Pacers

Preview Pacers – Bucks : Indiana part à la chasse au daim… pour s’inviter à la fête

Pacers

On finira bien par parler d’eux lorsqu’ils taperont la finale de Conférence.

Source image : NBA League Pass

Gros choc ce soir à Indianapolis puisque les Pacers reçoivent les Bucks pour un choc de haut de tableau à l’Est. L’occasion de montrer que les fermiers peuvent jouer les premiers rôles dans leur Conférence, même sans Victor Oladipo. Début des festivités à la Bankers Life Fieldhouse à partir d’une heure du matin. 

Au moment d’écrire ces lignes, il nous serait bien difficile de trouver un favori dans cette grosse affiche de la Conférence Est, tant ces équipes ont surpris depuis le début de saison. Si les Bucks ont pu passer un cap grâce à un système de jeu totalement repensé et en donnant les clefs au Greek Freak, qui leur rend bien avec une saison d’extra-terrestre, les Pacers s’appuient avant tout sur un collectif et une grosse défense pour continuer de jouer les premiers rôles.

Résumer la saison de Milwaukee à Giannis Antetokounmpo serait manquer de respect au travail accompli par chacun des Bucks depuis le début de saison, à commencer par le coach : Mike Budenholzer est un des meilleurs coachs de la NBA, dans la même catégorie que les Popovich, Stevens, Kerr, Carlisle, D’Antoni et Spoelstra, le classement se faisant selon les critères de chacun. Son système, associé aux joueurs adéquats, a bonifié l’effectif des Bucks, les faisant passer de la septième à la deuxième place en l’espace de six mois. Comme il avait pu le faire à Atlanta, le tir du parking est mis en avant par-dessus tout mais à l’inverse de sa période chez les Hawks, il peut compter sur un joueur pour faire la différence à lui tout seul et créer le décalage. Le Greek Freak ne peut tout simplement pas être arrêté lorsqu’il prend de la vitesse pour attaquer le panier, trop rapide et surtout trop puissant. En faisant signer Brook Lopez et en le faisant jouer à la place de John Henson, il s’est offert un pivot pouvant coller à la ligne des 3-points pour offrir une raquette bien vide à son ailier-fort. On le sait, le joueur se met en mode bricasse dès lors qu’il est à plus de 3 mètres du panier et il a besoin d’espace pour montrer le maximum de ses qualités : tant que son physique le laissera dominer, il ne risquera pas grand chose mais s’il tombe sur un défenseur capable de réduire son explosivité, il sera considérablement gêné au scoring et un joueur comme Kawhi Leonard à l’Est aurait le coffre et la puissance pour ce genre de mission. Dans ces moments-là, il aura besoin de ses lieutenants Khris Middleton, Malcolm Brogdon et Eric Bledsoe pour forcer la serrure, chacun en est capable et ils font tous une saison de qualité même si le premier a vu ses responsabilités offensives se réduire par l’émergence du backcourt.

Côté Pacers, pas de superstar, enfin pas en ce moment… Victor Oladipo est toujours à l’infirmerie pour soigner un genou douloureux et a manqué les onze derniers matchs de son équipe, pour un bilan de sept victoires et quatre défaites. Plutôt pas mal pour un groupe sans le moindre All-Star. Nate McMillan s’appuie encore et toujours sur une solide défense, la première de la Ligue aux points encaissés et la troisième au défensive rating. Lors de la dernière victoire, acquise contre Washington, ce sont six joueurs qui ont fini en double-figure, preuve que la balle tourne bien et que les responsabilités offensives sont bien partagées en l’absence du leader Vicky. La force de cette équipe réside également dans son imprévisibilité : Collison, Bogdanovic, Young et finalement Turner ont fini meilleurs scoreurs tour à tour lors des quatre derniers succès obtenus et il est souvent difficile de savoir qui va sortir la grosse performance au bon moment. Pour un mercredi Panzani, préparez-vous à un Doug McDermott, en sortie de banc, à 10/15 à longue distance. On sera très attentif à la performance défensive de Thaddeus Young, vrai bon défenseur au poste 4 qui avait beaucoup gêné le Freak la saison passée : quand on limite Giannis à 33% sur le match, ça mérite quelques mots. En cas de victoire à domicile, Indiana ne compterait qu’une défaite de plus que ses rivaux.

Belle affiche ce soir à Indiana, dans une semaine qui ne manquera pas de chocs puisque dans cinq jours, les Bucks se rendent à Detroit alors que les Pacers vont aller à Philadelphie dès le prochain match. Attention, Toronto pourrait avoir un nouveau dauphin la semaine prochaine et pas forcément celui qu’on attendait. 

Source texte : Indy Cornrows

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top