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Les Raptors récupèrent l’avantage du terrain : 2-2, la série ne fait que commencer mais ça sent déjà bien le cramé

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Y’a pas eu des masses de victoires des Raptors aussi importantes et avec autant de pression dans leur histoire.

Source image : YouTube

Avec un Pascal Siakam encore incertain quelques heures avant la rencontre et deux défaites décourageantes dans le rétroviseur, les Raptors pouvaient vite voir leurs rêves s’envoler en cas de nouveau faux-pas à Philadelphie ce dimanche. Mais au terme d’une bataille serrée, ce sont bien les Canadiens qui reprennent l’avion avec l’avantage du terrain dans leur valise. La série est loin d’être terminée.

La première bonne nouvelle de la soirée, c’était évidemment la présence du Camerounais de Toronto à l’entre-deux. Mais la joie a été de courte durée quand on a vu que c’est la version 2016-17 de Pascalou qui était sur le parquet à la place du candidat au titre de MIP. Beaucoup de volonté mais Spicy P n’avait pas le même piquant que depuis le début de la saison, avec moins d’agressivité et surtout zéro adresse (9 points à 2/10, il a attendu la moitié du troisième quart-temps pour marquer son premier panier). Mais heureusement, Nick Nurse pouvait compter sur d’autres de ses cadres pour répondre au défi lancé par les Sixers. Il y a d’abord Kyle Lowry, qui a confirmé encore un peu la théorie du match sur deux avec une belle entame de match pour éviter de prendre le bouillon dès le premier quart comme au Game 2. Mais cette nuit, ce sont surtout les deux anciens Spurs qui ont rendu nostalgiques tous les fans de San Antonio avec une performance d’une grande propreté, chacun dans son domaine de prédilection. Honneur à la défense, Danny Green a été un vrai calvaire pour Jimmy Butler le temps qu’il s’adapte et pour Tobias Harris tout au long de la soirée. Interceptions, passages en force provoqués et toujours la petite mimine qui traîne pour gêner le tir ou bloquer les lignes de passe, pour peu qu’il retrouve un peu l’adresse extérieure qui le fuit depuis le début des Playoffs et Toronto va commencer à vraiment faire flipper tout le monde avec tous ses profils complémentaires. Car quand il s’agit de montrer la voie et de porter tout le monde sur son dos en attaque, c’est bien vers Kawhi Leonard qu’il faut se tourner.

Si on ne peut être que dithyrambique devant les Playoffs de Kevin Durant, il ne faudrait pas non plus oublier ceux du MVP des Finales 2014. Derrière son silence habituel se cache en fait l’une des plus grosses machines de cette Ligue. Le step-up attendu au début de la postseason a été respecté à la lettre et sa prestation de la nuit ne vient finalement que remplir son dossier avec une fiche supplémentaire. Ben Simmons et Jimmy Butler ont eu beau essayer, The Klaw était encore inarrêtable malgré plusieurs fautes de main inexplicables que l’on mettra sur le compte des petits glitches qui doivent rester dans la matrice (39 points, 14 rebonds et 5 passes mais 7 turnovers). Son duel avec Buckets était la clé du match sauf que Brett Brown et les Sixers ont préféré viser dans une autre serrure en forçant les dernières possessions avec un Joel Embiid largement diminué à cause de son genou douloureux. Quand on voit sa posture de plus en plus raide au fur et à mesure que la soirée avançait, il est facile d’imaginer que le Process aurait été gardé bien au chaud sur le banc dans un contexte différent. Mis à part un back-to-back au block sur Sergio Ibaka qui faisait marrer tout l’Hexagone en première mi-temps, le Camerounais ne remontait pas le niveau de son compatriote évoluant dans l’équipe adverse et les Sixers auraient mieux fait de faire confiance à Jimmy Butler qui semblait dans un grand soir avec cet enchaînement perte de balle, récupération, saut à 180 degrés et tir du parking avec la planche. Le sort en a voulu autrement et la dernière flèche ultra-clutch de Kawow n’a pas trouvé de réponse dans la dernière minute du match.

Les Raptors s’imposent malgré un Pascal Siakam qui n’était pas dans son état normal. On aurait dit la même chose des Sixers avec Jojo s’ils avaient gagné mais Tobias Harris a beaucoup trop bouffé la feuille et Ben Simmons est une nouvelle fois resté bien trop discret dans ces Playoffs pour mériter mieux que la défaite. Deux partout, tout le monde retourne dans le Canada et quelque chose nous dit qu’on n’est pas au bout de nos surprises. Toronto vient peut-être d’obtenir l’une des wins les plus importantes de son histoire mais on ne regarde que vers l’avenir du côté de la CN Tower.

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1 Comment

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  1. Dr. J

    6 mai 2019 à 10 h 12 min at 10 h 12 min

    Van Vleet shoot à 7,7 % en 18 minutes par matchs depuis le début de la série, dont 0 % à 3 points qui constituent plus de la moitié de shoots… 7.7 % !!! D’ailleurs tant qu’on parle d’adresse, les Raptors n’ont finalement que Siakam et Leonard > 40 %, c’est quand même tendu.

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