Timberwolves

Le Jazz s’incline face aux Wolves… pour la troisième fois en trois matchs : drôle de bête noire, et merci Rudy pour le cadeau

Towns Russell

Ils cassent leur tanking, et ils sont contents en plus.

source image : NBA League Pass

On n’avait plus vu un tel oubli depuis le côté belge de la ligne Maginot. Coupable d’une grossière erreur de marquage dans les derniers instants de la rencontre, Rudy Gobert a sans aucun doute coûté la victoire aux siens. Retour sur une malheureuse bourde dans la course au trophée de DPOY. 

La jolie boxscore maison, c’est par ici

Nous dormâmes. Aucune autre phrase ne saurait mieux décrire notre état d’âme à l’approche de ce Wolves – Jazz. Les Mormons sont leaders de NBA et restent sur un revers contre les petits gars du Minnesota. L’avantage d’un back-to-back, c’est qu’il est possible de vite rectifier une erreur de parcours. La Meute est quatorzième de la Conférence Ouest et habite un joli tank vert pomme. Que peut-il bien arriver ce soir ? Les deux formations se sont déjà manquées : l’une doit perdre et l’emporte, tandis que l’autre veut gagner et s’incline. Deux pointures ne joueront pas en les personnes de Malik Beasley et Donovan Mitchell. Le trio arbitral donne rendez-vous aux acteurs sur le logo, et l’entre-deux est donné. La première mi-temps est livide, soporifique, dénuée de cette étincelle qui manque cruellement au spectacle. Les Mormons ne tirent pas à plus de 30% du parking, pourcentage rarissime dans un exercice où l’adresse anime pourtant le jeu du Jazz. Seul le duel Mike Conley – D’Angelo Russell tient ses promesses : l’ancien des Grizzlies s’applique dans la gestion de balle, tandis que le Loup crée ses propres positions de tir. Comme souvent cette saison, Anthony Edwards érafle l’arceau et lâche des pourcentages cataclysmiques. On sait à quel point une saison rookie peut être emplie de balles perdues contre le plexi, donc un sentiment d’indulgence prédomine (Minnesota Timberwolves 49 – 47 Utah Jazz).

Si le Jazz ne crée pas d’écart, c’est que ses cadres sont complètement hors de forme : Joe Ingles tire à 3/14, Jordan Clarkson à 5/20 et Bojan Bogdanovic balance un horrible 1/11. L’étendard tricolore est soigneusement entretenu par Rudy Gobert qui lui, réalise une belle prestation offensive. On regrette que Quin Snyder n’accorde pas plus de temps de jeu à Ersan Ilyasova, pourtant auteur d’une belle entame. Côté Wolves, D’Angelo Russell continue son barouf et se voit correctement épaulé par ses intérieurs : Naz Reid, Karl-Anthony Towns et Juancho Hernangomez se régalent dans la peinture du Jazz. Oups, ça ne colle pas trop avec les ambitions de notre frenchie tout ça. À sept secondes du terme, Utah perd de 2 points et Mike Conley place un tir primé dans les grandes chicots du Minnesota. Un dagger qui semble nous diriger vers un braquage mormon, le Jazz ayant été derrière toute la rencontre. C’était sans compter sur l’amitié franco-ricaine : au marquage initial sur Karl-Anthony Towns, Rudy Gobert oublie de changer de joueur sur un écran et laisse D-Lo seul sous le panier. Une erreur trop grossière pour éviter la sanction : Wolves win. D’Angelo Russell est l’homme de la partie et termine avec 27 points et 12 assists à 10/16 au tir dont… 7/12 de loin ! Un Jazz maladroit s’incline pour la troisième fois en trois matchs contre les Timberwolves. Doit-on tirer la sonnette d’alarme ou justifier ce revers par le statut de bête noire, c’est à vous de décider.

Défaite cruelle pour Rudy qui décrédibilise son argumentaire dans la course au trophée de DPOY. Il va vite falloir laisser cette scène derrière soi et repartir de l’avant pour espérer devancer les Ben Simmons et autre Draymond Green.

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