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Les Knicks dérouillent les Sixers, 112 à 99 : bing bong, encore une masterclass de New York au Madison Square Garden

Après une défaite frustrante ce weekend, face à une équipe d’Orlando qui était largement prenable, les Knicks devaient se reprendre à domicile. Et pas face à n’importe qui, puisque ce sont les Sixers de Joel Embiid qui débarquaient au Madison Square Garden, pour un gros match en antenne nationale. Résultat des courses ? Un match parfaitement géré par Kemba Walker et sa bande, avec une large victoire au bout (112-99). 

Vous connaissez la règle, il y a des matchs dont le score final reflète parfois la physionomie de la rencontre, et il y a des matchs dont le score final ment un peu sur l’écart réel entre les deux équipes. Mauvaise pioche pour Doc Rivers et son staff, il y avait bien plus que 13 points d’écart sur les 48 minutes jouées entre Knicks et Sixers ce mardi soir au MSG. Julius Randle en parlait après la rencontre, la défaite face au Magic il y a quelques jours avait tellement frustré le All-Star qu’il n’avait pas réussi à pioncer avant 4h du matin. Pas le genre de résultat sérieux quand on veut foutre le bordel tout en haut de la Conférence Est, mais l’avantage en NBA c’est que tu peux tout de suite te rattraper. Du coup, avant d’affronter les Bulls ce jeudi dans un match qui sera tout simplement immanquable pour n’importe quel fan ou observateur de la Ligue en cet incroyable début de saison, la bande à Mitchell Robinson avait un coup à jouer face aux Sixers. Pas de Ben Simmons en face, certes, mais un Embiid bel et bien présent alors qu’il était annoncé incertain peu de temps avant la rencontre. Et dès le début de la partie, l’affaire n’était pas si bien engagée que cela pour New York, les hommes de Tom Thibodeau butant sur une excellente défense collective de Philly, notamment menée par Tobias Harris qui tenait tête à chaque création offensive de Randle. Une petite avance de 4 points en fin de premier quart, normalement ça va nous donner un match serré et engagé jusqu’au bout de la nuit entre deux superpuissances de la Conférence Est, n’est-ce pas ?

Et bien, faux.

Le second quart-temps, voilà ce qui va faire basculer toute la rencontre. Une avalanche new-yorkaise (39 à 16 !), face à laquelle les Sixers ne vont rien faire et le public du Garden va se régaler, que ce soit Fat Joe, Spike Lee, Mark Ronson ou Ben Stiller. Quand ce n’est pas Derrick Rose qui pose du gros drive, Obi Toppin met toute son énergie vers l’arceau, Immanuel Quickley casse les chevilles de Tyrese Maxey, Kemba trouve ses points aisément et Evan Fournier continue à être aussi propre derrière l’arc (4/6 à trois-points, 18 pions pour Vavane au total cette nuit). Les Knicks n’ont même pas besoin d’un grand duo Randle – Barrett pour enfoncer Philly, qui ne trouve pas le moindre moyen de répondre. Il faut dire qu’en plus du scoring apporté d’un côté, les boys de Manhattan font le taf en défense pour le plus grand plaisir de Tom Thibodeau. Embiid gardé en GAV (2/7 au tir en 30 minutes, 5 ballons perdus), rien pour Curry ou Maxey sur le backcourt, seul Tobias Harris sort son épingle du jeu avec 23 points. Mais les chiffres ne sont pas assez nombreux positivement dans le groupe d’Andre Drummond pour tamiser la vingtaine de points d’avance que New York va garder une bonne partie de la deuxième mi-temps. Malgré quelques tentatives de comeback, que ce soit avec Thybulle, Korkmaz, Niang ou Drummond sur le terrain, les visiteurs vont constamment buter sur des Knicks trop déterminés à effacer l’affront de ce weekend. Il suffisait de voir Thibs, hurlant sur les arbitres en plein troisième quart avec 25 points d’avance, pour comprendre que rien n’allait se mettre en travers de sa route ni celle de ses joueurs. Tout en laissant Kemba Walker profiter de sa vraie première belle soirée sous ses nouvelles couleurs (19 points), les hôtes vont tranquillement s’imposer et ainsi mettre fin à une drôle de série : 15, c’est le nombre de matchs consécutifs qui avaient été perdus par les Knicks face aux Sixers. Le dernier succès datait de 2017, une drôle d’époque durant laquelle Embiid posait les bases d’un sacré duo avec Ben Simmons. Et dire que ce mardi, la seule chose qu’on ait entendue de Simmons, c’est son nom chanté dans les gradins par des fans de New York voulant charrier le Process et son équipe…

Il fallait que les Knicks se rattrapent, et les Knicks se sont rattrapés. Il fallait que New York retape du poing sur la table, et New York a retapé du poing sur la table. Deuxièmes de la Conférence Est derrière les Bulls, les potes de Vavane peuvent déjà se préparer car le plus beau des challenges les attend. Ce jeudi, contre Chicago, pour un duel qui va sentir très très bon la nostalgie des années 90. Bing bong !

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