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Alexey Shved a refusé les avances de quatre franchises NBA : la gâchette veut rester à Moscou… ou faire monter sa cote ?

Alexey Shved

Alexey Shved sous un jersey NBA ? Deuxième expérience à venir.

Source image : YouTube/Minnesota Timberwolves

Le contingent russe en NBA est très faible ces dernières années, depuis la retraite d’Andrei Kirilenko, et les départs de Sasha Kaun et Sergueï Karassev en 2016. Ne reste que Timofey Mozgov, balancé de franchise en franchise depuis quelques temps, actuellement à Orlando. Le meilleur joueur de la mère patrie, Alexey Shved, a été approché cet été pour y revenir. Mais il a refusé. S’agit-il d’une volonté de rester dans son club du Khimki Moscou, ou d’une manière de faire monter sa cote outre-Atlantique ?

Alexey Shved, la fine gâchette russe, a quitté la NBA à la fin de l’exercice 2014-15. Son passage dans la Grande Ligue aura duré trois ans, et n’a pas été éclatant. Après avoir passé deux ans dans le Minnesota, sans arriver à exploser, il a connu trois franchises (Philadelphie, Houston et New York) lors de sa troisième année, à la fin de laquelle il est retourné à Moscou. Ses statistiques de 7,4 points, 2 rebonds et 2,5 passes de moyenne, en 18 minutes par rencontre sur 182 matchs sont faméliques pour un joueur qui domine à ce point en Europe, en Euroligue. Réputé fort shooteur, ses pourcentages au tir étaient en berne, à hauteur de 36,9% au global, dont un laid 30,6% du parking. Son passage aux Etats-Unis n’a donc pas été une réussite. Pourtant, on connaît le potentiel du joueur de 29 ans, et il s’exprime bien sur le Vieux Continent. La saison passée, avec Moscou, il tournait à 21,8 points, 2,6 prises et 5,2 caviars par rencontre, le tout en 32,2 minutes de moyenne, alors qu’il connaît les pires pourcentages (40,7%, et 33% à trois points) de sa carrière en Europe. Apparemment, cela n’empêche pas quelques écuries de NBA de s’intéresser à la gâchette moscovite, pour essayer de le rapatrier aux Etats-Unis. C’est en tout cas ce qu’a confié son agent, Obrad Fimic, dans une interview accordée au journal russe Izvestia.

« Chaque été, des équipes NBA sont intéressées par Shved. Cet été, les Pelicans, les Timberwolves, les Grizzlies et les Suns ont essayé de signer le joueur. La meilleure offre était autour de quatre millions pour la saison prochaine. On nous a également offert deux contrats au minimum salarial. On a dit aux équipes NBA que nous cherchions un contrat pour une seule saison, mais les offres ne nous ont pas satisfait. Les GM de NBA doivent comprendre que Shved n’a pas besoin de prouver quoi que ce soit à qui que ce soit. Il a déjà montré toutes ses capacités en ayant joué trois saisons en NBA. Il a été invité pour jouer au All-Star Weekend (dans le rookie game), à New York il tournait à 15 points de moyenne par match. Le prix du contrat de Shved devrait être deux fois plus élevé que ce qui lui a été offert. […] En 2019-20, Shved sera sous contrat avec le Khimki, mais nous considérerons de manière encore plus attentive les offres provenant de la NBA. Cela a été dit que l’été prochain, les équipes NBA auront plus d’argent à offrir. »

C’est un petit rigolo, ce Obrad Fimic. Au vu de sa manière de parler, il doit se croire dans un film(ic). Prétendre qu’Alexey Shved a tourné à 15 points de moyenne avec les Knicks n’est pas complètement faux, mais il faut voir le contexte. 14,8 points, 4,6 rebonds et 3,6 passes en 26,4 minutes, c’est plus que convenable, certes. Par contre, c’est certain que c’est plus simple de poser de tels chiffres en fin de saison délicate (pour ne pas dire pourrie), avec seulement 17 victoires pour 65 défaites pour New York. Ensuite, mettre 14,8 points par match en prenant 11,3 shoots de moyenne, rien d’incroyable. Entre gâchette et croqueur, la frontière est fine. Au-delà de ce détail statistique, celui qu’on surnomme Slim Shady (à cause de ses minces 84 kilos pour 1m98) outre-atlantique a en effet reçu quatre offres cet été. A quatre millions l’année, cela aurait pu être une belle opportunité pour Alex. Mais non, les ambitions salariales sont à la hausse du côté du Russe et de son agent. On peut les comprendre, au vu de l’explosion du salary cap l’an dernier, et de la hausse encore à venir. D’autant que lorsqu’on voit le salaire de son compatriote Mozgov (16 millions de dollars cette année), on conçoit les envies de Shved et de son agent. Mais il ne faut pas oublier que pépèr(ov) va bientôt avoir 30 ans, et que d’aligner la monnaie pour un trentenaire, ce n’est pas si simple, sauf quand on s’appelle Houston (coucou Chris). Malgré tout, la patience pourrait finir par payer pour le joueur de Moscou. S’il est très performant cette saison en club, sa côte pourrait encore monter, et il pourrait pigeonner une franchise pour toucher une petit pactole (suivez notre regard vers le Barclays Center). En dollar ou en rouble, Mikhaïl Prokhorov pourrait bien payer pour pouvoir kiffer d’avoir un enfant du pays dans sa franchise.

S’il se sent sans doute bien dans la capitale russe, on sait qu’Alexey Shved a envie de retenter l’expérience aux Etats-Unis. Peut-être est-ce du bluff, peut-être aurait-il dû accepter les quatre millions sur un an d’une de ces quatre franchises. L’avenir lui donnera tort, ou raison, on ne le saura pas avant l’été prochain. Mais attention Slim Shady, l’horloge tourne (dam dam deo), et il ne faudrait pas jouer trop longtemps à la roulette russe pour ne pas rater le dernier wagon direction NBA. C’est un pari risqué que prend l’arrière de 29 ans, qui pourrait bien voir ses rêves d’Amérique se renfermer comme la plus petite des matriochka insérée dans ses congénères. 

Source texte : Izvestia 

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