Timberwolves

Karl-Anthony Towns explose le record des Wolves : 56 points contre Atlanta, le chat a bouffé du moineau !

Karl-Anthony Towns
Source image : @NBA

Difficile de faire meilleure image que celle d’un chat bouffant littéralement des moineaux en ce milieu de semaine. Frustré et déterminé à l’emporter devant son public, Karl-Anthony Towns a pris feu et profité de la soirée pour battre un record personnel, celui de sa franchise au passage.

Peut-être était-ce une question de fierté. Ou bien peut-être était-ce de la faute des Grizzlies. Un peu des deux ? De l’énervement ? Un coup de pied au cul filé par ses proches ? Quoi qu’il en soit, ce qui a motivé le phénomène des Wolves devra être gardé secret, car cela a drôlement bien marché pour la franchise du Minnesota. Rappelons le contexte, car il a sa place dans l’explication d’une telle mixtape envoyée au Target Center cette nuit. Samedi, Towns mangeait tarif de la part des Sixers et sa matchup avec Joel Embiid ne se terminait malheureusement pas à son avantage. Crevé, l’intérieur rentrait au bercail et devait affronter Memphis, un match aisé sur le papier n’est-ce pas ? Et paf, une défaite de merde supplémentaire, celle-ci étant encore plus savoureuse puisqu’elle était à la mez et en se rapprochant dangereusement de la sortie du Top 8 à l’Ouest. Sans Jimmy Butler et avec l’obligation de se rattraper face aux Hawks, Charles-Antoine ne pouvait pas gaffer. Il devait dominer, dominer, dominer. Laisser aucune chance à Atlanta, malgré la combativité des hommes de Mike Budenholzer, qui continuaient à dérouler leur basket sans chercher à hisser le drapeau blanc. Mauvaise idée, peut-être bien, tant le KAT a arrosé cette nuit. Déjà chaud en tout début de rencontre, le All-Star ne lâcha pas le steak de la partie et continua son orgie.

Pourtant, il n’y avait pas de sensation de « croquage » dans la performance de Towns. Il faut dire qu’en face, on laissait les espaces bien larges pour que le type prenne son pied. Pull-up à trois-points en commençant avec un parfait 5/5 du parking, petit hook dans la raquette quand les plots d’Atlanta le laissaient prendre position, Karl-Anthony variait avec du dunk en transition, du shoot mi-distance de velours, et tout ça nous menait à un joli petit total car avec 26 points à la pause et la quarantaine tapée en ouverture de dernier quart, on pouvait assister à un potentiel record. Potentiel validé. Mo Williams et ses 52 points peuvent se rhabiller, Towns a tapé la barre des 56 en étant d’une propreté folle. Seulement 13 shoots loupés sur 32 tentés, la quasi-perfection à distance (6/8) comme aux lancers (12/15), quand vous cumulez tout ça vous tombez sur la nuit la plus embrasée de la jeune carrière du joueur. Le plus impressionnant ? C’est que le garçon était dans sa bulle, dans sa tête, loin des célébrations et autres foutaises du genre. Le record des Wolves qui tombe sur un trois-points sans hésitation, tête baissée et trottinade jusqu’en défense. C’est seulement au buzzer, lorsque la victoire était en poche, que Towns lâchait enfin un sourire, son sourire. Franc, satisfait, soulagé de ne pas avoir laissé les siens tomber.

Et si la carrière de Karl-Anthony Towns promet d’être longue, elle a déjà marqué l’histoire des Timberwolves en seulement 3 ans. Record de franchise, record personnel, 56 points et un vrai message envoyé à ses coéquipiers : on ira en Playoffs, quitte à ce que j’en plante 50 tous les soirs.

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