Old-School

C’était un 2 mai : Chris Paul assassinait les Spurs sur un merveilleux shoot au Game 7

C’était il y a quatre ans jour pour jour, l’ultime acte d’une magnifique série de premier tour entre les Spurs et les Clippers. Et Denver peut le confirmer, les Game 7 et San Antonio, ce n’est pas toujours l’amour fou.

Se faire avoir dans le money time par l’équipe de loseurs ultimes que sont les Clippers de Lob City, il n’y avait que les Spurs à qui cela pouvait arriver. Non pas que ce sont des perdants, pas du tout, mais ce sont tout de même les spécialistes des défaites imprévues, Ray Allen et Derek Fisher vous passent le bonjour. Mais revenons un petit moment sur le contexte de cette série. Quelle mauvaise régulière des Éperons, non mais sérieusement les mecs, 55 victoires seulement et une sixième place de l’Ouest pfff. C’est donc avec une figure d’outsider ou presque qu’ils abordent ce premier tour et sans l’avantage du terrain. Et ce dernier aura de l’importance lors de ces sept matchs. Si les hommes de Gregg Popovich rentrent bien dans leur série en prenant un match au Staples Center, ils reperdent l’avantage du terrain lors du Game 4 du fait d’un énorme Chris Paul à 34 points. Derrière tout le monde est solide chez soi et on se dirige vers un septième match décisif dans l’antre des Lakers et des Clippers.

Et là, ça se rend coup pour coup et ça se rentre dans la gueule pendant 48 minutes. Pour ce qu’on pense à ce moment-là être peut-être le dernier match de la carrière de Tim Duncan en cas de défaite, ce dernier est absolument énorme. 27 points et 11 rebonds à 11/16 au tir à 39 ans, avant de… finalement re-signer pour une ultime saison. Danny Green, Tony Parker et Boris Diaw le suppléent bien pour rester dans le match jusqu’au bout et côté Los Angeles, tout le monde est dans son match, avec notamment Matt Barnes et Jamal Crawford en mode facteur X sur la rencontre avec respectivement 17 et 16 points. Mais c’est bien le petit Chris Paul qui mène les siens avec ses 27 points, 6 passes à 9/13 au tir, à 5/6 du parking et à 4/4 aux lancers. C’est bien lui le symbole du choke en NBA jusque là ? Eh bien disons qu’il aura bien fait taire ses détracteurs ce soir-là car en plus de cette performance statistique de haute facture, il y a une petite cherry on the cake. 8,8 secondes à jouer 109 partout, balle dans les mains du Point God, qui drive Danny Green sur la droite et dépose un délicieux floater sur la truffe du vieux Timmy. Game-winner de série, Damian Lillard serait fier. On vous met la vidéo ci-dessus pour que vous puissiez admirer cette petite douceur du nouveau meneur des Rockets. Et en parlant des Fusées, les Clippers retomberont dans leurs travers au tour suivant contre la bande de James Harden, aaah L.A. et les demi-finales de Conférence… Les potes de Blake Griffin mèneront pourtant 3 à 1 face à Houston mais ils subiront une remontada qui rendraient fier les Warriors et le Paris Saint-Germain pour finalement se retrouver aux Bahamas après une défaite lors d’un nouveau Game 7 à l’issue d’une série absolument WTF face aux Rockets d’un… Josh Smith en mode renaissance.

Quoi qu’il en soit, cette série fut absolument magnifique et a permis à CP3 de prouver que lorsqu’il le fallait, il pouvait avoir de la glace dans le sang… enfin tant qu’on est pas en demi-finales de Conférence ou face aux Warriors.

Source : Basketball-Reference

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