Cavaliers

Les Cavs s’en sortent face aux Bulls : 119-112, LeBron James s’est énervé mais le carton est jaune foncé

On attendait des Cavs un peu plus concernés après la vieille soirée offerte trois jours auparavant face au Magic. Malheureusement il n’en aura rien été, et les finalistes 2017 s’en sont une fois de plus remis à leur homme providentiel pour venir à bout des Bulls. Oui oui, Cleveland en a bel et bien chié pour taper Chicago…

Première constatation à l’entre-deux, la farce Jose Calderon est terminée, le staff des Cavs ayant sans doute compris qu’il était impossible en 2017 d’évoluer avec un tel moustique à la mène. Peu de solutions donc pour Tyronn Lue, et c’est finalement un cinq un peu révolutionnaire qui entamera la rencontre, avec LeBron James… à la mène. Bah ouais mamène, à la mène. Pas une idée forcément honteuse d’ailleurs, le King ayant prouvé à plusieurs reprises qu’il était capable d’être le meilleur joueur de la Ligue à quasiment tous les postes, et ls deux trois caviars exceptionnels lâchés cette nuit par le chauve ne vont pas nous faire mentir. C’est donc avec un 5 LeBron-Gérard-Crowder-Love-Tristan que les Cavs attaquent ce match face aux Bulls, sorte de PSG-Carquefou à la sauce NBA, ce genre de match déséquilibré dont on aime vanter le fait que l’attaquant d’en face est également plombier dans la vie. Sauf que les plombiers des Bulls… vont rentrer dans le match d’une manière beaucoup plus intense que Zlatan and co., et que la réussite va de surcroît venir récompenser l’intensité mise par les Bulls et punir des Cavs qui ne connaissent que trop rarement ce mot depuis le début de saison. Lauri Markkanen en tête (3/3 du parking d’Helsinki au premier quart, premier joueur EVER à rentrer dix triples sur ses trois premiers matchs NBA), les hommes d’un Fred Hoiberg choqué vont arroser de partout et mener 38-28 après douze minutes, ne laissant (avaient-ils le choix ?) que LeBron James ou presque scorer pour Cleveland. On aura d’ailleurs aperçu à plusieurs reprises le ballon vomir en passant de mains en mains en début de match, le « spectacle » ne devenant meilleur qu’à l’entrée du second unit, emmené aujourd’hui par un bon Jeff Green, un très bon Dwyane Wade et un Kyle Korver comme souvent parfait derrière la ligne.

Sauf que tout ça ne suffit pas, sauf que les victimes annoncées jouent crânement leur chance et continuent d’enfiler les paniers comme des perles. La mi-temps est atteint sur le score de… 68 à 65 pour les Bulls, dans un océan de j’men foutisme défensif à peine masqué par la facilité de LeBron à tenir son équipe dans les clous malgré la performance indigne de ses coéquipiers. Un gros passage à vide spirituel qui sera fort heureusement pallié en deuxième mi-temps, notamment au début d’un dernier quart lors duquel les Cavs augmenteront enfin leur intensité défensive, mettant en lumière les difficultés évidentes de leur faible adversaire du jour. Car rendons hommage à ces Bulls qui auront joué leur chance et qui auront fait semblant d’y croire, mais quand un écran de Cristiano Felicio énerve LeBron James, pas sûr que les 25 points de Justin Holiday ne puisse y faire quelque chose…

A l’arrivée une victoire étriquée, encore heureux, mais ce sentiment étrange d’une équipe qui joue au ralenti, à moins qu’elle n’en bave réellement à ce point. Pas trop envie d’y croire d’ailleurs, ce roster ayant déjà démontré à maintes reprises qu’il était capable de mettre le verrou quand il le fallait. Le problème ? C’est que cela arrive de moins en moins. Va falloir se bouger les gars, il ne faudrait pas que LeBron James nous fasse une Eric Bledsoe. Parce que lorsque l’on voit ce qu’a proposé Cleveland cette huit durant quarante bonnes minutes, on en connaît un qui pourrait bientôt tweeter son seum.

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