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Se taire, c’est cautionner.

jaylen brown
Source image : YouTube

C’est un événement qui a chamboulé les Etats-Unis et suscité de vives émotions, un peu partout dans le monde. Le décès de George Floyd sous le genou d’un policier blanc à Minneapolis cette semaine a poussé l’Amérique dans une zone de quasi-implosion, et provoqué des échanges houleux sur les réseaux sociaux. Des joueurs de NBA sont ainsi montés au créneau ces derniers jours, pour s’exprimer, manifester, témoigner leur soutien et tout simplement faire ce qu’il faut faire : ne pas se taire.

La position est délicate.
Initialement, c’est l’hésitation qui domine au-dessus de tout.

Pourquoi devrait-on parler de cet événement en prenant position, alors que TrashTalk est un média d’actualité NBA ? De quel droit, ou plutôt dans quel siège sommes-nous, pour sortir de cette zone de confort sportive et soudainement s’exprimer avec pugnacité sur un sujet de société. Surtout lorsque ce sujet est mis sur la table par une occurrence américaine, et non française. La réponse tient en quelques exemples.

Donald Sterling et ses propos racistes en 2014. Jason Collins et son coming-out en 2013. Russell Westbrook injurié à Utah. Joel Embiid en équipe de France, Jeremy Lin et l’appropriation culturelle, et ainsi de suite. Oui, même si cela peut sortir des méthodes traditionnelles et créer la controverse quant au rôle d’un média de sport en France, nous avons toujours tenu à prendre la parole pour faire avancer le débat sur certains sujets qui sortent des quatre lignes du terrain, et à des moments précis. Le cas de George Floyd entre dans cette catégorie.

 

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Il y a l’auteur d’un côté, et il y a le rédacteur de l’autre. Le rédacteur voit Jaylen Brown taper 15h de routes en bagnole, de Boston à Atlanta, pour participer ce samedi à une manifestation pacifique contre les injustices sociales dans son pays. C’est Malcolm Brogdon, lui aussi vice-président de l’association des joueurs, qui rejoint son collègue des Celtics pour s’exprimer avec éloquence sur les événements récents. On peut aussi citer LeBron James, Trae Young, Dwyane Wade, Stephen Curry, et des dizaines de basketteurs actifs ou retraités qui ont pris la parole sur leurs réseaux afin d’articuler publiquement leur frustration cette semaine. Meyers Leonard a tapé du poing sur la table en parlant du privilège blanc qui a lieu aux Etats-Unis, Steve Kerr a lui affirmé que « les blancs n’ont pas encore fait assez » pour éviter ce genre de drame.

Dans les faits, le lien est… fait. Des joueurs de NBA parlent de George Floyd, on va relayer avec ces faits, et puis c’est tout.

Sauf qu’il y a l’auteur, et donc les personnes que nous sommes intrinsèquement, derrière l’écran. Derrière nos rôles ou nos responsabilités. Il y a le moment présent, le respect d’une mission quotidienne comme rédiger un papier sur la NBA car notre situation routinière l’impose. Et il y a le moment plus global dans notre histoire, l’obligation de faire avancer les choses car l’humanité en nous l’impose, car la plateforme qui nous est offerte le requiert. L’idée ici n’est pas de faire la morale sur la façon de traiter un sujet d’actualité, à chacun le droit de s’exprimer à sa façon. Et personne en ce bas monde peut se considérer parfait, même LeBron. Dans un moment d’honnêteté et d’introspection, on peut considérer que cette parole aurait pu être prise pour les Adama Traoré, Zyed, Bouna, Théo et tant d’autres sur bien des sujets en France qui demandent ces élans d’expression. Que pour chaque tragédie il y a une part d’arrivisme, et que la prise de parole ne doit pas retomber une fois l’actualité modifiée.

Mais au-delà du droit et du pouvoir, il y a un devoir. Et ce devoir, c’est de s’exprimer. Quel que soit le combat.

Les récits des années 1940, 50 et 60 nous replongent dans une ère où la parole était là aussi fondamentale. Pas de réseaux sociaux à l’époque, pas de chaîne de télé bombardant des infos (ou de la peur, au choix) H24. Mais des combats, menés de front par des héros de leur époque, qui ont justement fait face à cette hésitation initiale et ont vu qu’il y avait quelque chose de bien plus grand que le moment présent. Que l’effort, car pour beaucoup de monde il s’agit d’un effort, en valait la peine. Et que cela n’améliorerait peut-être pas leur monde, mais que cela embellirait celui de demain. Ce sont les Bill Russell, les Oscar Robertson, les Earl Lloyd, et les Red Auerbach. Ce sont les Kareem Abdul-Jabbar et Wes Unseld, boycottant les Jeux Olympiques de 1968, qui ont tenu droit et pris d’énormes risques quand l’Histoire le demandait. Bien sûr que c’était dangereux à leur époque, que cela pouvait avoir des conséquences terribles pour eux comme pour leurs proches. Et ce danger, bien que différent il existe aussi aujourd’hui, dans une ère d’étiquetage et de la catégorisation.

Tu as pris position donc tu es ceci. Tu as affirmé cela donc tu es untel.

Oui. C’est sûr, c’est risqué et cela peut en faire flipper certains.

Mais se taire dans ce cas précis, c’est cautionner un meurtre. C’est rester dans ce moment présent uniquement, par flemme et par peur, sans contribuer à l’amélioration du monde de demain. Sans prendre conscience qu’il s’agit de quelque chose de bien plus grand, comme le sport l’a tant rappelé au fil des années en permettant aux plus grands athlètes de véhiculer un message positif. Cet égoïsme du silence, on ne le partage pas et on ne le partagera pas. Car il en va de notre responsabilité et de nos valeurs, de choses qui dépassent notre équipe préférée, nos avis sur le jeu de James Harden, nos punchlines sur le contrat de Gordon Hayward ou sur le management des Knicks.

Ce qui s’est passé cette semaine aux Etats-Unis doit pousser à l’expression, à la revendication. Comme ce que l’on peut voir en France et dans d’autres pays. Et il est clair que l’on ne doit pas attendre qu’un événement se produise chez les ricains, tel un haut-parleur mondial, pour échauffer sa voix soudainement. Mais il faut bien un point de départ, un ralliement, quelque chose qui fédère et pousse à l’expression au-delà des barrières habituelles. Si la mort filmée d’un homme sous le genou d’un agent de police, « tel un zèbre dans la gueule d’un lion » soulignait Killer Mike ce weekend, ne vous choque pas au point de vous exprimer sur la situation, alors nous sommes au regret d’annoncer que nos voies se distanceront.

Peut-être que la prise de position d’un média français NBA sur ce sujet ne changera pas le monde. Certainement. Peut-être que cela en énervera certains, aussi. Mais peut-être que ces mots, ajoutés à tant d’autres mots venant de tant d’autres personnes à notre époque, contribueront à un regard. Ce regard en arrière, celui jeté quelques décennies plus tard, en se disant que malgré les risques, les critiques, les insultes ou les menaces, cela en valait clairement la peine.

La parole est à nous, et à vous. Maintenant.

19 Commentaires

19 Comments

  1. LostDreamer

    31 mai 2020 à 18 h 55 min at 18 h 55 min

    Bravo.
    Mille fois bravo pour ce papier couillu.
    Ça ne plaira pas à tout le monde, c’est sûr mais tant pis. On fait le ménage dans la commu et tout les petits (et grands) nostalgiques des bottes peuvent aller se faire f…
    Quand l’histoire dérape, il ne faut pas se cacher derrière sa neutralité de journaliste, au contraire il faut ouvrir sa gueule et profiter de la tribune que l’on a pour éveiller d’autres consciences. Merci pour cela.

    BLM
    Peace

  2. TheTruthPP34

    31 mai 2020 à 19 h 21 min at 19 h 21 min

    Qu’est-ce qu’on peut dire d’autre à ça? Très bel article Bastien, merci.
    Comme tu l’as dit, il ne s’agit pas seulement de George Floyd: il s’agit de tous ces actes de racisme, aux États-Unis, en France ou ailleurs. Il s’agit de Ahmaud Arbery, d’Adama Traoré, et de toute cette violence, parce qu’il y a une différence de couleur de peau. Pourquoi? Pourquoi une haine basé sur des prétextes aussi idiots? C’est la même chose concernant la religion.
    Pourtant, nous ne sommes pas différents: à l’intérieur, nous avons tous un même sang rouge qui coule dans nos veines. Nous vivons tous sur la même planète. Nous pouvons tous ressentir des émotions. Bref, nous sommes tous des êtres humains. À partir de là, quel est l’intérêt de haïr quelqu’un qui est pareil que soi? La peur de l’autre? Mais pourquoi avoir peur de l’autre? Au fond, nous sommes tous les mêmes. Au fond, nous tous qui sommes sur Trashtalk, nous aimons tous la NBA, et le basket. Et cette passion, ce n’est pas une question de religion ou de race, non: nos goûts sont simplement les mêmes. C’est en ça que le sport, comme le basket, est beau, et est un vecteur de mixité sociale.
    Voilà. Au final, l’humain est bête, et peut se mettre à classifier des personnes selon des critères qui n’ont pas lieu d’être. Mais l’humain est humain. Et c’est sa plus grande force.

  3. Auron

    31 mai 2020 à 21 h 16 min at 21 h 16 min

    J’aime beaucoup ton papier mais je ne peux être d’accord avec son titre.
    Non se taire, ce n’est ni cautionner ni être complice. La prise de parole est personelle ainsi que les opinions qui vont avec. Certains ne peuvent pas, certains sont dans l’action plutôt que la démonstration… Bref, il y a de nombreuses raisons autre que la peur ou la lâcheté.
    De plus si je m’en tiens au titre, pendant que j’ecris ces lignes,des hommes, des femmes, des enfants sont violentés, abusés, tués… Est ce que, toi comme moi, nous cautionnons ces actes..? Pour ma part, il est clair que non et je me doute bien qu’il en est de même en ce qui te concerne.
    Pour finir, je te remercie pour ton article car je le crois nécessaire, la lutte contre les atrocités humaines ne doit jamais s’arrêter.

  4. xMx

    31 mai 2020 à 21 h 55 min at 21 h 55 min

    Triste, de vivre dans un monde où ce genre de chose peut encore arriver, de vivre dans un monde où les humains persécutent d’autres humains car ils sont différents d’eux.
    Mais aussi fier, de voir nos joueurs NBA s’indigner, s’engager dans la lutte pour un monde meilleur. Fier de vous voir en parler, que des grosses entreprises en parlent, que le silence cesse.
    Car nous ne devons pas oublier que ce genre d’acte arrive si souvent dans ce monde, que les persécutions en tout genre sont quotidiennes.
    Le silence n’a jamais fait changer les choses, qui ne dit mot consent.

  5. Ath

    31 mai 2020 à 22 h 54 min at 22 h 54 min

    Bravo Bastien et par extension, à toute l’équipe et aux réponses positives de la commu.

    A ce propos, la tribune de Kareem Abdul Jabbar est fabuleuse et on parle d’un gars qui a connu le racisme à son zenith aux USA.

    60* ans plus tard, pas grand chose n’a changé : C’est peut-être le constat le plus effroyable et le plus triste qui ressort de tout ça.

    *60 ans ? Je pense que l’on peut remonter encore plus loin.

  6. JR_Lambert

    1 juin 2020 à 2 h 12 min at 2 h 12 min

    black lives matter, oui, mais que quand c’est un policier blanc qui tue un noir.
    90% des homicides de noirs sont commis par d’autres noirs, mais la non, black lives don’t matter.
    Circulez, ya rien à voir.
    En fait, c’est comme les chasseurs et les complots.
    Il y la les bons blackicides et les mauvais blackicides

    • West0

      1 juin 2020 à 11 h 18 min at 11 h 18 min

      C’est une histoire de symbolique: Un policier Blanc figure d’autorité, réprésentant la loi, tue un Noir sans motif valable. Il y a là toute l’injustice raciale qui existe dans ce pays depuis sa création, en un moment.
      Mais Black Lives Matter n’est pas là que pour ça, c’est un mouvement qui combat toutes les formes de ségrégation: inégalités salariales, taux de chômage plus important, vie dans les ghettos…
      Evidemment que les Noirs tuent majoritairement des Noirs, comme les Blancs tuent majoritairement des Blancs, c’est simplement le fait d’une ségrégation spatiale, chaque race vie dans son quartier, sa communauté.
      Seulement c’est comme pour tout, quand ce qui devrait être exceptionnel est en fait habituel, on n’en parle beaucoup moins… Parle-t-on encore de ce qui se passe au Moyen-Orient par exemple ?

      • JR_Lambert

        1 juin 2020 à 17 h 37 min at 17 h 37 min

        je suis d’accord avec ce que tu écris mais le vrai pb est plus profond.

        Ce que je vais écrire ensuite ne s’adresse pas à toi en particulier.
        Sortez vous les doigts et arrêtez d’avoir une morale de bisounours.
        Ces policiers qui ont tué ce black ont surement été choisis et payés pour faire ca.
        Et la façon dont se black s’est fait tué, c’est pas un hasard.
        Étouffé pendant 8 minutes ? ca laisse bien du temps pour que tout le monde voit et filme pour rediffusé ensuite.
        La vérité, c’est qu’il y a une guerre interne aux USA entre Trump-Militaires-Patriotes vs Democrates-CIA-Pedophiles.
        Le coronavirus a été un outil manipulé par les demos pour discréditer Trump, lockdown le pays dans l’espoir de virer Trump en annulant les élections.
        Mais ca n’a pas marché. L’OMS s’est fait déboité. Fauci est un escroc.
        Sur les 100k décès aux USA, 70 000 dans les états demos, 10 000 dans les états repub.
        Pourquoi ? car c’est dans l’intéret des demos de gonfler les chiffres des morts.
        Le covid19, ca marche pas fort pour virer Trump.
        On passe au plan suivant, les tensions interraciales, le chaos civil, via BLM et les antifas

        Oui ca va au dela du basket tout ce bordel. Mais bien plus au-delà que la plupart du monde veut bien penser.

        • Laucops

          1 juin 2020 à 21 h 13 min at 21 h 13 min

          Marrant West0 a posté une réponse censée et rationnelle à ton troll initial, ce qui a eu le mérite de te faire dévoiler la suite de ton discours, complètement perché et paranoïaque, et donc de faire comprendre à tous que tu étais d’ores et déjà dans un niveau de délire dont aucun discours raisonné (pardon « de bisounours ») ne saurait te faire revenir. Effectivement, on va circuler, y a rien à lire de pertinent.

          • JR_Lambert

            2 juin 2020 à 17 h 51 min at 17 h 51 min

            rdv dans 6 mois

        • Dr J

          2 juin 2020 à 9 h 46 min at 9 h 46 min

          Boy, that escalated quickly.

    • Abdul

      1 juin 2020 à 12 h 38 min at 12 h 38 min

      Merci!!!
      Et on est sommé de s’émouvoir pour ce fait divers habillé en lutte des races (bien que tragique pour le mec mort et ses proches).

    • J_Legoubé

      1 juin 2020 à 21 h 40 min at 21 h 40 min

      Qu’est-ce que tu raconte ma parole ta un père de famille un homme de 47 qui ce fait étouffé par un policier alors qu’il a rien fait du tout. Et à côté t’as une jeune fille qui appelle la police pour ce plaindre d’un noire alors qu’il a rien fait car elle sait que quoiquil arrive on vas lui donner raison et t’arrive à pondre un truc pareil et je parle même pas que tu me sorte des chiffres de ton chapeau magique pour pas dire c*l. Non t’as rien compris le black live matter c’est pour dire que non pk quand flic noir tue un blanc c limite dépénalisé alors que si il tue un autre blanc la y’aura une enquête pk deux mec peuvent tuer un jeune jogger noir sans être inquièté tant que les videos ne sortent pas. Pk un mec(un hero de guerre)peut sauver des gens dans un centre commercial d’un tueur de masse ce faire abattre par la police qui va revendiqué avoir stoppé le terroriste jusqu’à la sorti des VIDÉOS montrant qui les a sauvé juste pcq ce héros et noir. Non je suis juste outrer par ton commentaire qui ne ce base sur rien et tourné autour du vide et pour dénoncer la violence dans les quartiers tkt ça fait 10 ans qu’on a les zemour et les bfm

  7. raka

    1 juin 2020 à 11 h 34 min at 11 h 34 min

    Excellent papier les gars. Perso, c’est là que je vous attend en tant que média NBA mais pas que. Merci pour ça. Ce qu’il c’est passer aux states est une horreur, les images sont difficilement regardable, mais il faut relayer, dénoncer et combattre ces horreurs.
    Poing en l’air les gars, la bise.

  8. WestBrique0

    1 juin 2020 à 12 h 18 min at 12 h 18 min

    Merci pour cette publication, il fallait la faire, pour une raison évidente: la NBA est composée majoritairement de joueurs Américains, eux-même majoritairement Noirs. Ces joueurs là viennent pour beaucoup de quartiers pauvres, des ghettos. C’est par cette ségrégation spatiale, la pauvreté, le système scolaire sans ressources, le taux de chômage important que s’est créée l’appropriation des playgrounds par les Noirs.
    Comme le rappellent certaines des plus grosses stars de la Ligue, le basket était le seul moyen pour eux d’éviter le chômage, la drogue, la prison, la mort, qui entourent ces endroits.
    Le système scolaire aux Etats-Unis n’est pas gratuit, l’accès aux études ne peut se faire très souvent que par le sport pour les plus pauvres, par le biais des bourses. Les plus pauvres adolescents étant Noirs, il s’agit pour beaucoup de leur meilleure chance pour s’en sortir.
    Or, ce système laisse beaucoup de jeunes sur le carreau, car tout le monde ne peut pas devenir pro. Quel autre choix alors que de retourner dans leurs quartiers, tout en sachant la dure réalité qui les attend (Last Chance U est très bien pour comprendre ce système).
    Mais ça ne s’arrête pas là pour ceux qui réussissent: comme on a pu le voir dernièrement sur le débat du salaire pour les joueurs universitaires, ces jeunes rapportent de l’argent aux universités, beaucoup d’argent puisque le championnat universitaire est TRES populaire, mais ils ne reçoivent rien de cet argent là.
    Et puis finalement, il me semble que seul Michael Jordan est président d’une franchise. Le Commissaire de la Ligue est également Blanc. Même étant progressistes, et en ayant fait beaucoup pour faire de la Ligue la figure du sport américain politique, défendant les causes anti-racistes, le problème est toujours là, celui de l’héritage.
    Les postes de pouvoir sont dirigés par les Blancs.
    Le racisme aux USA comme en France, se cache dans les moindres recoins de notre système, de nos institutions, mais il n’est vu que par les racisés, tous les jours. Les autres, eux, ne le voit se révéler qu’au travers de ces sordides affaires.
    C’est pour cela qu’il faut aussi tenter de comprendre ces mécanismes, et pour nous fans de NBA, comprendre aussi que ces figures de réussite Noires que l’on voit ont dû faire face aux même problèmes que toutes ces victimes, ont vécu ses drames par le biais d’amis, de famille, ou de connaissance, que cela fait partie d’eux intrinsèquement.
    Et il ne faut pas oublier non plus qu’ils n’ont pas tous les droits: ils ne sont pas pour la plupart maîtres de leur destin, subissent leur contrat, sont bringuebalés de ville en ville comme de la marchandise, au gré et aux envies des franchises. Ils peuvent également s’exprimer, mais tant que cela reste polissé, sous la tutelle de la politique choisie par la NBA comme l’a montré l’affaire des commentaires sur Hong Kong, mais comme le montre aussi la célébration par la ligue de Martin Luther King et non celle de Malcolm X.

    Bref je crois que je voulais juste dire merci.

  9. Sowbraz

    1 juin 2020 à 20 h 16 min at 20 h 16 min

    Excellente contribution. Tous ceux qui ont l’opportunité de porter leur voix pour dénoncer ce genre d’injustice se doivent de le faire. Et ceci est valable pour tant d’autres choses ignobles qui se passent dans le monde.
    Encore bravo

  10. Al

    2 juin 2020 à 10 h 40 min at 10 h 40 min

    Un seul mot : merci.

  11. Tarsipark

    3 juin 2020 à 11 h 06 min at 11 h 06 min

    Merci. Je me disais déjà ça en mattant votre freeflow confinement hors basket, et cette tribune enfonce le clou : Trashtalk c’est pas juste des fans de basket, c’est des mecs biens, tolérants, ouverts, engagés. MERCI !

  12. Fawzy

    3 juin 2020 à 18 h 32 min at 18 h 32 min

    Hello. A la base, je venais juste pour vous apporter mon soutien suite à cette tribune après avoir lu quelques justifications Twitter auxquelles vous avez été sommés de vous livrer, mais je vois qu’il y a beaucoup de gens bien dans ces commentaires.

    Même si les évènements se passent loin d’ici, on a tous senti que tout çà nous rappelait quelque chose de plus intime, et on a tous voulu faire quelque chose, même sans trop savoir quoi. Même si les détracteurs sont les plus vocaux, pour cette tribune comme,au reste, partout ailleurs, je peux témoigner qu’il existe une immensité de gens chez qui l’émotion que provoque ce crime, et l’immense sympathie pour les victimes qui lui répond, provoque une consolation et un réconfort immenses, et qu’ils se sentent moins seuls. Même si ils ne l’expriment pas.

    Il y a toujours des gens pour critiquer sur la forme que prend un soutien ou une lutte, et il se vérifie un peu trop souvent en dernière instance que c’est la cause elle-même qu’ils désapprouvaient. La forme comme le fond étaient parfaits, changez rien.

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