One-on-One

Les 11 joueurs français de la NBA en 2019-20 : ça va encore trashtalker dans la langue de Molière cette année

Evan Fournier Rudy Gobert équipe de France

Présentation de nos 11 joueurs préférés.

Source image : YouTube/FFBB

Tony Parker a pris sa retraite, mais il laisse derrière lui une belle génération de Frenchies en NBA. Qu’ils soient des joueurs confirmés, nouveaux dans la Grande Ligue ou pas encore bien installés, ils vont tous avoir l’occasion de représenter la France outre-Atlantique. Zoom sur ces joueurs qu’on va forcément regarder avec un œil différent.

Vincent Poirier (Boston Celtics)

Draft : Non-drafté

Expérience NBA : Nulle

Statistiques 2018-19 : 34 matchs, 21,2 minutes, 9,1 points, 6,2 rebonds, 1,1 passe, 0,7 interception, 1,2 contres avec Baskonia en Liga Endesa

Objectifs : C’est l’heure du grand saut pour Vincent Poirier qui, à 25 ans, quitte l’Euroleague pour la NBA et les Celtics. Si le pivot avait déjà connu la Summer League avec le Magic et les Nets, c’est la première fois qu’il parvient à décrocher un contrat dans la Grande Ligue. Du coup, l’ancien de Baskonia tentera avant tout de gratter un maximum de minutes pour se faire un nom aux États-Unis. Mais avec les départs de Al Horford et Aaron Baynes, Vince peut vraiment trouver une place dans la rotation de Boston, où il sera en concurrence avec Enes Kanter et Daniel Theis. Il peut vraiment avoir un rôle à jouer dans une équipe des Celtics qui, après une saison décevante, voudra de nouveau tutoyer les sommets de la Cconférence Est.

Nicolas Batum (Charlotte Hornets)

Draft : 25ème en 2008 (Houston Rockets, directement envoyé aux Portland Trail Blazers)

Expérience NBA : 11 ans

Statistiques 2018-19 : 75 matchs, 31,4 minutes, 9,3 points, 5,2 rebonds, 3,3 passes, 0,6 contre, 0,9 interception avec les Charlotte Hornets.

Objectifs : On est ici sur un taulier. En NBA depuis plus de 10 ans, Nico Batum sort peut-être de sa saison la plus compliquée. Des statistiques en baisse, des questions permanentes sur la légitimité de son contrat, et le tout sans accrocher les Playoffs. Dans des Hornets partis pour construire, Batman va tenter de retrouver un rôle plus important en attaque, tout en continuant d’apporter son impact en défense. Car si sa saison dernière a été décevante, Nico peut encore apporter beaucoup dans une équipe NBA et on espère qu’il va vouloir faire taire les critiques.

Sekou Doumbouya (Detroit Pistons)

Draft : 15ème en 2019 (Detroit Pistons)

Expérience NBA : Nulle

Statistiques 2018-19 : 27 matchs joués, 19 minutes, 7,8 points, 3,3 rebonds, 0,7 passes, 0,6 contre, 0,7 interception au CSP Limoges

Objectifs : C’est l’un des grands espoirs du basket français. À tout juste 18 ans, Sekou Doumbouya va devenir le premier français de l’histoire des Pistons. Si certains l’annonçaient plus haut, c’est à la 15ème place de la Draft que Sekou a atterri. Pas grave, car ça ne change pas spécialement les objectifs de l’ancien de Limoges. Sur cette première saison, Sekou va tenter d’accrocher un maximum de minutes dans la rotation de Detroit. S’il risque de rester souvent sur le banc au début de saison, Doumbouya a tout le potentiel pour devenir assez vite un membre important des Pistons. Et ça pourrait être un bon coup de pouce pour son équipe, qui va encore tenter d’accrocher les Playoffs en se basant sur sa raquette Blake Griffin-Andre Drummond.

Frank Ntilikina (New York Knicks)

Draft : 8ème en 2017 (New York Knicks)

Expérience NBA : 2 ans

Statistiques 2018-19 : 43 matchs, 21 minutes, 5,7 points, 2 rebonds, 2,8 passes, 0,3 contre, 0,7  interception aux New York Knicks

Objectifs : Pas facile de surnager dans le marasme new-yorkais. Mais le Français le plus haut drafté de l’histoire a un peu de mal à sortir la tête de l’eau depuis son arrivée en NBA. S’il est déjà un bon défenseur extérieur dans la Grande Ligue, Franky a toujours du mal à prendre des responsabilités en attaque. Pas aidé par les blessures, les rumeurs de trade ou le coaching de Fizdale, Ntilikina est déjà considéré comme un bust par les plus sceptiques. Pourtant, l’ancien Strasbourgeois a le talent pour prouver le contraire. C’est probablement son objectif cette saison, car en étant plus incisif en attaque, Franky peut clairement devenir un membre important dans la rotation d’une franchise, à New York ou ailleurs. C’est le moment garçon !

Evan Fournier (Orlando Magic)

Draft : 20ème en 2012 (Denver Nuggets)

Expérience NBA : 7 ans

Statistiques 2018-19 : 81 matchs, 31,5 minutes, 15,1 points, 3,2 rebonds, 3,6 passes, 0,1 contre, 0,9 interception au Orlando Magic

Objectifs : S’il était un peu fâché avec son tir cette saison (43,8% de réussite), Evan Fournier a peut-être fait sa saison la plus complète en NBA. Un peu moins scoreur, Vavane a été plus impactant en défense, mais a surtout enfin eu un rôle important dans une équipe qui va en Playoffs. Les Playoffs, ce sera d’ailleurs de nouveau l’objectif du Magic, qui n’a pas beaucoup bougé cet été. De son côté, Vavane tentera de se réconcilier avec son tir et d’être plus solide dans la période la plus chaude de la saison (il avait été un peu dans le dur face aux Raptors en avril). Une valeur sûre, aucune raison qu’on soit déçu de ce côté.

Élie Okobo (Phoenix Suns)

Draft : 31ème en 2018 (Phoenix Suns)

Expérience NBA : 1 an

Statistiques 2018-19 : 53 matchs, 18,1 minutes, 5,7 points, 1,8 rebonds, 2,4 passes, 0,1 contre, 0,6 interceptions aux Phoenix Suns

Objectifs : Chez des Suns qui ont passé la saison sans véritable meneur, Élie Okobo a pu gratter quelques minutes. Déjà une belle victoire pour ce second tour de draft. Pour sa saison sophomore, Okobo tentera de s’affirmer comme le back-up de Ricky Rubio et de prouver qu’il a bien sa place dans la Ligue, lui qui entame la dernière année garantie de son contrat. Au sein d’une équipe de Phoenix qui tentera seulement de ressembler un peu plus à une équipe de basket, Élie n’aura au moins pas la pression du résultat.

Rudy Gobert (Utah Jazz)

Draft : 27ème en 2013 (Denver Nuggets, directement envoyé au Utah Jazz)

Expérience NBA : 6 ans

Statistiques 2018-19 : 81 matchs, 31,8 minutes, 15,9 points, 12,9 rebonds, 1,4 passes, 2,3 contres, 0,8 interception au Utah Jazz

Objectifs : Devenu ces dernières saisons la plus grande attraction française en NBA, Rudy Gobert sort de sa meilleure saison en carrière, récompensée par un deuxième trophée de meilleur défenseur de l’année d’affilée. La marge de progression va être surtout collective dans un Jazz qui a récupéré Mike Conley et qui veut côtoyer le sommet de sa Conférence. De son côté, Gobert va très certainement tout faire pour devenir enfin All-Star, mais aussi pour passer un step en Playoffs où il a été mis en difficulté contre les Rockets depuis 2018. Et bien sûr, il peut rêver de devenir le deuxième joueur de l’histoire a remporter trois fois le titre de DPOY consécutivement après Dwight Howard. Oui, Rudy peut marquer l’histoire.

William Howard (Utah Jazz)

Draft : Non-drafté

Expérience NBA : Nulle

Statistiques 2018-19 : 30 matchs, 30 minutes, 14,8 points par match, 5,4 rebonds par match, 2,3 passes, 1,8 interception, 0,5 contre avec le CSP Limoges

Objectifs : Bonne surprise de retrouver l’ailier de 25 ans en NBA cette saison. L’ancien coéquipier de Sekou Doumbouya à Limoges franchi le cap et a signé un contrat de trois ans dans l’Utah. On compte évidemment sur Rudy Gobert pour l’accueillir comme il se doit à Salt Lake City. De son côté, William Howard va surtout tenter de s’imposer dans la rotation compétitive de Quin Snyder. Du shoot, c’est surtout ce que va apporter Howard au Jazz. On espère aussi que son anglais va progresser, lui qui n’avait pas pu rester en NCAA après avoir été recalé à un test d’anglais.

Ian Mahimi (Washington Wizards)

Draft : 28ème en 2005 (San Antonio Spurs)

Expérience NBA : 11 ans

Statistiques 2018-19 : 34 matchs, 14,6 minutes, 4,1 points, 3,8 rebonds, 0,7 passe, 0,5 contre, 0,7 interception aux Washington Wizards

Objectifs : À 32 ans, c’est le plus vieux de la bande mais aussi celui qui est dans la position la plus délicate. Toujours gêné par des blessures, Ian Mahimi est de moins en moins en vue du côté des Wizards. Alors qu’il rentre dans sa dernière année de contrat, l’objectif de l’ancien pivot est simple : jouer un maximum de matchs et de minutes pour réussir à décrocher un contrat l’été prochain. Si les Wizards avaient la bonne idée de faire mieux et d’aller chercher une place en Playoffs, ça pourrait rendre un bon service à Ian.

 Jaylen Hoard (Portland Trail Blazers)

Draft : Non-drafté

Expérience NBA : Nulle

Statistiques 2018-19 : 31 matchs, 13,1 points, 7,6 rebonds, 1,5 passe à Wake Forest en NCAA

Objectifs : Non-drafté, Jaylen Hoard a signé cet été un two-way contract à Portland. S’il risque de passer la plupart de l’année en G League, le fils de Katia Fourcade aura peut-être l’occasion de faire son trou chez les Blazers. Doté de belles qualités athlétiques, le produit des Demon Deacons peut devenir un energizer utile en NBA. Mais dans des Blazers ambitieux qui veulent surfer sur la dynamique de la saison dernière, Jaylen Hoard a intérêt a saisir la moindre occasion qui se présente pour se faire sa place. Si quelqu’un peut créer la surprise, c’est lui.

Adam Mokoka (Chicago Bulls)

Draft : Non-drafté

Expérience NBA : Nulle

Statistiques 2018-19 : 18 matchs, 27,6 minutes, 11,1 points, 3,7 rebonds, 3,7 passes et 1,2 interception au KK Mega Bemax en Liga ABA

Objectifs : Dans la même situation que Jaylen Hoard, Adam Mokoka n’a pas été appelé le soir de la Draft et n’a signé qu’un two-way contract chez les Bulls. Là aussi, on parle d’un athlète NBA-ready, bon défenseur en 1 contre 1. Chez des Bulls qui vont encore miser sur la jeunesse, Adam aura peut-être un peu plus d’occasions de s’exprimer que Jaylen. Là encore, il va falloir batailler dur pour accrocher un vrai contrat en NBA.

En attendant que Timothé Luwawu-Cabarrot ne retrouve une franchise une fois la médaille d’or obtenue au Mondial avec l’EDF et que Joakim Noah ne complète le roster d’un candidat au titre, voilà donc les 11 Frenchies qu’on va regarder jouer avec une bonne dose de chauvinisme la saison prochaine. Tous ont de sacrés objectifs à réaliser cette année, et on a hâte de voir évoluer cette génération de joueurs qui a grandi en voyant TP à la télé. Rendez-lui un bel hommage les gars !

1 Comment

1 Comment

  1. Madballer

    27 août 2019 à 23 h 54 min at 23 h 54 min

    Howard mauvais en anglais? Son père n’est pas Américain ? Ancien joueur de montbrison il me semble ? Si ça s’avère être vrai shame on them!

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