Pistons

Stanley Johnson pète un câble : « Ce serait bien que LeBron parle quand y’a 0-0, pas à +16… »

Tout va parfaitement bien dans ce début de série entre Cavs et Pistons, avec deux victoires de Cleveland mais un paquet de séquences musclées et des déclarations dans tous les sens. Le dernier à se jeter à l’eau ? Notre rookie survitaminé, Stanley Jay.

On a vu Marcus Morris s’en prendre aux arbitres. On a vu Stan Van Gundy en faire de même. On a vu Reggie Jackson se prendre une technique et même LeBron répondre aux commentaires de certains adversaires. Mais même s’il est évident que la plupart du blabla vient d’en face plutôt que côté Cavs, ces retrouvailles entre Pistons et Cleveland ont ressorti de bonnes vieilles traditions du basket de l’Est, avec de l’intensité de chaque minutes et des coups bas à tous les étages. Ce mercredi, on a notamment vu LBJ annoncer aux arbitres qu’il allait défoncer Marcus Morris après un coude de l’ailier dans les côtes du cyborg, des termes lus mot pour mot sur les lèvres de ce dernier lorsque la caméra zoomait sur lui. Mais si ce n’était que Momo, on aurait pu laisser passer ça pour un simple détail. Non, après avoir vu Stanley Johnson lui sortir quelques perles après le Game 1 -en mode ok c’est parti on va se chauffer sur le terrain- Bron a accueilli le rookie avec un bon gros coup d’épaule dans le premier quart, ce qui a encore plus chauffé le produit formé à Arizona. Malheureusement pour ce dernier, c’est bien Cleveland qui est reparti avec la victoire, sauf qu’en sortie de match Stanley s’est tout simplement défoulé devant les micros…

Il arrête pas de baragouiner, il parle tout le temps. Leur équipe entière d’ailleurs, un peu comme leurs cheerleaders sur le banc. Dès qu’on arrive dans le corner à côté d’eux, ils arrêtent pas de parler, comme s’ils jouaient au basket et étaient sur le terrain. Y’en a que 7 ou 8 qui jouent chez eux, donc je vois même pas pourquoi les autres l’ouvrent. Ils devraient être dans les gradins, si vous voulez mon avis. […] Ce serait bien que LeBron parle lorsqu’il y a 0-0, pas lorsqu’il a 16 points d’avance. Je suis dans sa tête, c’est sûr et certain. Il va devoir lasser ses chaussures tous les soirs car je vais bien lasser mes chaussures tous les soirs.

Avoir confiance, c’est bueno. Provoquer la colère d’un des meilleurs joueurs au monde, ça l’est un peu moins. On adore Johnson pour sa ténacité défensive, son culot et cette attitude old-school qui lui va si bien à Detroit. Mais ce qu’il faudrait éviter, c’est que le mode encore tranquille de LeBron soit changé pour la version juin en plein premier tour, le genre de matos que les Pistons n’arriveraient pas à gérer, déjà que les Cavs mènent 2 à 0 dans la série. Statistiquement parlant, les paroles de Stanley sont encore plus fun, dans le sens où lorsqu’il défendait sur James, l’ailier tourne à 80% de réussite au tir. Mais tout ça, non seulement on n’en a rien à foutre, Stan Van Gundy doit penser la même chose. Ce n’est pas un hasard s’il est tombé amoureux du pitbull formé dans l’Arizona : SJ est un garçon qui n’a peur de personne, et ira devant chaque challenge les bras ouverts, quitte à y laisser son corps. De plus, on ne dit jamais non à un gamin qui souhaite mettre un peu d’ambiance pendant les Playoffs, surtout depuis que les ‘rivalités’ sont devenues ultra-soft avec les années.

On n’attend donc qu’une chose : le Game 3, évidemment, au Palace ! Inutile de préciser que la réponse de LeBron est attendue, que ce soit sur comme en dehors des terrains. Après un tel pétard devant sa baraque, le prochain match risque d’être chaud-bouillant…


Source : ESPN

Source image : Sportingnews

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