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San Antonio se défait de Phoenix dans une fin de match rocambolesque : 121-119, Mexico a bien kiffé, le beau jeu beaucoup moins

Patty Mills San Antonio vs Suns 15 décembre 2019

Patoche les grosses baloches.

Source : NBA League Pass

Nouvelle affiche cette nuit du côté de Mexico avec San Antonio qui se rendait « chez » les Suns. Le public espérait un show digne de Luka Doncic l’autre jour contre Detroit, il aura au moins eu droit à une fin de match totalement folle entre choke, incompréhension et clutchitude. 

Comment décrire ce match… ? Vraiment il y a des rencontres sur lesquelles on ne peut pas mettre de mots. Agaçant, déroutant, décevant, surprenant, fou, improbable, on en perd notre latin et c’est peu de le dire. Disons le franchement, sans la fin de match serrée et l’overtime qui va avec, on n’aurait probablement même pas écrit sur ce match qui était juste bon à jeter dans la poubelle à fajitas. Une adresse catastrophique malgré des shoots ouverts, beaucoup d’actions forcées, des défenses qui donneraient la gerbe à Tim Duncan et ça tombe bien il était là, l’impression que certains joueurs jouent dans un bain moussant (et on se répète)…

Il y avait aussi du bon, un peu certes mais quand même. Ricky Rubio qui nous fait une perf’ digne de son Mondial, le groupe des Suns qui prend ses responsabilités en équipe pour combler les 30 pions que met Devin Booker chaque soir, les jeunes Spurs qui se montrent car ils ont bien compris qu’ils ne peuvent pas toujours compter sur les cadres. DeRozan qui s’offre une place dans le prochain top 10 en mettant Frank Kaminsky sur un énorme poster… et voilà pour le gros du match après 43 minutes de jeu. Et puis est arrivée cette fin de match, ces quelques minutes avant et pendant la prolongation qui ont donné ce coup de fouet qui donne envie de causer cinq minutes. Pourquoi à ce moment-là précisément ? Pop aurait-il menacé ses joueurs de rentrer en stop jusqu’à San Antonio ? Toujours est-il que d’un coup on est passé du rythme de jeu de Pau Gasol à celui d’un vrai match NBA. Une fin de match folle qui a permis de mettre plusieurs joueurs en lumière. Patty Mills tout d’abord qui n’avait pourtant pas son shoot des bons jours et qui s’est transfiguré dans le money time, s’occupant au passage des chevilles de son pote et compatriote Aron Baynes.

L’occasion de sortir du bain pour LaMarcus Aldridge, le temps de prendre un rebond offensif et de marquer avec la faute. Même s’il ratera ensuite le lancer qui aurait possiblement pu finir le match… A croire que le Jacuzzi lui manquait.

Et vu que les Texans aiment bien les classiques… ils ont permis à Kelly Oubre de nous rejouer la scène du shoot dans le corner à reculons pour aller en overtime. On vous donne un indice, la dernière fois, ça avait mal fini.

Et que dire de cette prolongation ? Les Spurs qui prennent d’abord les devants, puis se font retourner par les Suns, on se dit que c’est mérité car Rubio est sur une autre planète ce soir. +2 Phoenix et dernière possession dans les mains de Ricky, c’est pas beau ça ? Et puis cette action incertaine, dure à analyser. Rubio perd la balle sur une banale remise en jeu, faute de Murray, oui/non, dur à dire vraiment… DeRozan a l’occasion d’égaliser, il le fait avec un shoot improbable (et chanceux disons-le) et avec la faute. Les Spurs peuvent clore le match mais gros choke de l’arrière sur la ligne et grosse cohue pour chopper le rebond qui finit… sur la tête de Mikal Bridges qui est au sol. Même les commentateurs se demandent ce qu’ils foutent là, est-ce vraiment la tête de Bridges, le genou de DeRozan, chaque banc se plaint, bref c’est le bordel. Après cinq visionnages, les hommes en gris donnent le ballon aux Spurs, et la suite se passe de commentaires.

Les Spurs ont gagné ce match et sans doute que les quatre prolongations de leurs quatre derniers matchs (une première depuis 50 ans) ont dû limiter leurs cannes, mais la manière est encore bien crade pour la bande à Pop’. Tu joues contre les Suns sans Devin Booker avec un certain nombre de cadres qui ont plus d’expérience que l’équipe en face réunie et tu galères comme c’est pas permis. La victoire est là, elle fait oublier la défaite contre les Cavs mais le boulot à réaliser est immense et nul doute que le gourou de San Antonio l’a réalisé. Phoenix a lutté avec ses armes et pourra s’en vouloir car ils auraient pu et sans doute dû gagner ce match. Le retour de Mexico va être long de part et d’autres. 

Boxscore suns vs Spurs 15 décembre 2019

Boxscore Spurs vs Suns 15 décembre 2019

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