Bucks

Giannis Antetokounmpo de retour sur sa planète : 47 points à 18/23 face aux Lakers, on appelle ça un rappel utile

Voilà, ça c’est fait. Pour ceux qui étaient concentrés, à juste titre, sur la lutte entre Stephen Curry, Kevin Durant et Nikola Jokic pour le trophée de MVP cette saison, Giannis Antetokounmpo a rappelé cette nuit pourquoi il l’avait déjà été deux fois, et pourquoi – accessoirement – il était le MVP des Finales en titre. Une démonstration face aux Lakers, que dis-je une démolition, et la planète NBA qui peut de nouveau trembler de peur.

Il l’avait probablement entouré, surligné, scotché, punaisé, tout ce que vous voulez. Bref il l’avait repéré ce match notre bon Giannis, face aux Lakers et face à un Anthony Davis souvent mis en concurrence directe avec lui quand on parle de défenseur elite à son poste. Résultat des courses ? Giannis Antetokounmpo a pris son vis à vis sous le bras, il l’a emmené dans son établi, il l’a d’abord poncé et il l’a ensuite verni de la tête aux pieds. De là à dire que le Greek Freak est un meilleur joueur de basket que le Brow ? Pas fondamentalement, mais cette nuit en tout cas l’un a collé une amende et l’autre a du payer cash. Un AD par ailleurs auteur d’une première mi-temps efficace mais par la suite dépassé par la droite, par la gauche, par devant et par derrière. Trop dur. Trop dur de lutter quand le joueur le plus dominant physiquement de sa génération a une telle envie de bouffer, trop dur quand on est soi-même pas à 200%. Et si vous avez déjà connu le moment gênant d’une note salée à la cantine, AD n’aura pas pu faire le coup du taxi-restau cette nuit.

47 points à 18/23 au tir dont 3/4 de l’Acropole et 8/11 aux lancers, 9 rebonds, 3 passes, 1 steal et 1 contre en 36 minutes

Beaucoup trop puissant, beaucoup trop Giannis, chirurgical derrière la ligne à 3-points non mais on croirait rêver, bref le Grec Freak a fait du très sale face aux Lakers et a rappelé par la même occasion que ces Bucks au complet n’avaient évidemment rien à voir avec la Jordan Nwora team du début de saison. Quatre pas pour traverser le terrain, des bras immenses et beaucoup trop musclés pour aspirer arriver au cercle sans croiser sa route, et des golgoths de type AD, Dwight Howard ou DeAndre Jordan qui paraissent d’un coup tellement petits. Frank Vogel qui aura d’ailleurs pris le parti de jouer ce match très small-ball, quelle bonne idée face à un ailier-fort de 4m80, et un Janice de toute façon bien décidé à torcher du Lakers et que rien n’aurait arrêté quoiqu’il arrive.

Une première soirée all-time cette saison pour un joueur all-time, et un avertissement pour la suite à toute la concurrence. Attention car les Bucks sont de retour, attention car le Freak est de retour, et à quelques semaines de Noël les premiers code-barres estampillés Giannis pourraient commencer à tomber comme la neige qui ne tombe plus l’hiver.

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