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Ray Allen analyse la façon dont LeBron James va s’adapter à ces Lakers : « Il va devoir se réinventer »

Ray Allen LeBron James

Ray Allen l’analyste, ancien coéquipier du King, décortique son évolution au cours de sa carrière.

Source : BleacherReport

On en a beaucoup parlé ces derniers temps, car avec son intronisation au Hall of Fame, Ray Allen a fait les gros titres et a été interrogé sur de nombreux sujets. En tant qu’ancien coéquipier de LeBron James à Miami, dont la science du jeu notamment off-ball est reconnue, il est donc particulièrement bien placé pour évoquer la façon dont le King va devoir s’adapter à la façon dont sont construits les nouveaux Lakers.

Adversaires féroces lorsque RayRay formait le Big Three des Celtics alors que LeBron portait à bout de bras les Cavs, puis quand le King est parti rejoindre Dwayne Wade et Chris Bosh au Heat pour un Big Three encore plus monstrueux, les deux hommes finissent par s’associer à partir de 2012. Et avec réussite puisqu’ils joueront deux Finales et en remporteront une, grâce au shoot légendaire de Jesus, qui n’a peut être jamais aussi bien porté son surnom que par cet exploit. A l’époque, le Heat présentait une armada de shooteurs articulés autour du Big Three, LeBron et Wade assurant la création et Bosh alternant scoring intérieur et extérieur. Car le LeBron version Heat est un monstre physique qui concentre toute l’attention de la défense poste bas, avec un fade-away létal et une domination athlétique lui permettant de rouler sur la plupart des défenseurs, assorti d’une belle panoplie de moves en post-up. Sans n’avoir rien perdu de ses qualités de rouleau compresseur en pénétration, ça donne une bête qui démonte méticuleusement la défense adverse, aussi capable de s’écarter du parking à l’occasion avec efficacité. Avec D-Wade qui le soulage à la création par ses pénétrations chaloupées, ses floaters et une superbe connexion entre les deux hommes, et les Chalmers, Lewis, Battier, Cole, Miller, voir Bosh, et du coup Ray Allen, qui attendent patiemment que le ballon arrive dans leurs mains pour dégainer du parking, c’est une version de LeBron en scoreur intérieur ultra efficace, focalisant la défense sur lui mais pouvant aussi se reposer sur d’autres joueurs. C’est d’ailleurs ce que dit RayRay, interviewé au Dan Patrick Show.

« Même LeBron James va devoir se réinventer. Quand j’étais avec lui à Miami, il avait plein de gars autour de lui capables de faire plusieurs choses différentes. Il n’avait pas besoin de toujours porter l’équipe.

Mais Wade vieillissant, ce style devient alors caricatural, et c’est ce que l’on retrouve du côté des Cavs, où LeBron est moins tourné vers le scoring intérieur mais monopolise totalement le jeu, à l’exception de Kyrie Irving, qui reprend un rôle à la Wade, mais en plus porté sur l’isolation. En gros les Cavs c’est LeBron, des shooteurs et un électron libre, et roulez jeunesse, toujours selon les mots du néo Hall of Famer.

« C’était différent à Cleveland, il avait besoin de shooteurs. »

Kevin Love doit se contenter d’écarter le jeu en restant planté derrière la ligne à 3 points, et ce style aura raison de Kyrie qui prétend à avoir plus d’importance dans le système. Son départ accentue encore plus la monopolisation du ballon par le King, dont l’effectif bâti certes autour de shooteurs manque clairement de talent. La défaite en Finales en juin dernier sonne le glas de ce style de jeu et de cet effectif, LeBron rejoint les Lakers dont le roster est totalement différent de ce que LBJ a connu, et c’est ce qui intéresse le meilleur shooteur du parking de l’histoire.

« Là, à L.A., il n’y a pas tant de shooteurs donc comment vont-ils s’adapter ? Lance Stephenson et Rajon Rondo ont tous les deux besoin de la balle. Est-ce qu’il va déléguer des responsabilités dans la création et développer un aspect plus ‘spot-up’ shooteur ? Ou est-ce que ce sont eux qui vont le faire ? Ce sera intéressant à suivre. »

C’est véritablement la question qui pèse sur L.A au regard du recrutement, des choix faits par le front office. Autant de manieurs de ballons autour de LeBron, c’est du jamais vu. Surtout qu’au choix entre Rajon Rondo, Lonzo Ball, Lance Stephenson et l’Élu, il vaut sans doute mieux laisser tirer Born Ready ou James plutôt que les deux autres peintres en BTP. Un LeBron déchargé du ballon capable de s’insérer dans un rôle de shooteur ? Pourquoi pas, au fil des années il a su développer un shoot du parking efficace (34,4% en carrière mais 36,7% la saison dernière) et même si c’est difficile à croire, il vieillit, à 33 ans bientôt 34, il faut aussi qu’il évolue afin de continuer à rester aussi performant en se fatiguant moins à monopoliser la gonfle. C’est envisageable voir même très probable, ce qui donnerait un LeBron finisseur et moins créateur,  profitant des décalages créés par les excellents passeurs autour de lui pour bénéficier de shoots ouverts ou de paniers faciles.

Lorsqu’il s’agit de parler de basket, c’est toujours un plaisir d’avoir le point de vue d’une des légendes de ce jeu, surtout d’un érudit comme Ray Allen, qui a analysé, décortiqué tous les aspects du jeu, notamment off-ball, afin de parfaire le sien, qui est un modèle du genre. Connaissant de plus l’animal LeBron James, il soulève une interrogation passionnante sur l’évolution du style de ce dernier dans sa nouvelle équipe, dont on a hâte d’avoir la réponse ! 

 Source : Slam

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