Bucks

Coucou, Giannis Antetokounmpo est de retour : 36 points, 15 rebonds et 7 passes pour le Freak taille MVP contre Boston

Giannis Antetokounmpo

Pas content l’animal du Wisconsin.

Source image : NBA League Pass

Après la très belle entrée en matière des Lakers ce jeudi face aux Clippers, il fallait bien que l’autre leader de la NBA annonce son arrivée à sa façon ce vendredi. Giannis Antetokounmpo et les Bucks n’ont fait que ça, en écartant Boston (119-112) pour le premier match de la reprise côté Milwaukee. Avec un Freak en mode patron, la machine de Mike Budenholzer repart sur les excellentes bases de l’hiver dernier.

C’était un des clients les plus attendus de cette première semaine de retour au boulot. On parlait de LeBron, de Kawhi, de Tatum, de Harden, de Doncic et d’un paquet d’autres stars, mais Giannis était situé très haut dans la liste car le script était déjà écrit à l’avance. Est-ce que le MVP en titre, et leader de la course pour réaliser le doublé, va envoyer un message clair à la concurrence dès sa première sortie sur un terrain ? Face à lui et ses Bucks, les Celtics n’avaient pas prévu de se faire marcher dessus aussi facilement. Malgré les restrictions de minutes imposées à Kemba Walker de retour de blessure, et un Jayson Tatum tout simplement horrible (2/18 au tir), Boston ne baissait pas les bras et s’accrochait coûte que coûte dans la rencontre. D’abord par l’intermédiaire d’un excellent Marcus Smart présent dans tous les détails du jeu, ensuite grâce à l’agressivité de Gordon Hayward et Jaylen Brown, ainsi que le travail de l’ombre de Daniel Theis et Brad Wanamaker. Du bon Brad Stevens mindest comme on aime, c’est-à-dire prendre un pot de mayo périmé, deux quignons de pain, du maïs, une boîte de sardines et tenter d’en faire un plat trois étoiles. Certes, dans le jeu en lui-même, les Celtics n’étaient pas jojo à regarder. Mais jamais les potes d’Enes Kanter ne baissaient les bras, au point de pousser Milwaukee à devoir se concentrer dans le money-time pour définitivement se détacher de l’armée verte. Privés d’Eric Bledsoe, les Bucks étaient eux contents de pouvoir compter sur le taf des frères Lopez, les points précieux de Khris Middleton à certains moments clés de la rencontre et l’apport des role-players qui permettaient à Budenholzer de compter sur une base solide au scoring. Cependant, en n’arrivant pas à se débarrasser de Boston, il fallait bien que quelqu’un intervienne. Qu’un patron prenne le match à son compte, impose sa volonté sur l’issue de la partie et demande à tout le monde de bien vouloir déposer ses armes. Et, non, même si les hommes aux sifflets ont créé un poil de controverse sur les distributions de fautes, ce ne sont pas d’eux dont on veut parler.

Giannis le Freak a tout simplement annoncé sa reprise en même temps que celle de la NBA, et il n’y avait pas grand chose à faire. Déjà très agressif et autoritaire en début de match, le boss des Bucks trouvait ses bons partenaires démarqués en cas de double-team défensive sur lui, et laissait le scoring venir lorsque le jeu le demandait. Une feuille noircie, ça on pouvait s’y attendre vue la matrice humaine que représente le phénomène grec. Mais la prise en main du dernier quart et cette capacité à dire stop quand il le désire, ça c’était aussi appréciable qu’impressionnant. Scorant 16 de ses 36 points (15 rebonds, 7 passes, 1 contre et 1 interception en 32 minutes…) dans le money-time, Giannis a mis le coup d’accélérateur parfait pour finir la soirée sur la plus belle des notes. Il y avait du muscle dans la raquette, du bon tir à mi-distance, du drive pour provoquer des lancers-francs et des finitions pleines de toucher avec la planche, un cauchemar à défendre. Aurait-il dû ou pu sortir plus tôt pour ses problèmes de fautes ? Le débat fait et fera rage ce samedi, pour de nombreux observateurs. Mais une fois la question retournée dans tous les sens, on ne pourra nier ceci : Antetokounmpo était le meilleur joueur sur le terrain, la force la plus dominante, et qui a su élever son niveau de jeu quand il le fallait pour dormir avec la victoire. La marque des superstars, des joueurs qui prennent conscience du moment pour faire la différence. Les Bucks devaient remporter ce premier match, face à un potentiel adverse lors des futurs Playoffs, et Giannis devait produire en menant les siens jusqu’à la gagne. Check, check, check. Tout a été validé par le Freak, dans un collectif toujours aussi bien huilé et qui veut, plus que jamais, assurer sa première place au classement pour attaquer les PO dans une pure dynamique.

Rien à redire, Giannis a fait ce qu’il devait faire. Peut-être qu’on le prend trop pour acquis, en haussant les épaules lorsqu’il rentre un tir à trois-points en transition, mais le patron des Bucks a fait ce qu’on attendait de lui. Un match de boss, dans un duel très attendu, et avec beaucoup de regards pointés sur lui. Les fans de Milwaukee peuvent pioncer peinard, leur écurie est dans une très bonne forme et sa plus belle bête également.

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