Sixers

Les Sixers confirment face à Toronto : victoire 116-95, 2-1 Philly et un premier KO prévu pour dimanche

Allen Iverson

Balle de break à valider dimanche, ça commence à sentir bon pour Philly.

Source image : NBA League Pass

Troisième match cette nuit de la série entre les Raptors et les Sixers, le premier en Pennsylvanie, et les joueurs de Brett Brown avaient l’occasion de valider la balle de break obtenue lors du Game 2 à Toronto. Une série entamée tambour battant par Toronto mais sur laquelle les Sixers ont depuis repris la main, et ce Game 3 n’en aura été qu’une preuve de plus.

Il y avait un message à faire passer cette nuit au Wells Fargo Center et les Sixers l’ont fait, avec la manière s’il vous plait. On attendait un gros Joel Embiid, enfin libéré de problèmes intestinaux qui l’avaient bien fait… chier, on attendait une furia collective pour mettre les Raptors dans les cordes et pour tout ça Philly a tenu son rang puisque ce matin ce sont bien Kawhi Leonard et ses collègues qui doutent, alors qu’en face on prépare le fouet pour le Game 4. Une entame de match à mille à l’heure, les buckets qui s’enchainent en haut, en bas, à gauche, à droite, qu’est-ce qu’on aime ces soirées-là, pleines de références musicales bien senties. Côté Raptors Kawhi Leonard commence son festoche, une nouvelle fois au dessus de toute critique sur ce match, mais en face Joel Embiid semble investi d’une mission et débute son carnage sous le panier et sur la ligne des lancers. Les locaux font la course en tête toute la première mi-temps sous les yeux d’un Allen Iverson clairement en train de se Spikeliser et les seules raisons valables pour voir Toronto résister sont le talent en attaque de Kawhi et celui de… Kyle Lowry en défense. Dégueulasse au tir puisqu’il terminera la rencontre à 2/10, gros popotin aura toutefois tout tenté pour freiner les ardeurs de Philly, défendant sans relâche sur les cinq (!) postes et payant donc sa débauche d’énergie en attaque. Pour le reste ? Danny Green se rappelle au bon souvenir des fans des Spurs en enchaînant les paniers du parking, Marc Gasol préfère ne prendre aucune responsabilité en attaque et Pascalou Siakam est fringant mais moins qu’à son habitude, bref un constat bien mitigé face à la force de frappe pensylvanienne.

Les cinq mousquetaires titulaires évidemment, mais également les surprises Monroe et surtout Ennis, le 3 and D s’avérant être la très belle update niveau rotations de Brett Brown. Agressif en défense et efficace en attaque, l’ancien ailier des Rockets surfe sur son très bon Game 2 et apporte dès qu’il rentre, au contraire d’un banc canadien famélique symbolisé par les difficultés d’un Fred VanVleet passé en l’espace de quelques mois de leader de l’un des bancs les plus efficaces de la Ligue à quasi-poids mort  sur le terrain. Pas le meilleur moment pour craquer, surtout qu’en face un homme a décidé de faire la totale zermi à Toronto. Cet homme c’est Joel Embiid, solide en première mi-temps et possédé en deuxième, notamment après « l’incident » du match.

Début de quatrième quart, temps fort côté Philly, et au détour d’un réflexe l’ayant poussé à dégager un ballon du pied, Pascal Siakam accroche légèrement la jambe de son compatriote Jojo, lequel termine l’action en rondade spéciale Neymar. Rien de bien méchant, une accolade entre les deux camères viendra même ponctuer tout ça, mais une flagrante pour le futur MIP, un public qui hurle et une action qui agira comme un tournant puisque les 12 points d’avance pour les Sixers à ce moment-là du match vont se transformer en quinze, puis en vingt, puis en… vingt-six, that’s all folks. 11-0 et même 25-2 pour entamer le dernier quart-temps d’un Game 3 de Playoffs, on appelle ça appuyer sur le champignon au bon moment, et Jimmy Butler (encore auteur d’un match énorme cette nuit) et ses copains s’en iront donc vers une victoire virile, la deuxième consécutive, et un horizon qui se dégage à deux jours d’un Game 4 qui pourrait bien mettre les Raptors dans les cordes. Seul bémol pour Brett Brown et ses hommes ? Un coup de coude de Ben Simmons dans les testicouilles de Kyle Lowry, que la NBA s’empressera évidemment de voir et revoir avant de statuer sur le cas du ROY 2018…

Un Joel Embiid immense (33/10/5), un Jimmy Buckets ultra-solide (18/9/9 et une vraie défense de Playoffs) et un banc malicieusement utilisé, voilà ce qu’il aura fallu aux Sixers face aux Dinos d’un Kawhi Leonard trop seul depuis deux matchs. Réveil obligatoire pour le supporting cast canadien et ce dès dimanche, sous peine de se retrouver dos au mur rapidement dans cette série. On espère pour eux que le message a été entendu, car en face, franchement… ça ne rigole mais alors pas du tout.

Raptors stats Sixers stats

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