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Rudy Gobert impérial face à Nikola Jokic et les Nuggets : le retour du patron à Utah, c’est 18 points, 19 rebonds et une grosse victoire du Jazz à Denver

rudy gobert

Rudy Gobert est de retour, Utah peut bomber le torse.

Source image : nba league pass

En déplacement à Denver, chez des Nuggets bien contents mais fatigués par leur démo de la veille, les soldats de Utah ont fait le travail pour écarter Nikola Jokic et sa bande en fin de match. Une partie assez bien gérée par les visiteurs, qui ont pu compter sur le retour d’un Rudy Gobert quatre étoiles pour tenir le regard face au MVP en titre (125-102).

C’était la matchup attendue par tout le monde.

Rudy vs Nikola, Gobert vs Jokic, avec tous leurs antécédents, avec la rivalité de division, avec le poste de pivot à assurer et des franchises à garder au top niveau.

Depuis plusieurs matchs, 5 pour être précis, le Jazz n’avait pas pu compter sur ta tour principale en défense et les résultats étaient malheureusement assez flagrants puisque Quin Snyder et ses hommes perdaient 4 rencontres de suite. Une défense poreuse, des rotations timides, Toronto, Indiana, Detroit et Cleveland se faisaient tous plaisir sans le géant de Saint-Quentin dans la raquette d’en face. Ce qui ouvrait d’ailleurs une drôle de discussion, quand on sait que la place de Rudy dans la hiérarchie des joueurs importants en NBA est souvent discutée. L’impact de Gobert peut-il se mesurer en défense seulement ? Et s’agissait-il simplement d’un coup de fatigue avec plusieurs absences Covid ? Ce qui est sûr, c’est que le Jazz se déplaçait dans le Colorado ce dimanche soir, chez des Nuggets qui venaient de tabasser les Lakers la veille. Haute altitude, joueurs en confiance dans les rangs d’en face, attention au piège à la con qui pourrait jouer des tours aux visiteurs venus de Salt Lake City. À l’entre-deux, Rudy face à Jokic, et tout le monde se prépare à kiffer la rencontre.

Autant dire que le match a offert plusieurs vagues, et chacun a eu son moment de gloire. Aaron Gordon, notamment, a parfaitement démarré la rencontre et insufflait l’énergie nécessaire pour que le public pousse des joueurs fatigués de leur marathon du weekend. Will Barton, horrible en première période, se reprenait très sérieusement en seconde. Bojan Bogdanovic ? Sublime du début à la fin, avec Jordan Clarkson pour mettre le push en première mi-temps et Donovan Mitchell pour gérer le business en seconde. Utah était efficace en attaque, mais pas insolent non plus. Et c’est en partie car le regard était tenu par plusieurs joueurs de Denver comme cités à l’instant, qui retroussaient leurs manches et contribuaient à l’effort d’équipe. Comme Monte Morris et Bones Hyland, apportant un peu de punch à la création et au scoring. Mais bien évidemment, c’est autour de Nikola Jokic que tout se passait, en bien comme en nettement moins bien (25 points, 15 rebonds et 14 passes). Dans ce genre de rencontre, on voit toute la dépendance qu’il y a autour d’un joueur exceptionnel certains soirs, la profondeur actuelle de l’effectif de Mike Malone ne pouvant aider dans des nuits comme celle de ce dimanche. Résultat ? Quand le Joker fût agressif et connecté dans tous les aspects du jeu, c’était secouement de tête sur secouement de tête pour la défense du Jazz qui ne pouvait rien face à l’excellence du pivot serbe. Et quand le MVP en titre était sur le banc…? Well, c’est exactement à ce moment précis que les Nuggets se sont écroulés, comme dans ce début de dernier quart-temps qui a vu un match serré et une ambiance électrique à la Ball Arena se transformer en balade du Jazz et silence de mort, sous les yeux déprimés de Niko le géant. On voyait Denver exténué sur le terrain, après une quasi-quarantaine de minutes de bon fight. Mais au final, c’était trop court, bien trop court face à un effectif plus frais, plus adroit, et plus dans l’urgence de la victoire.

Est-ce qu’on peut dire que le retour de Rudy Gobert a fait du bien au Jazz ? Avec 18 points et 19 rebonds à 7/7 au tir, 2 passes, 2 contres et +36 (!!!) de +/- ?

Oui, on peut.

Rudy n’a pas individuellement gagné sa matchup, mais ce n’est pas là que Gobert fait justement la différence. Quin Snyder et les fans de Utah devaient être bien contents en voyant cette rencontre, les extérieurs de Denver étant obligés de changer leurs plans lorsque le numéro 27 traînait dans la raquette. Profitant des minutes de Jokic sur le banc pour tabasser le secteur intérieur trop faible des Nuggets, Rudy enchaînait les dunks et les bonnes possessions défensives afin de creuser l’écart. C’était tellement évident, de voir l’impact qu’a le Français dans la réussite de son équipe, que les quatre derniers matchs perdus par le Jazz semblent encore plus aberrants après cette victoire mettant un terme à l’hémorragie interne. Même Jokic, obligé de se démener pour faire face aux longs bras du tricolore, lâchait quelques grosses gouttes de transpiration dans la bataille, objectif atteint pour le Jazz en tentant d’exténuer la tête du serpent du Colorado. Alors oui, il y a eu ce shoot de l’autre bout du terrain qui n’a pas compté et aurait pu mettre un terme à la carrière d’Evan Fournier, mais au-delà de cette action amusante c’est surtout la présence rassurante de Gobert qui a propulsé le Jazz et a permis à Donovan Mitchell, en star offensive qu’il est, de finir le business avec un gros coup de chaud en seconde période. Comme discuté récemment, le Jazz est en train de se jauger afin de savoir si ce groupe est fait pour jouer le titre… ou non. À un peu moins d’un mois de la trade deadline, ces questions se posent et les gros succès aident à se rassurer. Les retrouvailles avec Rudy font du bien, maintenant ce sera à confirmer avec un déplacement chez les Lakers ce lundi soir de MLK Day, et une fin de mois de janvier qui déterminera beaucoup de choses dans l’histoire récente du Jazz.

Nikola Jokic a remporté la bataille, Rudy Gobert la guerre ? Difficile de l’affirmer, mais si le pivot serbe a encore été sensationnel mais trop esseulé à Denver, le géant français a montré à quel point il était fondamental dans la réussite des siens. Utah se reprend, en attendant confirmation face à des Lakers que les Nuggets viennent de tabasser. Donc normalement, si on suit la logique, Utah devrait gagner de 250 points ce lundi soir.

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