Bucks

Giannis Antetokounmpo a découpé le Jazz : 50 points, 14 rebonds et 6 passes, alors comme ça je suis pas Joueur de la semaine ?

Leçon numéro un : il se passe toujours quelque chose entre le Jazz et les Bucks. Une mixtape de Giannis Antetokounmpo sur un Rudy Gobert transformé en punching-ball, un career high de Donovan Mitchell ou un buzzer-beater de Bojan Bogdanovic, on a dit qu’il se passait toujours quelque chose entre le Jazz et les Bucks. Leçon numéro deux : il se passe toujours quelque chose quand Giannis est sur le terrain. Leçon numéro trois ? Se référer aux deux premières leçons…

C’était un vrai choc qui avait lieu cette nuit au Fiserv Forum, entre une franchise qui roule pour l’instant sur la Conférence Est (spoiler, c’est pas prêt de changer) et une autre qui monte doucement en régime dans une Conférence Ouest autrement plus hostile. Rudy Gobert était absent car toujours en délicatesse avec sa cheville mais c’était un choc quand même, avec dans le rétro les souvenirs de guerre évoqués en intro. Mais ce soir, si les deux équipes nous auront offert un match tendu jusqu’à ses dernières secondes, un homme aura une nouvelle fois tapé du poing sur la table, probablement un peu chafouin après avoir vu un meneur moustachu lui piquer le trophée de joueur de la semaine après quatre derniers matchs pourtant assez « solides » :

Giannis quatre matchs

Mais pas sûr que collectionner ce genre d’awards un peu random ne soit la priorité de Giannis Antetokounmpo, car vous aurez bien compris que l’on ne parle pas ici du vénérable Pat Connaughton mais bien de ce cinglé de Greek Freak. Et cette nuit c’est un tout autre genre de performance que nous aura offert le MVP 2019, favori logique à sa propre succession même si un vieux chauve et un jeune joufflu frappent actuellement très fort à sa porte. Une nouvelle mixtape donc, pour un homme qu’absolument personne n’aura pu arrêter cette nuit. Parce que si même Rudy Gobert ne peut pas le faire, on n’a rien contre Royce O’Neale, Tony Bradley et Jeff Green hein, mais vous aurez probablement compris le sens de cette phrase.

50 points à 17/31 au tir dont 3/8 de l’Acropole et 13/19 aux lancers, 14 rebonds, 6 passes, 2 contres et… 0 balle perdue en 39 minutes

50 pions et zéro balle perdue, on ne doit pas être loin d’un record et l’impression laissée par le n°34 des Bucks cette nuit fut une nouvelle fois complètement folle. Injouable dès lors qu’il a passé son premier appui, intenable au rebond lorsqu’il ose rater un tir, une nouvelle fois efficace derrière la ligne à 3-points… Le jeu de Giannis semble de plus en plus parfait et le zozo sait aussi « s’économiser », puisque si ses 18 points en première mi-temps n’avaient alors rien d’exceptionnel (ce genre de phrase…), le type aura ensuite accéléré quand son équipe en avait le plus besoin pour en planter 18 de plus… au troisième quart-temps et encore 14 dans les douze dernières minutes. Intenable on vous dit. Avec des bras de quatre kilomètres de long, des appuis à la Teddy Tamgho, un poignet en train de devenir une valeur sûre et un fighting spirit à montrer de toute urgence à Hassan Whiteside, Giannis est donc tout simplement en train d’accéder à ce qui pourrait ressembler à la version finale du cyborg, une fois tous ses ennemis ingérés. Le genre de robot incontrôlable, à l’aube d’une carrière qui peut devenir mythique car on rappelle que cette bête de foire n’a que 24 ans, et c’est d’ailleurs après ce genre de phrase que l’on va gentiment aller se mouiller le visage.

Victoire des Bucks, la quatorzième en dix-sept matchs, et nouvelle démo implacable du MVP en titre. On vous avait prévenu, fallait pas l’énerver avec votre Dinwiddie là. C’est bon, on sait que c’est le meilleur meneur des Nets, pas besoin d’en faire tout un fromage.

stats Jazz 26 novembre bucks stats 26 novembre

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