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Les Raptors tracent leur route dans le sillage de Pascal Siakam : assurage contre Detroit, merci d’être passé Dwane !

Jusqu’ici tout va bien pour les Raptors qui ont conservé leur invincibilité à domicile contre Detroit la nuit dernière (125-113). Andre Drummond était encore une fois très en forme mais quand Pascal Siakam se prend pour Kevin Durant et qu’il reçoit l’aide de ses coéquipiers, ça devient tout de suite plus compliqué d’espérer quelque chose en visite dans le Grand Nord.

De retour à Toronto où il a passé sept années entre 2011 et 2018, Dwane Casey avait sûrement un petit goût amer en levant les yeux au plafond de l’ancien Air Canada Center. Éjecté après avoir aidé l’équipe à réaliser le meilleur bilan de son histoire et le trophée de Coach of the Year sous le bras, il était probablement dans le canapé de DeMar DeRozan pour suivre les dernières Finales NBA remportées par les Dinos. En plus, l’ancien assistant de la sélection du Japon avait remporté toutes ses confrontations contre les Canadiens la saison dernière avec les Pistons alors il comptait bien se venger en allant chercher une nouvelle victoire dans son ancien fief. Mais à l’époque où il a dû arrêter son abonnement à la salle de massage tenue par Drake, Pascal Siakam n’était encore qu’un sophomore un peu pataud sous-exploité. Il a donc dû être étonné de la transformation du natif de Douala qui est devenu MIP et se positionne déjà pour le prochain All-Star Game grâce à une grosse entame de saison maintenant qu’il est le franchise player. Encore auteur d’une grosse perf hier soir, son coup de chaud a coïncidé avec l’échappée des Raptors au tableau d’affichage.

Sans Reggie Jackson, ni Blake Griffin et alors que Sekou Doumbouya doit toujours respecter le protocole des commotions cérébrales, les Pistons étaient encore bien dans la partie à la mi-temps grâce à un nouveau double-double-double de Dédé la Menace (21 points et 22 rebonds) et un Derrick Rose en mode vintage (16 pions, 10 passes). Mais après avoir laissé OG Anunoby faire parler son physique, Spicy P est passé de mild à hot au retour des vestiaires avec un coup de chaud d’une dizaine de minutes qui va suffire pour tuer le suspense. Réclamant la balle sur chaque possession, il termine la période à 8/12 au tir dont trois bingos du centre-ville soit 19 points. Servi au poste, en transition ou en isolation, tout seul comme un grand, le Camerounais conforte Masai Ujiri dans son choix de le prolonger au max sur quatre années supplémentaires. Alors que la transition s’annonçait compliquée après les départs de Kawhi Leonard et Danny Green pendant l’été, Pascalou assume parfaitement son nouveau statut et semble en pleine confiance. Sur ce début de saison, il pourrait presque prétendre à un deuxième MIP consécutif tant ses statistiques ont grimpé même une fois rapportées à 36 minutes. C’était déjà son troisième match à 30 points ou plus cette saison, personne d’autre ne peut en dire autant. Et cette belle réussite dès sa nouvelle prise de responsabilité a aussi un effet sur ses coéquipiers qui ne doutent jamais de ses capacités et jouent avec lui comme s’il était déjà une superstar.

Grâce à ce coup d’éclat dans le troisième quart-temps, Toronto valide sa quatrième victoire de la saison et prend déjà ses aises en haut du classement. On se demande bien à quoi Kawhi Leonard aurait pu servir dans cette équipe.

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