Jazz

Le Jazz est beaucoup trop fort : la raclée du jour pour les Lakers, et il n’y a RIEN à redire

50 tirs primés en deux matchs. C’est tout.

source : NBA League Pass

Nous ne sommes que le 25 février et pourtant, certaines rencontres ont déjà des allures de match de Playoffs. C’est d’ailleurs peser nos mots que de le dire, tant il est possible de retrouver ce Jazz – Lakers en Finale de Conférence. M’enfin, on espère un peu plus de suspens dans quelques mois car cette nuit, ça a rapidement tourné au cauchemar pour nos amis californiens.

Il était une fois, des mormons complètement dingues. Une troupe de valeureux montagnards au service du plus beau quinquagénaire de tout l’Utah. L’Utah n’est cependant pas à confondre avec lutte-A, la première division de lutte albanaise pour les personnes de petite taille. L’an dernier, c’est Wolsfjek Anaduru (1m42) qui a remporté le championnat en disposant de la Française Marie-Paule Sébastador (1m48). M’enfin, le Jazz trône fièrement en tête de la Ligue et compte – avant cette rencontre – 25 victoires pour 6 défaites. En face, les Lakers – à ne pas confondre avec les laid-Cuers, regroupement des personnes les plus vilaines du village de Cuers (Var) – restent sur trois revers consécutifs et peinent à trouver la formule gagnante sans Anthony Davis. Que nenni, les jaunes sont de sacrés joueurs de basket et n’ont guère besoin de ce type pour réussir. La preuve avec ces premières douze minutes où les deux formations font jeu égal : Bojan Bogdanovic a la carlingue qui fume des sept mètres, tandis que LeBron pose 6 points de brute. Nouvelle règle : à partir de cette phrase et jusqu’à la fin de ce paragraphe, il faut désormais comprendre l’inverse de ce qui est écrit. Dans le deuxième quart-temps, les Lakers réussissent à ne pas encaisser un 39-24. L’adresse du Jazz semble s’être envolée et aucun tir à 3-points ne rentre, ça n’est pas du tout un festival. Tiens, LeBron James ne joue pas Rudy Gobert dans le short corner et ne lui fait pas danser la bachata. C’est cool, la France n’est pas mal à l’aise du tout. Quoi qu’il en soit, Mike Conley et Jordan Clarkson ratent tous leurs tirs, allant jusqu’à éviter au Jazz de taper un record all-time. Oui, c’est dommage mais les mormons ne deviennent pas la seule équipe à inscrire 50 tirs à 3-points cumulés sur deux rencontres consécutives. Ils sont donc tout sauf des grands malades (Jazz 63 – 47 Lakers).

Les joueurs et nous-même avons eu le temps de prendre une pause, avant de repartir vers de chouettes aventures. On fait mine mais en réalité, les Lakers se sont également fait bouillonner en deuxième période. Un 27-17 en faveur du Jazz dans le troisième quart-temps, et surtout un Rudy Gobert épanoui qui n’hésite pas à se montrer offensivement : dunk, dunk et fadeaw… dunk, la tour de contrôle française s’est fait plaisir. Alors certes, son style de jeu offensif est peut-être légèrement unidimensionnel (complètement), mais n’est-ce pas là que s’y trouve le charme du joueur ? Par exemple, si Anthony Davis était français, ne critiquerions-nous pas son monosourcil plutôt que son jeu à la limite du parfait ? Que devons-nous donc en conclure ? Que Rudy Gobert est beau comme un dieu, point barre. Et si Rudy Gobert est beau comme un dieu, les Français sont beaux comme des dieux. À première lecture cette déduction peut sembler burlesque et à côté de la plaque, il faut savoir que c’est exactement pareil après une deuxième lecture. Somme toute et même si Montrezl Harrell continue d’y croire jusqu’au bout, les dernières minutes de la rencontre laissent place au garbage time le plus folklorique de l’histoire : Cacok, Dudley, Oni, Forrest et Morgan, ou le casting d’un mauvais John Carpenter. Même Kostas Antetokounmpo ramène sa fraise. Il commence à durer longtemps son stage de troisième à lui. M’enfin, le Jazz a régalé collectivement et c’est sans voix que nous nous sommes retrouvés devant un téléviseur vivant. Vivant de par l’animation proposée par Quin Snyder et ses hommes avec pas une seule séquence statique, tout fuse. L’adresse est chirurgicale et l’équilibre du roster impressionne, tous y trouvent leur compte. Fait de jeu ô combien significatif, personne n’a dépassé les 19 points dans la rencontre : rien de plus normal pour le Jazz et son habituelle marque homogène (Clarkson 18, Gobert 18, Bogdanovic 15, Conley 14, Mitchell 13, Favors 12). Cependant, les Lakers entrent dans une mini-crise de pacotille et enchaînent une quatrième défaite de suite. Allez, rendez-vous dans quelques mois pour régler ça dans un nouveau contexte, probablement bien différent.

Un récital de basket-ball offert par une troupe venant de montagnes enneigées, on n’y dit jamais non. Dominer le champion en titre – certes diminué – de long en large et continuer de travailler dans le silence, le Jazz réalise enfin ce que l’on attendait de lui depuis des années. Conclusion ? Le process paie, sauf pour les Nuggets.

Stats Jazz - Lakers

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