Bien qu’il fasse aujourd’hui davantage d’écarts à 3-points qu’en début de saison, Chris Duarte n’a pas à proprement parlé « mérité » de chuter à la sixième position de ce classement. C’est tout simplement que d’autres rookies attendus au tournant ont finalement répondu présent. Le sniper silencieux de l’Indiana paie donc les pots cassés, en ayant pourtant fait mieux que maintenir son niveau statistique des premiers mois de compétition. Depuis début décembre, il score en moyenne 13,3 points par match à 47% au tir dont 32% depuis les sept mètres. Pour lui aussi, la mire demande un réajustement, mais l’on sait pertinemment qu’une saison rookie est faite de hauts et de bas, forcés par le besoin d’adaptation. Patience est daronne de sûreté.

Stats 2021-22 : 13,2 points, 4 rebonds, 2,2 assists et 1 interception en 28,9 minutes de jeu, à 44% au tir dont 35% du parking

#5 Josh Giddey

Le sosie de John B. dans Outer Banks commence à devenir un sérieux candidat au gang des triple-doubles, même s’il n’en a pas encore réalisé depuis le début de saison régulière. Ses moyennes parlent pour sa polyvalence, et son faible pourcentage à 3-points n’est qu’une fine barrière qui sépare nos yeux de l’indécence dans la peau d’un rookie. Futur grand, futur tout ce que vous voulez, même si sa perf’ à 0 point, 10 rebonds et 10 assists le 27 décembre dernier clame au futur Denis Rodman. Ça non s’il vous-plaît, il a quand même un petit fouetté plus travaillé que le pote de Michael, avec tout le respect que l’on lui doit.

Stats 2021-22 : 10,8 points, 7,1 rebonds et 6,1 assists en 30 minutes de jeu, à 39% au tir dont 25% du parking

#4 Cade Cunningham

Toujours un petit mi-cuit commandé sur une terrasse à Bastille. Des moyennes statistiques bien complètes, mais des pourcentages encore trop maigrichons et « seulement » 25 matchs à son compteur : Cade peine à grimper sur le podium. Un podium qui lui est d’ailleurs encore bien inaccessible tant Scottie Barnes, Franz Wagner et Evan Mobley font preuve d’une régularité sans faille, mais aussi d’une maturité que l’on ne retrouve pas encore dans le jeu du joyau des Pistons. Eh, il n’y a pas péril en la demeure, c’est déjà très bien et la tronche des feuilles de match peut tout de même rassurer les fans de Detroit. Ce garçon reste spécial.

Stats 2021-22 : 15,3 points, 6,2 rebonds, 5,2 assists et 1,4 interception en 32,4 minutes de jeu, à 38% au tir dont 31% du parking

#3 Franz Wagner

Le gros débarquement sur le podium de ce Top 10. Avec 36 matchs et quelques des performances de rookie XXL cette saison – 38 points et 7 rebonds face à Milwaukee, 28 points sur les Wolves, 27 points contre Miami et 27 points devant les Sixers – Franz Wagner a failli craquer plus que cette troisième place. Seulement, le Magic n’est – par beaucoup – plus considéré comme une équipe de la Grande Ligue et serait sur le point de laisser sa place en NBA à la JDA Dijon (source, Suzanne Brolly, deuxième adjointe à la mairie de Strasbourg). M’enfin, Franz Wagner est dans un microonde. Advienne que pourra, même si les semaines qui viennent ne plaident pas forcément en la faveur de Scottie Barnes, dauphin à l’avenir proche du pied de podium.

Stats 2021-22 : 15,8 points, 4,7 rebonds, 2,7 assists et 1,1 interception en 32,5 minutes de jeu, à 45% au tir dont 37% du parking

#2 Scottie Barnes

Lui non plus n’a pas joué les 32 matchs possibles avec son équipe des Raptors, mais il n’en est pas loin. Avec 27 rencontres dans sa sacoche, Scottie Barnes a failli laisser sa seconde place à l’ambitieux Franz Wagner, mais… Scottie Barnes quoi. Il est régulier, bon défenseur, déjà très mature balle en main et son seul défaut est pour l’instant qu’un maboul allemand tape des grandes foulées dans son rétro. Ou que les Raptors (15-17) ne sont « que » onzièmes de la Conférence Est, mais ça, dans une comparaison avec Franz Wagner, on ne peut pas vraiment le lui reprocher. Allez, un probable retour dimanche après sa blessure au genou, et le Canadien repart sur de grosses bases.

Stats 2021-22 : 15,6 points, 8,3 rebonds, 3,4 assists, 1,1 interception et 1 block en 36 minutes de jeu, à 49% au tir dont 36% du parking

#1 Evan Mobley

Pour l’instant intouchable, Evan Mobley est bien trop all around pour laisser sa place à quiconque la lui demande. Il squatte, avec Jarrett Allen, la cinquième place de notre Defensive Player of the Year Ranking et s’impose également comme l’un des meilleurs attaquants de cette cuvée de 2021. Il y a également le facteur collectif qui fait que la Mobleytte a plusieurs longueurs d’avance sur ses petiots Franz et Scottie, puisque les Cavaliers (20-16) sont cinquièmes de la Conf’ Est. Pas certain que ça bouge, à moins que Franz Wagner ne continue de lâcher des perfs aux alentours des 30 pions, ou que Scottie Barnes ne trouve un argument qu’Evan n’a pas, à placer tout en haut de son CV de rookie. On a notre course !

Stats 2021-22 : 14,4 points, 8,1 rebonds, 2,5 assists, 1,8 block et 0,9 interception en 33,5 minutes de jeu, à 49% au tir dont 33% du parking

Sources : basketreference et ESPN

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