Grizzlies

Bilan de saison 2015, version Grizzlies : l’échec de trop pour Marc Gasol, ou on y retourne ?

Et de cinq. Une cinquième saison bouclée à la mi-mai pour ces Grizzlies qui n’arrivent toujours pas à accéder à la marche supérieure. Comment aborder la suite, cet été notamment, en gardant la tête haute ? Réponse tout de suite avec le bilan de leur saison.

Ce que TrashTalk avait annoncé

Bingo. Autant les résultats de saison régulière n’ont pas été parfaitement respectés grâce aux 5 petites victoires de plus signées par rapport aux prévisions (ici), autant le finish a été assuré avec les félicitations du jury : demi-finales au max, avec ce petit quelque chose qui leur manque pour passer. Comme d’habitude nous dirait Sardou. J’en ai marre nous répondra Alizée. La guitare d’Elvis a tendance à résonner dans le Tennessee, cependant on n’est pas loin de leur filer notre came nationale quand on voit cette nouvelle campagne bourrée d’optimisme, finalement terminée un poil trop tôt. Une histoire de bracket ou un jeu encore trop juste offensivement ? Chacun ses pistes de réflexion.

Ce qui s’est vraiment passé

Un début de saison magique en dominant l’Ouest, allant même taper Golden State à la casa alors que les types sont étaient invincibles, un transfert intelligent sur le papier en ramenant Jeff Green à Memphis, personne ne peut toucher Marc Gasol et les Grizzlies déroulent dans leur terrible division. Seul petit problème, c’est une des meilleures de ces 20 dernières années, le classement final étant ultra-important pour la suite des aventures. Ainsi, les dernières semaines de régulière proposent un coup de mou incompréhensible et leur place de leader se jouer avec Houston. Un pile ou face qui ne tournera pas à l’avantage des hommes de Dave Joerger, eux qui terrassent certes de faibles Blazers en apéro mais tombent ensuite sur l’ogre californien. L’exploit est à portée de main, les Grizzlies l’emportant à l’Oracle alors que personne n’en est sorti vivant, mais toujours et encore ce foutu mais… Le karma y met du sien, Tony Allen et Mike Conley se blessent, les Warriors se concentrent et finissent par démolir leur adversaire : trois défaites de suite alors que Zibo et ses copines jouaient à la maison pour mener 3-1 dans cette série. Les vacances, encore trop tôt, cet été plus ou moins stressant avec le cas Marc Gasol, mais surtout ce scénario qu’on ne semble pouvoir changer à Memphis. Belle régulière, grosse défense, croyance collective, puis un gros prout en Playoffs.

L’image de la saison

Mike Conley

Sublime de détermination et de leadership, serrant les dents pour pousser les siens, Conley aura malheureusement été trop court avec ses copains.

On ne l’attendait pas, il a cartonné : Beno Udrih

Loin de nous l’envie de faire du meneur slovène une Rolls Royce humaine qui a défoncé la compétition d’octobre à mai, mais force est de constater que le vétéran a ressuscité du côté de Memphis et toutes les étoiles se sont alignées pour lui. Premièrement, débarquer l’an dernier après avoir perdu toute foi en ses capacités suite à un passage par les Knicks. Deuxièmement, obtenir les clés du second cinq en faisant souffler Conley et en ayant tout ce qu’il faut sur le terrain : un grand avec lequel rouler (Koufos), un sniper sur le côté (Carter) et la confiance de son entraîneur. Troisièmement, profiter de la ‘défense’ d’un certain Damian Lillard pour se faire plaisir en Playoffs. Et enfin dernièrement, avoir Nick Calathes comme concurrent. Le mix idéal pour se refaire une santé, Beno qui triple toutes ses statistiques après avoir touché le fond de la piscine à New York. Y’a pas à dire, ça fait plaisir.

On l’attendait au taquet, il a abusé : Jeff Green

Toujours aussi peu confiant et irrégulier dans ses performances, l’ailier au potentiel affolant a encore une fois fait pleurer ses fans en offrant un très beau mélange fait de panique et de n’importe quoi. Débarquant à Memphis en milieu de saison après avoir planté 18 points de moyenne en 33 minutes à Boston, Jeff a dû mal à s’intégrer et ses statistiques régressent alors que le temps de jeu est plus ou moins équivalent (13 points en 30 minutes). Bien évidemment, il y a un système à respecter et Green a un rôle différent chez les Grizzlies, mais on n’a aucun souci à aller toquer à la porte de Chris Wallace (GM de la franchise) et lui demander ce que cette addition devait représenter pour son équipe. Un bon boost offensif, une vraie polyvalence défensive, du talent à en vomir et ce ‘petit plus’ qui pourrait faire la différence en Playoffs. Oui, et bien non : 9 points de moyenne en 25 minutes contre Portland, 9 points de moyenne en 28 minutes contre Golden State. Le tout en passant de 43% à 33% de réussite au tir, le petit plus se transforme en bon gros moins et Memphis termine sa saison comme les précédentes. En vacances plus tôt que prévu. Merci Jeff !

La vidéo de la saison

Jeff Green se foire, Memphis se prend un karma-shot dans la face.

Ce qui va bientôt se passer

Vous le savez tous, il y a un intérieur robuste et velu qui pourrait partir cet été puisqu’il est libre. En effet, Kosta Koufos a terminé son contrat. Comment ça, Marc Gasol aussi ? Le tronc d’arbre espagnol fait saliver environ 30 franchises actuellement, sachant qu’il pourra obtenir tout ce qu’il veut cet été. Entre lui et Jeff Green qui possède une petite Player Option des familles, probablement renégociée avec la franchise, c’est peu dire si on va ranger la guitare et sortir la flûte de pan dans le Tennessee. Au-delà de ces quelques points d’interrogations, c’est le calme plat. Personne ne touche à Dave Joerger, tout le monde est sous contrat et le public en a marre de regarder les autres jouer en juin. Moralité : le grand Marc a le destin de sa franchise devant lui, il décidera ce qu’il souhaite en faire au mois de juillet…

Source image : USA Today

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