One-on-One

Profil Draft 2015 : Karl Anthony-Towns, le must du must en passe de se muter en Loup ?!

Alors que Jahlil Okafor a longtemps animé les prévisions quant au premier choix à ravir le soir de la Draft, Karl-Anthony Towns, gaillard du New Jersey, a gagné en considération au fil de l’année et s’impose à présent comme le réel n°1 de cette cuvée. Présentation des forces et des faiblesses de l’ancien taulier des Wildcats de Kentucky, histoire de clore la marche sur notre analyse des futurs rookies de la Grande Ligue, attendus dès le premier tour jeudi soir. Allons-y !

> Âge : 19 ans. Né le même jour que Sasha Pavlovic. Soit…

> Position : Ailier-fort/Pivot. Ce sera à sa guise.

> Equipe : Kentucky Wildcats. Une seule défaite sur toute la saison, celle de trop face à Frank Kaminsky et la fac de Wisconsin.

> Taille : 213 centimètres. Pas mal du tout !

> Poids : 113 kilos. Un grec ou une pizza supplément viande hachée ne lui ferait pas de mal de temps à autre.

> Envergure : 222 centimètres. Crâneur, va !

> Statistiques 2015 : 10,3 points à 56,6 % au tir, 6,7 rebonds, 2,3 contres et 1,1 passe de moyenne en 39 matches universitaires.

> Comparaison : David Robinson. Mais avant que d’obtenir le grade d’ « Amiral », il devra d’abord jouer les « Moussaillons ».

> Prévision TrashTalk : 1ère ou deuxième place sauf WTF total aux sommets de la Draft.

Qualités principales

# Un volume de jeu très intéressant pour son âge

Aligné aux côtés de son binôme Willie Cauley-Stein par John Calipari, les deux noms composés les plus en vogue en NCAA cette saison ont réalisé un chantier gargantuesque, protégeant leur raquette coûte que coûte face aux assauts d’hordes d’ennemis qui voulaient absolument les faire chuter de leur piédestal. Si WCS devrait être drafté plus loin, le « K.A.T », quant à lui, est considéré comme le point d’ancrage, la pierre angulaire de cette réussite combinée pour leur ancienne équipe. Et pour cause, Karl-Anthony Towns a prouvé qu’il savait tout faire – ou presque – sur un parquet ! Lecture de jeu, courses en transition, shoot à mi-distance, adresse aux lancers-francs (81,3 % !), domination sous les arceaux : rien ne semble lui échapper tant il est parvenu à bluffer, victoire écrasante après victoire écrasante, ses contemporains au cours de l’exercice 2014/2015. Du très très solide, ça ne fait plus aucun doute…!

# Une défense en acier trempé, coucou Wolverine

Si en attaque il accomplit déjà quelques miracles, c’est bel et bien dans le registre défensif que le bonhomme excelle en tout point. Le bougre contrôle efficacement les switches sur pick-n-roll, use de ses longs segments pour scotcher ou renvoyer au deuxième rang de la salle les tentatives adverses, se démène comme un enragé aux rebonds offensifs comme défensifs et montre l’exemple sur l’intensité collective à suivre par et pour l’ensemble de son groupe qui se met alors au diapason, plus que jamais dans le rythme. Une fois le rebond capté par ses soins, tout s’enclenche aussi sec à l’autre extrémité du terrain et si la contre-attaque foire, le mister est à l’origine du replis défensif instigué tout aussi rapidement. En d’autres termes, voilà une bête furieuse qui ne rechigne pas le moins du monde à faire les efforts nécessaires pour garder son cercle inviolé, peu importe les tempêtes ou si le momentum tourne en sa défaveur. Ambiance « Vous ne passerez pas ! », comme le vocifère Gandalf Le Gris dans les Mines de Moria face au Balrog… Eh oui, c’est un mec comme ça, le Karl-Anthony.

Défauts majeurs

# Régularité, quand tu ne le tiens pas…

En parallèle de toutes les louanges qu’il ne cesse de recevoir, il fallait bien lui trouver quelques points négatifs, tout de même. Ainsi, on regrette quelque peu une monotonie latente dans ses moves ballon en main qui pourraient rapidement devenir prévisibles. Une optimisation dans ce registre d’ici les deux prochaines années saurait apporter encore plus de poids à son dossier déjà bien fourni. Egalement, et cela vaut pour tout joueur ambitieux, taffer son tir extérieur serait une plus-value non négligeable qui ravirait son futur coach dans l’élite. Quand les défenses vont barricader l’accès à la peinture, artiller depuis le périmètre ou initier un pump-fake des familles et finir le mouvement en dribbles-dunk furieux fera à coup sûr son petit effet. En outre, vu sa corpulence et la façon dont il en tire profit, l’initiative d’améliorer ses combinaisons le rendrait tout bonnement injouable. Définitivement…

# Doucement sur l’émotivité

A voir s’il pourra effacer ce trait de caractère car ce ne sera pas chose aisée. Vocal et impulsif, KAT ne possède pas encore la sérénité et la maturité nécessaires pour lui permettre de renverser cette rage brute qui est la sienne à son avantage, dès lors qu’il traverse une période de doute, jonchée d’obstacles en tout genre. Souvent, il lui arrive d’en faire trop défensivement, de vouloir contrer à tout-va, d’écoper de fautes inutiles et largement évitables, autant d’éléments qui peuvent l’amener à quitter le terrain contre son gré avant la fin du temps réglementaire. Des décisions hâtives qui pourraient foutre son escouade dans la mouise et qui, dans le pire des cas de figure, l’étiquetterait comme étant un bad boy sanguin et casse-pieds aux yeux des arbitres qui ne manqueraient pas de lui siffler un passage en force alors que ses appuis ne peuvent pas être mieux placés au sol. Bref, pas de panique, cela devrait s’arranger avec le temps mais gare à ne pas trop se faire subjuguer par ses émotions. Beaucoup de pression, toujours plus d’attentes le hanteront très bientôt alors attention cher Karl-Anthony…

Conclusion

Salutations, toi, le très probable futur n°1 de Draft ! Si les Minnesota Timberwolves ne devraient maintenant plus tergiverser outre mesure à en faire l’un des piliers de leur reconstruction d’ores et déjà actée, l’ancien Wildcat aurait toute liberté pour faire valoir ses qualités athlétiques aux côtés d’Andrew Wiggins. Encadré par un Kevin Garnett avide de remplir consciencieusement son nouveau rôle d’éducateur spécialisé, Karl-Anthony Towns ne devrait pas tarder à croquer son expérience NBA à peines dents, sans laisser la moindre miette aux concurrents juvéniles de sa classe. Choix n°1 ou n°2 ? Verdict jeudi soir !

Source image : Getty Images

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