Cavaliers

Kevin Love enfonce les Spurs à domicile : en même temps, les Cavs qui gagnent à San Antonio, est-ce vraiment une surprise ?

Kevin Love 13 décembre

« T’en fais pas Papy, la retraite c’est pour avril. »

Source image : NBA League Pass

Ce match ne devait pas forcément être l’un des plus équilibrés de la nuit, mais ça c’est ce qu’on se dit lorsque l’on n’a pas encore vu les Spurs jouer cette saison. A l’arrivée un match… bah équilibré hein, et au bout du compte une victoire presque logique compte tenu de la motivation des uns et des autres. Mais pas grave, Gregg Popovich semble heureux, les Spurs ont battu les Clippers et les Rockets et LaMarcus Aldridge a crié sur un putback. Tout va bien les gars.

Quand l’un des meilleurs postes 4 de la décennie, tout transférable et saoulé qu’il soit en ce moment, réalise l’un de ses meilleurs matchs de la saison, mieux vaut être prêt à encaisser les coups. Quand un meneur sophomore est saignant et a envie de se farcir une bête blessée, mieux vaut être prêt aussi. Quand… Jordan Clarkson sort comme à l’accoutumée du banc pour prendre sa vingtaine de tirs, mieux vaut s’y attendre. Sauf que cette nuit, et ce pour la 24ème fois en 24 matchs ou pas loin, les Spurs n’étaient pas prêts, sinon prêts à subir une nouvelle fois l’attaque adverse sans ne jamais montrer de signe encourageant de révolte. Un début de match plus que timide, un baroud d’honneur au quatrième quart mais un Derrick White qui saute bêtement sur une feinte pour se retrouver le cul sur une chaise du très vide AT&T Center… et les Cavs arrachaient ainsi, au mérite, une prolongation qui ne laissait augurer rien de bon pour le fantôme de la franchise texane. Deux énormes briques plus tard de Patty MILF et LaMarquise Aldridge, la jeune équipe de John Beilein s’imposait finalement 117-109 après une demi-douzaine de lancers offerts à Collin Sexton, tout heureux de sortir victorieux de sa ballade du soir.

Car pour les attaquants de Cleveland c’est bien à une ballade à laquelle ils auront pris part, entre des plots se regardant gémir en pensant davantage à la prochaine cartouche offensive qu’à une solution pour empêcher les quatorzièmes de l’Est marquer à chaque possession. Et on se répète, quand t’as Kevin Love en face et en forme ça ne pardonne pas. LMA à des années lumières de son niveau défensif de la saison passée, Dejounte Murray qui ne fait pas les efforts mais pas grave il a encore volé trois ballons, Marco Belinelli, Bryn Forbes et Patty Mills qui n’ont jamais défendu de leur vie et ce n’est donc pas en 2019 que ça va commencer, bref une nouvelle soirée portes ouvertes lors de laquelle ce sont cette fois-ci de valeureux Cavs qui se seront incrusté pour repartir avec le plein de sourire. Peut-on raisonnablement prendre 83 points en 2019 des mains d’un trio Love – Sexton – Clarkson ? Les Spurs eux le peuvent, et voilà l’une des raisons pour laquelle on retrouve aujourd’hui San Antonio avec un bilan assez honteux de neuf victoires pour… quinze défaites, quinze revers lors desquels la défense texane aura accordé en moyenne 800 points à ses adversaires. Mais tout ira mieux très vite hein, paraît-il que Lonnie Walker est un crack et a juste besoin d’être plus utilisé.

Victoire méritée donc et presque… logique des Cavs, qui continuent de survivre en cette saison de transition, en attendant peut-être de gros mouvements à partir de dimanche, ouverture du grand marché de l’hiver en NBA. Pour San Antonio les maux ne sont pas guéris, et on dirait même que la cicatrice est de plus en plus ouverte.

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