Kings

NBA Flashback 2018-19 #42 : ce jour où l’on s’est remis à prendre les Kings au sérieux, et y’a même pas de vanne dans la phrase

Kings bases pour construire

Sérieux, on vous jure.

Source image : Léonce Barbezieux pour TrashTalk

La saison 2018-19 est à peine écoulée qu’elle nous manque déjà. Comme chaque été, TrashTalk vous propose donc de revenir sur ces événements qui nous ont fait vibrer, sursauter, rire ou pleurer, histoire aussi de garder notre belle NBA en tête H24 et douze mois sur douze. Allez, coup d’œil dans le rétro histoire de se rapprocher tranquillement… de la reprise. Comment ça on se repose l’été ? Comment ça on est des geeks ?

Il y a ceux qui aiment la Dance Music ou les Boys Band. Ceux qui kiffent les sitcoms d’AB Productions, Gala, Scatman ou les nanards de Bruce Willis. Les mêmes probablement qui ont aimé suivre les exploits de Didier Drogba à l’OM, qui ont appris sur le tas à échanger leurs meilleurs pogs. Tous ces gens-là ? Ils ont également pu constater à quel point les Sacramento Kings vendaient du rêve au début des années 2000. La seule différence entre la Dance, Gala, Scatman, Didier, les sitcoms, Bruce Willis, les Boys Band, les pogs et les Kings ? Les Kings, eux, reviennent à la mode. Parce que si ce n’est pas demain que Free From Desire sera le tube le plus streamé en France, c’est peut-être bien demain que Sacramento sera de retour en Playoffs.

Ça commence comme chaque année en septembre/octobre, les Kings squattent les bas-fonds de la Conférence Ouest dans les pronostics d’un peu tout le monde s’intéressant de près ou de loin à la NBA. Il faut dire que ce groupe de jeunes est sacrément excitant, mais alors pour gagner des matchs merci mais non merci. Les deux premières sorties de la régulière étayeront d’ailleurs très vite ce constat avec des défaites 123-117 face au Jazz et… 149-129 à New Orleans. Une défense en carton que l’on aura la chance de voir toute la saison, même s’il y a bien pire, sauf que ces deux premiers matchs auront en fait servi de rodage à la jeune équipe de Dave Joerger. Car très vite les résultats sont étonnants. Cinq victoires de suite à la fin du mois d’octobre, et les Kings ne descendront plus dans le négatif jusqu’au… 9 mars, mis à part une mini sortie de route après les fêtes. WHAT ? Mais que s’est-il donc passé entre temps, on vous en parle tout de suite après une pause grattage de nez.

Dans le positif après un mois de compétition, dans le positif en sorti de All-Star Wekend on vous dit. Incroyable Kings, qui auront cette saison réussi à nous faire apprécier l’intégralité de leurs matchs, à atténuer plus que de raison les vannes habituellement censées faire mouche. Des Kings qui auront même longtemps été dans la course aux… Playoffs, si si, avant que les Clippers ne décident de faire du Top 8 un objectif vraiment difficile à atteindre. La  raison de ce coup de chaud à Sacramento ? Disons qu’il y en a plein. Tout d’abord un « six majeur » à l’unisson, drivé par deux hommes dans la forme de leur vie, deux hommes pourtant très jeunes, ça promet. Ce six majeur ? Nemanja Bjelica, Willie Cauley-Stein, Bogdan Bogdanovic, Marvin Bagley III et donc les deux lascars précédemment teasés… De’Aaron Fox et Buddy Hield. Deux Serbes discrets mais tellement efficaces, un WCS toujours aussi abruti mais parfois utile, un MB3 dont la progression cette saison nous laisse imaginer un espèce d’Alien dans les années à venir, et donc ce duo, terriblement excitant et terriblement… bon. De’Aaron Fox ? Disons qu’à Noël le sophomore était fréquemment cité parmi les potentiels surprises chez les… All-Stars, alors que Buddy Hield avait profité pour sa part du début de saison pour se positionner en troisième homme évident dans la course au trophée de MIP. Le premier fait le 100 mètres en huit secondes et en dribblant s’il vous plaît, le second a un volume de tirs à la Steph Curry 2016 et en rentre quasiment autant, bref les deux pyromanes tirent Sacto vers le haut et nous tirent nous du lit quasiment chaque nuit.

Et si l’issue de cette saison 2018-19 sera grisante pour une équipe que l’on aurait adoré voir au premier tour face aux Warriors, gardons tout de même ceci en tête : les. Kings. Ont. Pratiqué. Un. Magnifique. Jeu. Offensif. Cette. Saison. L’ajout d’Harrison Barnes fut un ajout malin à défaut de récupérer en ville un vrai leader, ça on a jeté l’éponge avec lui, les perfs de Justin Jackson avant son trade et le potentiel d’Harry Giles sont d’autres sources de sourire permanent, les progrès de Bagley on en a parlé, et la Free Agency réalisée par le front office californien a tout pour faire perdurer la bonne humeur chez les violets. Pincez-vous l’oreille ce n’est pas un rêve, on est bien en train de dire du bien des Kings, sans sommations s’il vous plait. Car si la quasi-intégralité du roster reste en place pour la saison pro (exit Cauley-Stein parti aux Warriors et Frank Mason à Milwaukee), la jeunesse a été rejoint par quelques soldats qui pourraient se fondre à merveille dans le projet : Cory Joseph, Trevor Ariza, Dewayne Dedmon et Richaun Holmes, quatuor d’arrivées auquel se greffera peut-être Kyle Guy, rookie de son état que l’on aimerait voir très vite en cation au plus haut niveau, histoire de.

Une saison terminée avec 39 succès, le meilleur bilan depuis douze ans et… la dernière participation de la franchise californienne en Playoffs. De quoi voir l’avenir avec le sourire ? Pourquoi pas, mais surtout de quoi applaudir une dernière fois l’opus 2018-19 des Kings. Un nouveau coach est arrivé en ville, les jeunes doivent progresser et les plu anciens les accompagner au mieux, mais une chose est sûre, cette équipe a posé les bases de quelque chose d’excitant, en attendant que cela devienne vraiment intéressant.

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