Heat

Udonis Haslem a enflammé le choc de la nuit à l’Est : standing ovation, 100% au tir et une exclusion, résumé parfait d’une carrière

Haslem 14 mai 2021

La dernière sortie de Udo sous le maillot du Heat pouvait-elle se passer autrement ? Evidemment que non, évidemment que non.

Source image : YouTube

Avec tous les titulaires finalement présents et dans un match à enjeu entre deux des places (très) fortes de l’Est… on ne s’attendait pas forcément à ça. « Ca » ? « Ca » c’est un blow-out en bonne et due forme, avec un Joel Embiid très rapidement ficelé comme un rôti de Pentecôte et un scénario finalement incroyable, en grande partie grâce à l’une des légendes de la franchise floridienne.

L’info avait circulée quelques heures avant le match : Udonis Haslem allait entrer en jeu face aux Sixers afin de pouvoir valider officiellement sa dix-huitième et très probable dernière saison sous le maillot du Heat, lui qui avait dépassé la saison dernière les 1 000 matchs avec sa franchise de toujours. Miami lui devait bien ça, et l’entrée en jeu du videur de boîte de bientôt 41 ans fut effective dès… le premier quart-temps. A meilleur des moments d’ailleurs, et voici pourquoi.

Quelques minutes auparavant, Trevor Ariza et Joel Embiid se chicotent et jouent à celui qui parlent le plus, le second ayant tout compris à la stratégie parfaite à adopter alors que le second connaissait l’une des péripéties d’une soirée… difficile face à Bam Adebayo et toute un squad venu pour lui pourrir sa soirée (6 points à 3/9, un seul lancer tenté). Les nerfs se tendent, la promesse d’une demi-finale de conférence pointe le bout de son nez et les Sixers ne font pas vraiment les marioles, parce que Miami a – déjà – quasiment vingt points d’avance et semble avoir décidé que ce match serait synonyme de message. Mais revenons à nos moutons, en l’occurrence Udonis Haslem, qui fait donc son entrée à une minute de la fin du premier quart, sous les applaudissements d’une salle debout, devant un Erik Spoelstra debout, devant un Pat Riley debout, respectueux et mélancolique. Les épaules sont saillantes, la barbe est blanche mais la masse graisseuse est négative, et rapidement Udo se fait son plaisir de la nuit avec un premier tir rentré de près, puis un deuxième en tout début du deuxième quart.

Mais vient ensuite notre fait du match, qu’on avait franchement pas vu, mais alors pas vu du tout arriver. Le Heat mène de 19 points et asphyxie totalement Philly, et sur un box-out du vétéran floridien contesté par un tirage de maillot de Dwight Howard… les nerfs se tendent. De l’autre côté du terrain Udo explique à Dwight ce qu’il pense de sa virilité, et quand Udo parle… la discussion se termine rarement dans des draps en flanelle. Tête contre tête puis le pivot du Heat tente gentiment de crever les yeux de celui des Sixers, s’en suit un évident attroupement sans vraiment que quelqu’un n’ose s’interposer, mais Haslem finira en tout cas son premier et dernier match de la saison aux vestiaires, logiquement expulsé car les fourchettes sont interdites. Un passage express donc, dans un match maitrisé de bout en bout par un Heat qui a savamment exécuté son plan et qui continue sa dangereuse préchauffe avant les Playoffs.

Une légende du Heat et de la NBA tout court s’en est donc probablement allée ce soir, pour la dernière fois de sa carrière, et de la manière la plus logique qui soit finalement, dans une ambiance électrique qui lui colle si bien à la peau. Et franchement ? Ici on a plutôt adoré, tout simplement parce que Udo, c’est surtout pour ça qu’on l’a aimé, depuis presque vingt longues années.

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