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Toronto brise la série de victoires des Lakers : victoire de patron au Staples Center, ne sous-estimez jamais le cœur du champion

Pascal Siakam 11 novembre

Un Pascal Siakam en mode leader, un banc monstrueux, et des champions… qui ne sont pas morts.

Source image : NBA League Pass

Si certains s’amusaient hier à rappeler que ce Lakers – Raptors avait tout pour devenir un chapitre de plus de la story LeBronto aux éditions Domination, le champion en titre a tenu à rappeler que même sans Kawhi… on savait toujours jouer au basket au Canada. Ne sous-estimez jamais le cœur du champion avait dit Aziz lors du quart-de-finale de Loft Story 1 après sa défaite face à Jean-Édouard (pas du tout), et cette nuit les Raptors ont confirmé avec pugnacité cette citation.

Vrai choc cette nuit au Staples Center avec cette rencontre entre les Raptors, défaits cette saison uniquement à Boston et Milwaukee, et les Lakers, forts d’ue série de sept scuccès consécutifs depuis leur défaite en opener face au voisin de Los Angeles. D’un côté une machine de guerre bien lancée et drivée par un LeBron James parfait depuis trois semaines et un Anthony Davis bien habitué à la météo californienne, une machine de guerre qui se rode tranquillement et qui a enregistré il y a peu le retour bienheureux de Kyle Kuzma pour filer un coup de main utile aux belles surprises Dwight Howard, Troy Daniels, Kentavious Caldwell-Pope ou Quinn Cook en sortie de banc. De l’autre ? Des Raptors sûrs de leur basket, orphelins de Kawhi Leonard on le sait mais portés cette saison par un Pascal Siakam en mode… MVP, un Kyle Lowry dans son giga-prime et un Fred VanVleet de plus en plus étonnant malgré un nom de vététiste et un corps de vendeur de bibelots rue Saint-Denis. On s’attendait donc à une rencontre engagée, agréable et serrée, et bingo jeannilongo on a donc eu droit à une rencontre engagée, agréable et serrée, avec un scénario qui sourira finalement à rendez-vous dix lignes plus bas.

Une première mi-temps solide des Lakers, et une défense de Toronto qui galère à trouver des solutions pour enrayer la grosse mécanique de LeBron et ses garagistes. Les Dinos ne seront ni les premiers ni les derniers à en chier contre cette bande de cinglés pourpre et or, disons qu’on ne leur en tiendra pas rigueur. Oui mais… non, car à Toronto on réfléchit autrement, et Kawhi ou pas Kawhi c’est peut-être aussi pour ça qu’une bannière de champion trône désormais dans les hauteurs de la Scotiabank Arena. Car ce groupe ne lâche rien. Même privé de… Kyle Lowry et Serge Ibaka. Parce qu’on vous gardait la surprise pour la fin, mais sachez que cette nuit le banc des Raptors était composé de Chris Boucher, Rondae Hollis-Jefferson, Stanley Johnson, Terence Davis et Matt Thomas, et sachez que mis à part l’ancien ailier bodybuildé des Pistons, toujours aussi benché par Nick Nurse, tous les remplaçants sus-cités ont été de vrais protagonistes dans la… victoire des Raptors. Ça y est on a craché le morceau, car oui Toronto s’est bel et bien imposé à Los Angeles, après avoir été mené d’une dizaine mais sans ne jamais montrer le moindre doute sur ses intentions.

Un apport énorme des remplaçants en fin de premier quart (Matt Thomas notamment) et surtout… en fin de match, avec un trio RHJ / Boucher / Davis incroyable pour mettre les leaders sur la bonne rampe, un début de quatrième quart parfait grâce à une défense étouffante… même pour nous, un Pascal Siakam qui plantera les paniers qu’il faut sur jeu rapide à défaut d’avoir été adroit cette nuit, et un Pascal Siakam qui collera d’ailleurs un contré énorme à LeBron à deux minutes de la fin, LeBronto mes couilles comme dirait Gégé du PMU. En face le train est passé, Anthony Davis oublie qu’il est dominant like a Chamberlain et préfère se prendre pour Stephen Curry mais la version avec une main en moins, et si Kyle Kuzma réveillera un peu les siens en plantant deux gros tirs coup sur coup dans le money time, Danny Green ne sait toujours pas pour qui il jouait la nuit dernière et ce sont bien des Raptors remis dans le match par le banc et porté par Franchise P sur la fin qui finiront par s’imposer en bonhommes dans la salle de l’officieuse meilleure équipe de NBA de ce début de saison.

Une défense phénoménale et les chevaux lâchés au meilleur moment, ingrédients parfaits pour remporter un match de basket. Même amoindri, même face aux Lakers. Début de saison plus que validé pour les champions en titre, des champions à qui la NBA ne fait pas de cadeau puisqu’il faudra s’y remettre dès ce soir, dans la même salle et cette fois-ci face aux Clippers d’un certain Kawhi Leonard. Pas le temps de souffler, et bon chance pour l’arrêter.

Lakers stats 11 novembre

1 Comment

1 Comment

  1. Djohn-Konkakk

    11 novembre 2019 à 21 h 48 min at 21 h 48 min

    De Aziz de loft story à Pierre Rabbhi tu nous régales avec tes références inattendues, c’est trop bon. Longue vie à ta plume !

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