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Bilan de saison 2018, version Kings : on avance, on avance, doucement mais sûrement

De'Aaron Fox
Source image : YouTube

Reconstruction oblige, on n’attendait pas non plus des masses de la part des Kings. De la jeunesse, certes, des vétérans pour les entourer, certes, mais une jungle trop hostile pour envisager quoi que ce soit de sérieux aussi tôt dans le projet. Que s’est-il passé à Sacramento cette saison ? On fait le bilan.

Ce que TrashTalk avait annoncé :

Nouvelle édition de « eh, pas mal les pronos sur TrashTalk« , cette fois dédiée aux copains de la capitale californienne. L’annonce était simple, on partait sur 28 victoires pour 54 défaites et les Kings ont validé 27 victoires pour 55 défaites. Mais le plus fun, c’était probablement cette phrase collée mot pour mot dans la preview de la Division Pacifique : « Erreur de calendrier qui permet aux Kings de s’imposer à la maison face aux Warriors, deux ou trois pépites dans le money time face aux Clippers et le tour est joué. » Finalement, Sacramento s’est imposé deux fois chez les Warriors et Blake Griffin a tué les Kings dans le money-time. Ouais, quand on veut on est pas mauvais en projections.

Ce qui s’est vraiment passé :

Ce qu’on ne pouvait pas prévoir, par contre, c’était l’espèce de bordel qui entourait le dossier George Hill. Pour le reste ? On était dans les clous, notamment les montagnes russes au niveau des résultats, puisqu’il allait y avoir trop de hauts et de bas entre les soirées fun liées aux jeunes et les soirées badantes liées à leur inexpérience. Naviguant dans cette régulière sans trop faire de bruit, les Kings ont en fait réussi quelque chose d’assez remarquable et reposant cette saison : la finir sans qu’on se foute de leur gueule. Peu de victoires, certes, mais peu de faits divers non plus. Une première saison sans DeMarcus Cousins qui fait pas mal de bien au niveau des maux de crânes. Enfin bon, après, on n’est jamais à l’abris d’un Zach Randolph gaulé avec 800 tonnes de ganja…

L’image de la saison :

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Clutch tout au long de la saison, De’Aaron Fox a été évidemment la pépite régalant les fans de Sacramento d’octobre à avril. Parfois fou-fou et donc capable du meilleur comme du pire, le dragster formé à Kentucky a cependant envoyé un message fort quant à son identité personnelle : Monsieur se bat, chaque soir, jusqu’à la dernière seconde. Comme sur ce putback magistral envoyé à Miami, offrant la victoire aux Kings alors que c’était tendu en Floride. Cette image est belle, isolée, mais elle est surtout le symbole d’un gamin qui en veut, et qui pousse cette franchise à être confiante et culottée dans le money-time.

On ne l’attendait pas, il a cartonné : Frank Mason III

Disons qu’on ne l’attendait pas, dans l’effectif de Sacramento, à ce niveau et avec ces responsabilités. Merveilleux à Kansas l’an passé, FMIII était attendu par la fanbase des Jayhawks et quelques observateurs des Kings. Back-up à la mène ? Oui, pourquoi pas, mais un peu petit avec ses 183 centimètres sous la toise. On se demandait donc si Frank allait pouvoir se dépatouiller en NBA avec un tel gabarit et dans une franchise bancale, et finalement, la séduction est totale. Couillu, confiant balle en main, doué et proposant cette douce balance entre improvisation et contrôle, le nain a montré qu’il avait sa place, potentiellement, chez les grands. En tout cas, lui et Fox représentent un axe ultra-intéressant à développer sur le poste 1. C’est pas All-Star, mais ça rassure tous les soirs.

On l’attendait au taquet, et il a abusé : Skal Labissiere

Peut-on lui en vouloir ? Pas totalement. Blessé à l’épaule, envoyé ici ou là en G-League, Skal a été clairement gêné par ces aléas qui empêchent n’importe quel joueur de cartonner. Mais même lorsqu’il a été rappelé par les Kings et a pu contribuer, on n’a pas eu le même thrill que l’an dernier sur des séquences de jeu prometteuses. Des soirées excitantes, qu’on ne se trompe pas, il y en a eu (coucou les Knicks), par contre pour des moyennes qui stagnent et un temps de jeu qui a à peine évolué, pas top. Labissiere est censé rouler sur la concurrence, à son poste, chez les Kings. C’est à lui de le montrer dès la saison prochaine, sous peine de finir avec une étiquette de joueur surdoué mais irrégulier. Allez, au boulot, car ça en vaut clairement l’effort.

La vidéo de la saison :

Il fallait bien qu’on parle de Vince Carter, au moins une fois. L’ovation à la sortie de son dernier match à domicile, ou bien cette mixtape face aux Cavs qui faisait passer Vinsanity pour un adolescent ? Bonheur ultime de voir la légende briller encore une fois et donner le sourire à ses fans, le vétéran continuant à briller par sa capacité à s’ajuster et à guider les plus jeunes. On aurait pu prendre d’autres grands moments, mais cette soirée était juste magique à vivre en direct. Half man, half amazing.

Ce qui va bientôt se passer :

Avec un gentil petit pick de Draft et un été plutôt calme (quoique) à venir, les Kings vont pouvoir passer une étape que les fans n’ont peut être pas connu depuis un bail : développer les jeunes, dans le calme, et construire un minimum d’identité. Il y a le talent sur place, il y a un coach qui connaît son groupe, tout ce qu’il faut c’est bosser et prendre chaque semaine avec autant de patience que de détermination. On n’est jamais à l’abris d’un Vlade Divac qui pète un plomb et réalise un move controversé, mais la base est bien là et les fans vont pouvoir se régaler en voyant les petiots s’exhiber en Summer League.

Pour une première année complète sans DeMarcus Cousins, les Kings ont connu de grands moments, hauts comme bas. C’était attendu, par contre la suite va demander encore plus d’efforts et de discipline. Avec des joueurs capables et un minimum de stabilité, la franchise de Sacramento peut-elle développer des pépites et monter dans la hiérarchie de l’Ouest ? Il le faudra, sous peine de retomber dans la boîte à punchlines.

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