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Anthony Davis sort sa nouvelle mixtape : 36/19/8/2/2, on cherche encore des survivants dans le camp d’en face

Il fallait vraiment qu’on parle d’Anthony Davis. Parce qu’on aime écrire les mêmes articles tous les trois jours, mais aussi pour le bien de la planète, desfois que quelqu’un mette la main sur un mec capable d’arrêter la bête. Les adjectifs pour qualifier le match d’Anthony Davis cette nuit ? On va attendre la sortie du prochain dictionnaire.

Mais QUI peut bien être capable d’arrêter Anthony Davis, à part Steven Blessure bien sûr. La question vous semble peut-être hâtive, mais elle mérite tout de même d’être posée. Absolument inarrêtable depuis le début de sa carrière saison, AD n’en finit plus d’ajouter des scalps à son palmarès et c’est cette nuit celui des Hornets qui est venu se greffer à la collection. On avait rédigé avant le match une première oraison funèbre pour le pauvre Cody Zeller, vaillant mais… lol, sauf que ce bon vieux Cody n’a même pas daigné faire le déplacement, recroquevillé qu’il était, seul chez lui et dans le noir à l’idée d’affronter la bête. A l’arrivée, pas un seul poste 5 de métier dans le roster des Hornets, de quoi transformer une mixtape annoncée en totale boucherie. Marvin Williams, Willy Hernangomez, Frank Kaminsky et même un reste de Biyombo, voilà pêle-mêle les victimes qui auront été offertes à l’Unibrow. Beaucoup trop peu pour le joueur le plus indéfendable de la Ligue, pas loin de nous lâcher un sans-faute cette nuit…

36 points à 14/19 dont 2/3 du parking, 6/6 aux lancers, 19 rebonds, 8 passes, 2 steals et 2 contres en 37 minutes, sans une goutte de transpiration s’il vous plaît. Courir le 100 mètres en douze secondes balle en main, toucher le plafond sans sauter et shooter comme Ray Allen, tout ça Davis sait le faire, et les honnêtes défenseurs de Charlotte l’ont appris à leur tour cette nuit. Alors on défend à trois sur un seul homme, sauf que dans le même temps les shooteurs s’éclatent dans le désert, sauf que quand Davis fume une clope ses lieutenants de raquette Randle et Mirotoc savent également dominer. L’heure de se rappeler que l’an passé à la même époque le collègue de peinture de Davis s’appelait DeMarcus Cousins, regrets infinis en Louisiane.

Après un 32/16/8/3/3 à Houston en ouverture de la brocante, un 25/20/6 dans une win à Toronto, un 43/17/5 contre les Knicks, un 40/8/8 face à Denver ou un 41/9/2/4 à Mayami, c’est donc une nouvelle démo PEGI 18 offerte par le Sourcil le plus terrifiant du globe, qui s’affirme de plus en plus comme un candidat VRAIMENT crédible dans la course au MVP, tranquillement calé entre Giannis Antetokounmpo, Stephen Durant et Carmelo Anthony. Car au rayon des joueurs indéfendables Tonio squatte bien la première place du podium, tout en gardant ses Pels en vie dans une drôle de Conférence Ouest. de près, de loin et même de l’extérieur du stade, la NBA ne peut cette saison encore qu’assister impuissante à la moisson statistique du ‘Brow, qui continue chaque soir d’inventer de nouveaux code-barres et de nouveaux tatouages pour ses victimes.

On ne change pas une équipe qui gagne, mais il faudra penser à remettre des cartouches d’encre dans l’imprimante. Parce qu’il n’y a pas à chier, quand Anthony Davis joue, c’est non seulement une défense qui pleure mais c’est aussi toute une industrie qui fleurit. Des chiffres et des lettres version NBA, avec deux lettres seulement, mais tellement plus de chiffres.

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