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Victor Oladipo se tâte en vue de la reprise : après un an et demi à se tâter, faudrait pas qu’il choppe des rougeurs

Victor Oladipo 9 janvier 2020

Victor Oladitâte.

Source image : YouTube

C’est le feuilleton le plus en vogue du côté d’Indianapolis cette saison, un poil plus intéressant que le documentaire qui tente d’expliquer pourquoi Myles Turner est le fils adoptif de Rudy Gobert. Reviendra, reviendra pas, tel est le nom de cette série à suspense interprétée par Victor Oladipo, et très franchement on n’a pas été aussi impatient de connaitre le dénouement d’une histoire depuis les hésitations amoureuses de Dawson et Joey Potter. Une comparaison qui ne doit pas vraiment causer aux enfants de l’an 2000, parlons donc plutôt de basket.

Treize. Treize comme le numéro de Bernard Diomède à la Coupe du Monde 98, treize comme l’âge qu’aura ma cousine l’année prochaine, mais surtout treize comme le nombre de matchs joués cette saison par Victor Oladipo. Débarqué dans l’Indiana à l’été 2017, Toto avait immédiatement montré à quel point il se sentait chez lui en envoyant une saison du tonnerre alors même qu’il arrivait du Thunder, jeu de mot pour les bilingues. Désigné MIP et auteur d’une série de Playoffs remarquable face à un LeBron James à qui il arrachera trois matchs, Olade s’inscrivait alors comme le futur de sa nouvelle franchise, comme un All-Star en puissance. Puis vint le temps du deuxième effet Kiss-cool, un début de saison 2018-19 timide et surtout une sale blessure au genou qui le tiendra éloigné des parquets pendant un an. 370 jours exactement. Dans le même temps les Pacers continuent d’être cet espèce de poil à gratter dont tout le monde se fout mais que tout le monde respecte un minimum, chelou, Domantas Sabonis devient à son tour All-Star et le 30 janvier dernier Totor is back, Totor is clutch face aux Bulls, mais Totor galère et son équipe prend quelques gifles. La Dolce Vita attendra un peu, d’autant plus que quelques semaines plus tard Pangolin Premier devient roi du monde et prive Oladipo d’une vraie reprise. Voilà où l’on en est aujourd’hui, et l’intéressé de se demander s’il est bien judicieux de reprendre la saison dans ces conditions, si ce ne serait pas plus intelligent de zapper cette histoire de bulle histoire d’être VRAIMENT en forme la saison prochaine. Au point où on en est hein, on n’est plus à deux mois près.

« Je me sens beaucoup mieux. Je sais qu’il y a un risque à entrer dans cette bulle dans la situation particulière dans laquelle je suis, à savoir avoir été inactif aussi longtemps et devoir m’y remettre d’un coup. Je dois simplement faire les choses intelligemment. »

Actuellement dans la course aux places européennes, les Pacers auraient une belle gueule d’emmerdeurs s’ils entraient dans la bulle au complet, et la présence d’un Toto à 100% changerait clairement la donne. Peut-être pas pour aller gratter les gros gros favoris hein, mais au moins pour jouer les empêcheurs de tourner en rond, ce que les hommes de Nate McMillan font très bien depuis quelques saisons. Reste à savoir si le moyen-terme sera privilégié ou si cette mouture assez exceptionnelle donnera l’envie aux dirigeants et aux joueurs de tenter le coup cet été, car vous n’êtes pas sans savoir que sur un malentendu ça peut marcher.

On attend, on attend et on attend toujours. Un an et demi que ça dure, et si trois mois de plus ne nous ferons pas boiter, pas sûr que les fans des Pacers ne soient du même avis. Ah bah tiens on va leur demander d’ailleurs, quatre coups de fil maximum à passer et on vous tient au courant.

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