Warriors

Kevin Durant a rappelé à tout le monde qu’il était Kevin Durant : 38 points en trois quart-temps, c’est qui Patrick Beverley ?

Après les deux premiers matchs de la série entre Golden State et Los Angeles, on n’a pas arrêté de mentionner Kevin Durant et Patrick Beverley dans la même phrase, comme si Patoche pouvait stopper la machine offensive des Warriors. Cette nuit, KD a rappelé à tout le monde qu’il était inarrêtable. 

On n’est pas vraiment surpris, on s’y attendait, mais encore fallait-il faire le boulot sur le terrain. Lors du Game 3 entre les Warriors et les Clippers, Kevin Durant a mis les points sur les i, il a fermé quelques bouches en montrant qui était le patron, et ce dès les premiers instants de la rencontre. Pas de période de rodage, KD a tout de suite attaqué la défense adverse, qui a très vite compris que le bonhomme était déter. Sur la toute première possession offensive des Warriors, il a profité d’un écran d’Andrew Bogut pour échapper au marquage de Patrick Beverley, avant de planter un shoot mi-distance sur la tronche d’Ivica Zubac. Là on s’est dit ‘oh boy, ça risque de faire mal ce soir’. Et derrière, il a enchaîné, toujours à mi-distance. Landry Shamet, Danilo Gallinari, Pat Bev… tous ont été victimes du snake. 5/5 au tir pour 12 points au total rien que dans le premier quart, remporté 41-24 par les Warriors. Difficile de faire mieux comme entrée en matière. Et son coach Steve Kerr, qui voulait le voir plus agressif, a souligné le mindset avec lequel KD a abordé la rencontre (via ESPN).

« Il a été agressif dès le début, des deux côtés du terrain. Il a attaqué. Il l’a dit [mercredi], il est Kevin Durant. Donc il a montré à tout le monde qui était Kevin Durant. »

Même son de cloche chez son meilleur copain Draymond Green.

« Il est arrivé sur le terrain en étant super-agressif, en mode tueur. Et ça a fait toute la différence pour nous. Nous avons pris le contrôle de la rencontre dès le premier quart-temps, pour ne plus jamais le lâcher. »

La suite n’a pas été plus agréable pour les Clippers, au contraire. Lors du deuxième quart, KD a continué d’appuyer sur l’accélérateur et les défenseurs de Los Angeles n’ont rien pu faire pour l’arrêter. Jeu mi-distance, jeu en transition, mais aussi playmaking, Durant s’est amusé sur le parquet du Staples Center. 27 points à la pause, puis 11 de plus dans le troisième quart-temps avec notamment trois tirs du parking. Si vous savez compter, ça fait 38 points au total, puis la machine offensive s’est arrêtée là car avec la grosse avance des Dubs, Steve Kerr n’a pas eu besoin de remettre Kevin sur le parquet. Durant a ainsi terminé la rencontre à 14/23 au tir, 3/10 de loin et 7/8 aux lancers francs, avec sept caviars en bonus. Un véritable festival offensif.

Interrogé après la rencontre sur ses ajustements par rapport aux deux matchs précédents, Mr. Zone de Confort a mis en avant le plan de jeu de Steve Kerr.

« Je pense que Coach Kerr a mis en place quelques systèmes pour moi en début de match. En faisant ça, ça a donné le ton en quelque sorte. Juste mettre la pression sur la défense avec des post-ups, à travers des dribble handoffs, […] en profitant des écrans d’Andrew Bogut, en jouant au poste. »

Auteur de seulement huit tirs lors du Game 2, où il n’a jamais voulu forcer les choses, Kevin Durant a cette fois-ci été au cœur de l’attaque des Warriors et voilà le résultat. Un carton au scoring et une victoire indiscutable face à une équipe de Los Angeles qui a passé une très mauvaise soirée, en particulier Patrick Beverley. Le pitbull des Clippers, notamment gêné par les fautes, n’a pas eu le même impact sur KD que lors des deux premiers matchs à l’Oracle Arena.

Kevin Durant a survolé ce Game 3 entre les Warriors et les Clippers, et a mis fin aux discussions sur la capacité de Patrick Beverley à le stopper. Alors évidemment, Patoche va revenir de plus belle dès le prochain match, mais le message de KD est passé. 

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